L'Université de Perpignan en deuil

Par TF1 News (avec agences), le 14 janvier 2010 à 08h12 , mis à jour le 14 janvier 2010 à 08h39

Au lendemain du meurtre d'une secrétaire par un étudiant chinois qui présentait, semble-t-il, des troubles du comportement, cours et examens sont suspendus. Les étudiants ont toutefois été conviés à une réunion.

Devant l'Université de Perpignan, après le meurtre d'une secrétaire (13 janvier 2010)Devant l'Université de Perpignan, après le meurtre d'une secrétaire (13 janvier 2010) © TF1/LCI

Enseignements et examens ont été suspendus à l'Université de Perpignan, après l'équipée sanglante d'un étudiant chinois de 26 ans, qui a tué mercredi une secrétaire et blessé trois autres personnes à coups de couteau. "L'université ne ferme pas", a toutefois précisé le président de l'établissement, Jean Benkhelil dans un communiqué, soulignant que les étudiants étaient conviés à une réunion ce jeudi dans un amphithéâtre de l'établissement. "L'Université de Perpignan est en deuil (...) La communauté universitaire et notamment les personnels et étudiants de la faculté des Lettres et Sciences Humaines sont profondément affectés", a-t-il ajouté, rendant hommage à la secrétaire décédée, Sylvie Brazès, 49 ans, qui "était unanimement appréciée de tous et connue pour sa bonne humeur et son dévouement".

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Une cellule de soutien psychologique, mise en place après le drame dans les locaux du service de médecine préventive, continuera à fonctionner pendant plusieurs jours. Une journée de deuil et un moment de recueillement, dont la date sera arrêtée prochainement, sont également prévus.

"Abolition du discernement"

Selon le président de l'université, "l'étudiant, auteur de cet acte odieux, avait été identifié pour son comportement anormal et suivi par le service de médecine préventive de l'université et par le service psychiatrique de l'hôpital de Perpignan". Le meurtrier présumé, originaire de la ville de Shenyang, a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Un psychiatre l'ayant examiné a diagnostiqué une "abolition du discernement". "Donc il n'est pas responsable pénalement", a indiqué dans la soirée le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre Dréno, précisant qu'il devait être "transféré dans la nuit dans un établissement spécialisé".

L'agression s'est produite mercredi en milieu de matinée : la victime, atteinte à la poitrine et à la gorge, est morte à l'hôpital des suites de ses blessures. Entendant des cris venant de la bibliothèque où elle faisait des photocopies, un professeur de sociologie est allé à son secours et a également été poignardé par l'étudiant. Il a été grièvement blessé au visage, aux bras et aux jambes. Un enseignant vacataire a ensuite réussi à désarmer l'agresseur qui a finalement été maîtrisé par des étudiants. "Il semblerait que l'étudiant connaissait la fille de la secrétaire et aurait menacé d'autres étudiants", a indiqué le procureur.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est rendue à l'hôpital au chevet des trois blessés, puis à l'université pour rencontrer "la communauté universitaire en deuil". "C'est un drame épouvantable. C'est un drame de la santé mentale. Je veux comprendre pourquoi ce jeune homme, qui avait été hospitalisé en psychiatrie, était dans l'université (...) Il faut un suivi" entre la médecine de ville et le service médical de l'université, a-t-elle dit.

Par TF1 News (avec agences) le 14 janvier 2010 à 08:12
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5 Commentaires

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  • danou34110, le 14/01/2010 à 17h23

    A jagan42 : je crois que vous avez parfaitement cerné et résumé le problème. L'ennui c'est que ces comportements relevant de la psychiatrie se font de plus en plus fréquents et que les unités de soins adaptées à ces malades étant trop peu nombreuses, leur pénurie va se faire sentir de plus en plus puisque des faits divers analogues se reproduisent régulièrement et le problème devient récurent. A qui incombe la décision de faire construire des établissements adaptés ? Au ministre de la Justice ou à celui de la Santé ? Existe-t-il à un moment quelconque une corrélation entre ces deux ministères ? Je sais que le Préfet à son mot à dire, mais je ne sais pas à quel niveau. Il faudra bien que des mesures soient prises, nous ne pouvons tout de même pas tous nous promener avec des cotes de mailles en prévision d'agressions de fous (ah, non, il ne faut plus dire folie, il faut dire psychose, donc psychosés au lieu de fous mais le correcteur d'orthographe m'a mis du rouge, il ne veut pas).

  • ceyen, le 14/01/2010 à 13h07

    Je ne comprend pas comment un tel individu ait pu avoir accès à cette université alors qu'il était suivi à divers degré notamment en psychiatrie ??? C'est dramatique ... et pour la famille ce doit être invivable. Ne peut on prendre des mesures en amont (troubles du comportement, ce n'est pas rien quand même...) pour éviter de tels drames ? sincères condoléances à la famille et collègues

  • yoyoforum, le 14/01/2010 à 11h12

    Quelle horreur à double titre! Horreur pour ce meurtre (on peut mourir n'importe où et n'importe quand), et horreur pour cette non-responsabilité pénale! Les responsables ne sont-ils pas ceux qui l'ont laissé dehors dans la société?. On aurait dû appliquer la phrase de Roselyne Bachelot (à propos de vaccins), " il vaut mieux en faire trop que pas assez"... Il y a sans doute trop de fous ou assimilés et qu'il n'y a pas assez de places dans les hôpitaux.

  • jagan42, le 14/01/2010 à 10h38

    Bien que je comprenne votre point de vue, il est important de dire que des personnes malades n'ont pas leur place en prison : - d'une, elles ne seraient pas soignées, et c'est ca qui leur permettrait de ne plus faire de mal. La prison, les laisser enfermées, ne servirait strictement à rien. Pire je pense que cela aggraverait leur situation. - de deux, ce serait mettre les autres prisonniers en danger. L'actualité nous a montré à plusieurs reprise des faits divers de prisonniers attaqués par des codétenus reconnus malades. Mon mari travaille en hôpital psy et il faut voir le peu de moyens financier et humain accordés, le nombre de lits qui baisse à vue d'oeil... etc. En France, il existe 4 ou 5 Unité pour Malades Difficiles, donc adaptées au cas présent. Je ne pense pas que cela soit suffisant pour soigner tous les malades dangereux de France. ENtre ceux qui sont relachés dans la nature car pas de place, et ceux qui s'ignorent... Alors oui, cela peut nous arriver n'importe quand à n'importe qui!!! cordialement!

  • marianou33, le 14/01/2010 à 08h31

    Encore un taré connu des services psy mais qui a tué une pauvre femme et blessé d'autres personnes. Il faut combien d'autres victimes de ce genre d'individu pour qu'on arrête de les laisser se ballader en toute impunité ? Est ce que vous vous rendez compte qu'un jour un de vos enfants, votre mari (ou votre femme) peut être agressé de cette façon, et que la justice vous dira : "on ne peut rien y faire, il n'est pas responsable pénalement ". Quelle serait votre réaction ? Pour le coup c'est moi qui deviendrai folle, ça oui !

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