© AFP/J-C.VERHAEGENUn dispositif policier important avait justement été mis en place près d'un commissariat de Woippy, en Moselle, au lendemain de l'accident de trois jeunes qui circulaient en scooter mardi soir alors qu'ils tentaient d'échapper à un contrôle de police près de Metz. Une marche silencieuse qui était organisée en leur hommage a dégénéré. Et les gendarmes mobiles positionnés près du commissariat ont été caillassés à l'issue de la manifestation qui a réuni quelque 200 personnes, a constaté un journaliste de l'AFP. Lors de ces incidents, qui ont débuté vers 21h dans le quartier du Roi, une zone urbaine sensible (ZUS) de Woippy, une cabine téléphonique a été saccagée près d'un commissariat et des palettes, des poubelles et au moins deux voitures ont été incendiés.
Accident de Woippy : un des jeunes blessés accuse la police
L'un des deux jeunes grièvement blessés dans une course-poursuite avec des policiers municipaux en janvier à Woippy, en Moselle, a accusé jeudi les fonctionnaires d'avoir "fait tomber" le scooter volé sur lequel il se trouvait, causant la mort du conducteur.
Publié le 01/04/2010
Drame de Woippy : état stationnaire pour les 2 blessés
Selon le procureur de Metz, les deux jeunes, grièvement blessés mercredi après une course-poursuite avec des policiers municipaux, ont été mis sous assistance respiratoire et leur pronostic vital semble toujours engagé.
Publié le 21/01/2010
Poursuivis par la police à 3 sur un scooter : un mort, 2 hospitalisés
Un jeune a été tué et deux jeunes ont été gravement blessés dans ce dramatique accident qui a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Woippy, en Moselle.
Publié le 20/01/2010
Course-poursuite mortelle : appel au calme et thèse de l'accident
Trois jeunes qui circulaient en scooter mardi soir ont été victimes d'un accident alors qu'ils tentaient d'échapper à un contrôle de police près de Metz. L'un est mort, les deux autres sont gravement blessés.
Publié le 20/01/2010
Woippy : accident mortel après une course-poursuite
Trois jeunes qui circulaient en scooter mardi soir ont été victimes d'un accident alors qu'ils tentaient d'échapper à un contrôle de police près de Metz. L'un est mort, les deux autres sont gravement blessés.
Publié le 20/01/2010
Vers 21h30, le quartier était privé d'éclairage public et plongé dans le noir, tandis que les gens se penchaient aux fenêtres des immeubles. Les sapeurs-pompiers ont tenté d'intervenir mais ils ont dû rebrousser chemin face, semble-t-il, à la colère des manifestants. Les services d'incendie et la police n'intervenaient "pas pour l'instant car nous risquons de tomber dans un guet-apens", avait même déclaré à l'AFP un responsable policier dans le dispositif. Des habitants criaient tandis que de l'habitacle de plusieurs voitures stationnées alentour s'échappaient des flots tonitruants de rap. Des policiers anti-émeutes étaient disposés en nombre aux abords d'un commissariat. Le préfet de la Moselle et de la Région Lorraine Bernard Niquet était sur place.
Finalement, peu avant 23h, une cinquantaine de policiers et de gendarmes mobiles aidés par des chiens ont dispersé les attroupements dans le quartier du Roi. L'opération de maintien de l'ordre a duré une vingtaine de minutes, dans une rue de la cité où des voitures incendiées venaient d'être éteintes. Pendant cette opération, où ils ont utilisé des flashballs, les policiers ont été victimes de jets de pierres.
"On nous les a tués"
Les 200 personnes qui participaient à la marche s'étaient rendues peu avant en cortège à l'endroit où l'accident s'est produit dans la nuit de mardi à mercredi. L'un d'eux est mort, tandis que les deux autres ont été gravement blessés et se trouvaient toujours mercredi en fin d'après-midi entre la vie et la mort. En tête du cortège, on pouvait lire sur une banderole blanche : "Hommage à Malek, espoir pour Josua et Nabil" et à l'endroit de l'accident, plusieurs bouquets avaient été disposés et des cierges allumés.
Au cours de cette manifestation, qui s'est déroulée sans présence policière, les familles ont laissé éclater leur douleur : "On nous les a tués", a crié la mère de Malek, devant les journalistes. "On ne veut plus des ‘cow-boys municipaux'", a renchéri son père. La mère de Malek a également indiqué avoir déposé plainte contre les policiers qui ont tenté d'interpeler les trois jeunes gens.
"Pas de choc entre le scooter et la voiture de police"
Pourtant, le procureur a relaté la scène qui serait un accident de la route sans contact avec le véhicule de police alors que les jeunes ne portaient pas de casques, roulaient sans papiers en allant vite sur un scooter volé non éclairé... "Les policiers -qui ont été placés en garde à vue pour les nécessités de l'enquête- ont entamé le suivi du scooter qui a pris la fuite en empruntant un sens interdit, dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance. Quelque 800 mètres après le début de ce 'suivi' -le procureur a refusé d'employer le terme de "poursuite"-, les passagers du deux-roues ont perdu le contrôle de leur machine dans un virage". Violemment projetés sur la chaussée, "ils ont percuté le trottoir" et un lampadaire, a-t-il ajouté. L'un des trois jeunes est mort sur le coup d'un enfoncement de la boîte crânienne en dépit des soins intensifs que lui ont apportés les sapeurs-pompiers.
"Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a encore relaté le procureur. "L'état des deux véhicules, qui ont été saisis pour être expertisés, semble corroborer cette version", a-t-il expliqué. Il a annoncé qu'il allait faire procéder à des investigations "extrêmement minutieuses". "Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données pour ce type d'intervention", selon le député-maire (UMP) de Woippy, agglomération d'environ 15.000 habitants située à la bordure Nord de Metz. "Ils ont mis en marche leur gyrophare mais n'ont pas pris de risques inconsidérés en tentant d'interpeller" les trois jeunes, a affirmé l'élu.
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