Image d'archives © TF1Il s'agit vraisemblablement d'un nouveau déni de grossesse. Une enquête pour double infanticide a été ouverte après la découverte, en milieu de semaine dernière, des corps sans vie de deux nouveau-nés, des jumelles, cachés dans un sac poubelle au domicile d'un couple vivant à Cublac, en Corrèze, a indiqué lundi une source judiciaire. Les autopsies des deux corps n'ont pas permis de déterminer la cause de la mort des bébés.
La mère, elle, n'a toujours pu être entendue par les enquêteurs, selon la même source. Hospitalisée, "elle n'a donné, depuis le 6 janvier, strictement aucune explication. On n'a pas pu lui soutirer trois mots. Elle se partage entre le service gynéco et psychologique", selon une source judiciaire. Pour le parquet de Brive-la-Gaillarde, "il s'agit d'une nouvelle affaire de déni de grossesse. Personne dans l'entourage de la jeune femme, âgée d'une trentaine d'années, ne se doutait qu'elle était enceinte, ni même son mari". Et la femme, qui était proche du terme, "n'a pas fait de déclaration de grossesse".
Nées viables ?
L'alerte a été donnée mercredi dernier par l'hôpital de Brive où la femme avait été admise, victime d'une hémorragie après avoir semble-t-il juste accouché. Une perquisition au domicile du couple, et en présence du compagnon, avait permis de retrouver les cadavres placés dans un sac poubelle dans la cour de la maison à Cublac, à une trentaine de km à l'ouest de Brive, selon une source judiciaire. Le mari, qui "a semble-t-il tout découvert à l'occasion de l'hospitalisation de sa femme", ne devrait pas être inquiété.
Reste à savoir si les enfants étaient viables au moment de la naissance. Aucune trace de coups n'a "a priori" été décelées sur les corps, selon le parquet. "Une simple privation de soins, des soins inappropriés ou le délaissement peut provoquer la mort", selon la même source. "On enquête sur un double infanticide, mais il faut en apporter initialement la preuve. Il faut que les médecins se prononcent pour nous dire si les enfants étaient viables et vivants à la naissance, sinon on reste sur un accouchement de deux enfants morts-nés." Des circonstances qui devront être éclaircies à partir d'analyses toxicologiques et anatomopathologiques et à partir de l'audition de la mère. "Elle n'a donné, depuis le 6 janvier, strictement aucune explication. On n'a pas pu lui soutirer trois mots. Elle se partage entre le service gynéco et psychologique", a-t-on précisé de source judiciaire. Le couple, qui n'était pas connu des services sociaux, a deux autres enfants.
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