Quelques-uns des 124 migrants débarqués sur une plage corse (22 janvier 2010) © TF1/LCILa mystérieuse odyssée de 124 réfugiés clandestins se disant Kurdes de Syrie débarqués sur une plage corse s'est poursuivie samedi avec leur transfèrement sur le continent et la suite de l'enquête judiciaire pour tenter de mettre au jour l'organisation de ce trafic d'êtres humains.
Réfugiés kurdes: nouvelles libérations, demandes d'asile à suivre
Au total plus de 70 des 123 clandestins découverts vendredi sur une plage corse et envoyés dans des centres de rétention de Lyon ont été remis en liberté depuis dimanche.
Publié le 25/01/2010
Un clandestin kurde sur deux serait toujours expulsable
Selon l'association Cimade, qui leur prête assistance juridique, 63 des clandestins qui ont débarqué en Corse font toujours l'objet d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. En cause, des problèmes logistiques.
Publié le 26/01/2010
Remises en liberté en série pour les réfugiés kurdes
Au moins 43 réfugiés, qui avaient déposé des recours contre les arrêtés d'expulsion pris à leur encontre et les conditions de leur placement en centres de rétention administrative, ont été libérés sur décision de justice.
Publié le 24/01/2010
Réfugiés kurdes : libérations en série, 61 demandes d'asile
Placés en centres de rétention dans différentes villes, ils étaient sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés qui ont notamment été rejetés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention à Nîmes et Rennes.
Publié le 24/01/2010
L'avenir des "boat people" de Corse se joue aujourd'hui
Placés en centres de rétention à Toulouse, Nîmes, Marseille, Lyon et Rennes, ils sont sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés examinés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention.
Publié le 24/01/2010
124 réfugiés retrouvés sur une plage corse
Ces 124 personnes, qui seraient originaires du Proche-Orient et du Maghreb, ont été découvert vendredi matin après avoir été débarqué sur une plage proche de Bonifacio (Corse du sud).
Publié le 22/01/2010
Corse : les réfugiés pris en charge, un bateau suspect repéré
Le bateau soupçonné d'avoir abandonné 124 réfugiés sur une plage en Corse du sud "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a déclaré Eric Besson.
Publié le 22/01/2010
Les "boat people" de Corse acheminés sur le continent
Le groupe de 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes, et 38 enfants, a quitté samedi le gymnase de Bonifacio pour une base de l'armée de l'air. Direction : des centres de rétention sur le continent.
Publié le 23/01/2010
Des centaines de clandestins retrouvés sur une plage corse
124 réfugiés disant être des Kurdes en provenance de Syrie ont été découverts vendredi sur une plage de Corse, où ils semblent avoir été débarqués par un passeur.
Publié le 22/01/2010
"Les routes empruntées par les migrants s'adaptent sans arrêt"
Jean-François Dubost, responsable Migrants et Réfugiés chez Amnesty International, n'est pas surpris par l'arrivée de migrants en Corse.
Publié le 22/01/2010
Aflux d'émigrants : l'Espagne et l'Italie particulièrement concernés
Régulièrement, des candidats à l'immigration meurent en tentant la périlleuse traversée depuis les côtes africaines vers l'Europe. L'Espagne et surtout l'Italie sont les pays les plus touchés.
Publié le 22/01/2010
Quel avenir pour les réfugiés kurdes ?
Les 124 réfugiés débarqués dans la nuit de jeudi à vendredi sur une plage du sud de la Corse ont été transférés dans la journée vers 6 centres de rétention administrative du continent. Tous réclament l'asile mais leur demande a peu de chance d'aboutir.
Publié le 23/01/2010
Les 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants ont quitté samedi Bonifacio (Corse-du-Sud) où ils étaient hébergés depuis la veille dans un gymnase pour être transférés sur le continent depuis la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse). Soixante d'entre eux doivent être "répartis sur un ensemble de centres de rétention administrative (Cra) dans le sud où les familles et les enfants en bas âge peuvent être accueillis", a dit le préfet de Corse, Stéphane Bouillon. Des clandestins sont d'ores et déjà arrivés au Cra de Lyon, à Marseille, Toulouse, Nîmes et Rennes. Un dernier groupe d'une dizaine de personnes a par ailleurs quitté vers 20 heures samedi la Corse pour une destination encore inconnue.
Ligue des droits de l'homme
Le ministère de l'Immigration a indiqué que chacun "bénéficiera d'une évaluation individuelle de sa situation" et "des services d'un interprète, d'une visite médicale, d'une information sur les dispositifs d'aide au retour volontaire et d'une assistance juridique". Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a appelé à "s'assurer que toutes les personnes" puissent demander l'asile et bénéficier d'un "examen complet et équitable" de leur situation. Selon le maire socialiste de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, l'évacuation s'est effectuée calmement, certains hommes ayant seulement résisté quelques minutes avant de quitter le gymnase. Insistant pour ne pas être séparés, les hommes avaient refusé de s'alimenter vendredi soir, exigeant notamment l'intervention de la Ligue des droits de l'homme (LDH). Le représentant en Corse de la LDH, André Paccou, a déploré que le droit d'asile ne leur ait pas été proposé en Corse. Le préfet de Corse a indiqué toutefois que les clandestins pouvaient demander l'asile en France.
Il s'agissait de la première arrivée en Corse d'un groupe aussi important de clandestins, comme cela se passe fréquemment en Italie, Espagne, Grèce et à Malte. Concernant l'enquête judiciaire, le procureur de la République d'Ajaccio, Thomas Pison, a déclaré que les 80 adultes entendus comme témoins ont affirmé être partis de Syrie pour aller en camion jusqu'en Tunisie d'où ils auraient embarqué à bord d'un cargo pour la Corse, alors qu'ils souhaitaient aller en Scandinavie. Le préfet de Corse a qualifié à ce titre d'"étonnant" le parcours des clandestins, "compte tenu du nombre de pays à traverser et de la difficulté de franchissement de certaines frontières".
Surveillance renforcée
Soulignant qu'il existe "beaucoup de zones d'ombre", le procureur a quant à lui indiqué que les clandestins avaient payé de 2.500 à 10.000 euros par personne à des passeurs en Tunisie. Il a par ailleurs ajouté que la France avait demandé l'assistance pénale des autorités judiciaires italiennes qui ont effectué des investigations dans leurs eaux territoriales. Un cargo battant pavillon russe ou ukrainien serait recherché. Il a enfin annoncé que le gouvernement avait demandé à la Marine, aux douanes et à la gendarmerie de renforcer la surveillance du rivage.
Le ministère de l'Immigration a en outre indiqué, à la mi-journée, qu'un deuxième bateau susceptible d'avoir débarqué ces clandestins en Corse a été identifié et était samedi en cours de vérification. Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, et le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, ont exclu que la Corse devienne comme l'île italienne de Lampedusa une destination pour les candidats à l'immigration, le ministre proposant un sommet européen sur la question.
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