Réfugiés kurdes : libérations en série, 61 demandes d'asile

Par TF1 News (Avec agence), le 24 janvier 2010 à 17h56 , mis à jour le 24 janvier 2010 à 19h11

Placés en centres de rétention dans différentes villes, ils étaient sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés qui ont notamment été rejetés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention à Nîmes et Rennes.

Migrants recueillis sur une plage corse et se disant Kurdes de Syrie (23 janvier 2010)Migrants recueillis sur une plage corse et se disant Kurdes de Syrie (23 janvier 2010) © TF1/LCI

La situation évolue pour les réfugiés kurdes de Syrie, retrouvés vendredi en Corse, transférés ensuite en centre de rétention et désormais sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Douze d'entre eux, qui avaient été transférés à Nîmes, ont été remis en liberté dimanche par le juge des libertés et des détentions. Une décision suivie par le juge de Rennes où 11 réfugiés ont été également libérés.

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  • 124 clandestins kurdes débarqués sur une plage corse

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  • Corse : les réfugiés pris en charge, un bateau suspect repéré

    Le bateau soupçonné d'avoir abandonné 124 réfugiés sur une plage en Corse du sud "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a déclaré Eric Besson.

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  • 124 réfugiés retrouvés sur une plage corse

    Ces 124 personnes, qui seraient originaires du Proche-Orient et du Maghreb, ont été découvert vendredi matin après avoir été débarqué sur une plage proche de Bonifacio (Corse du sud).

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  • L'avenir des "boat people" de Corse se joue aujourd'hui

    Placés en centres de rétention à Toulouse, Nîmes, Marseille, Lyon et Rennes, ils sont sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés examinés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention.

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Plus d'infos

Les douze personnes libérées à Nîmes faisaient partie d'un groupe de 63 réfugiés. Selon le délégué régional de la Cimade à Nîmes, Jean-Paul Nunez, le juge a notamment motivé sa décision par l'absence de pièces de procédure justifiant une reconduite à la frontière, soulignant également que celle-ci contrevenait aux conventions internationales sur les droits des réfugiés.

Visa temporaire

De fait, des requêtes en annulation des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière pris à l'encontre des migrants recueillis près de Bonifacio devaient être examinées tout au long de la journée par les divers juges de la liberté et de la détention. Ces réfugiés clandestins ont été transférés à Toulouse, Nîmes, Marseille, Lyon et Rennes. A priori, la décision des différents juges devrait être la même dans toutes les villes où les réfugiés ont été transférés.

Par ailleurs, 61 de ces clandestins (sur 81 adultes) découverts en Corse ont "d'ores et déjà choisi de demander l'asile", a indiqué dimanche le ministre de l'Immigration Eric Besson. Cette demande d'asile donne de fait le droit à un visa temporaire pour le requérant. "Face à des situations d'urgence, la protection des personnes prime sur le pointillisme procédural", a ajouté le ministre, en réponse aux critiques sur le transfèrement en centre de rétention administrative (CRA) des clandestins se disant Kurdes de Syrie découverts vendredi matin sur une plage en Corse.

123 et non 124 migrants

Le ministère précise que le nombre de ces migrants est de 123 et non 124, comme annoncé précédemment, l'un d'eux ayant d'abord été compté deux fois. Eric Besson qualifie les procédures administratives de "très mal adaptées à l'arrivée massive, concentrée et exceptionnelle de migrants en situation irrégulière". "Ceux qui reprochent à l'Etat de ne pas avoir respecté (ces procédures) devraient comprendre qu'il était impossible d'amener en quelques heures à la pointe sud de la Corse des dizaines d'interprètes, d'avocats, de médecins et de trouver sur place un local de rétention administrative respectant l'ensemble des normes en vigueur", ajoute Eric Besson.

"Les personnes qui déposeront une demande d'asile en préfecture verront cette demande instruite par l'Ofpra (l'Office français de protection des réfugiés et apatrides) en procédure normale et non pas en procédure accélérée comme le prétendent certains commentateurs", selon le ministre. "Ceux qui n'auront pas obtenu l'asile et qui auront refusé toute proposition d'aide au retour volontaire ont vocation à être reconduits dans leur pays d'origine", indique-t-il.

 
 
 

Par TF1 News (Avec agence) le 24 janvier 2010 à 17:56
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14 Commentaires

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  • monia75, le 25/01/2010 à 20h59

    Avec de tels procédés, cela donne envie de voter FN !

  • belialgoth, le 24/01/2010 à 21h57

    Mais oui, cardff, les dirigeants français sont "généreux" et "accueillants"... avec l'argent du contribuable! Ca suffit, je vote Marine!

  • helvien, le 24/01/2010 à 21h23

    Ca c'est formidable. Si vous êtes jugés à Paris, Lyon, Marseille ou ailleurs pour la même infraction, le jugement sera différent. Dans le cas présent tous les juges sont du même avis. Pas bizarre ça?

  • lachtidu60, le 24/01/2010 à 21h14

    Tout à fait d'accord avec vni26 ! on se moque de nous !

  • commissairejuve, le 24/01/2010 à 21h13

    C'est les passeurs qui se frottent les mains maintenant !!!!!

  • christian.b, le 24/01/2010 à 20h31

    Combien la semaine prochaine?....

  • silverfox06, le 24/01/2010 à 20h22

    Et comment voulez-vous que le français qui travaille et paye ses impôts n'ait pas mal où je pense ce soir ?

  • cardff, le 24/01/2010 à 20h15

    Les Français sont "généreux" et "accueillants" ... ???????, OUIIIIIIIiiiiiiiiii il suffit de vous lire........

  • deadpool59, le 24/01/2010 à 20h11

    Il n'y a pas de boulot pour nous, alors NON!

  • dubois-du-10, le 24/01/2010 à 20h10

    C'est pas grave, c'est le contribuable qui va payer, et Le Pen lui se frotte déjà les mains.

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