Devant l'Université de Perpignan, après le meurtre d'une secrétaire (13 janvier 2010) © TF1/LCIEnseignements et examens ont été suspendus à l'Université de Perpignan, après l'équipée sanglante d'un étudiant chinois de 26 ans, qui a tué mercredi une secrétaire et blessé trois autres personnes à coups de couteau. "L'université ne ferme pas", a toutefois précisé le président de l'établissement, Jean Benkhelil dans un communiqué, soulignant que les étudiants étaient conviés à une réunion ce jeudi dans un amphithéâtre de l'établissement. "L'Université de Perpignan est en deuil (...) La communauté universitaire et notamment les personnels et étudiants de la faculté des Lettres et Sciences Humaines sont profondément affectés", a-t-il ajouté, rendant hommage à la secrétaire décédée, Sylvie Brazès, 49 ans, qui "était unanimement appréciée de tous et connue pour sa bonne humeur et son dévouement".
Le jeune poignardé est mort, son agresseur présumé interpellé
Le drame serait survenu à la suite d'une dispute entre les deux élèves à propos de la soeur de la victime. L'agresseur présumé arrêté dans la nuit de vendredi à samedi se trouve dans un état "prostré".
Publié le 09/01/2010
Une cellule de soutien psychologique, mise en place après le drame dans les locaux du service de médecine préventive, continuera à fonctionner pendant plusieurs jours. Une journée de deuil et un moment de recueillement, dont la date sera arrêtée prochainement, sont également prévus.
"Abolition du discernement"
Selon le président de l'université, "l'étudiant, auteur de cet acte odieux, avait été identifié pour son comportement anormal et suivi par le service de médecine préventive de l'université et par le service psychiatrique de l'hôpital de Perpignan". Le meurtrier présumé, originaire de la ville de Shenyang, a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Un psychiatre l'ayant examiné a diagnostiqué une "abolition du discernement". "Donc il n'est pas responsable pénalement", a indiqué dans la soirée le procureur de la République de Perpignan, Jean-Pierre Dréno, précisant qu'il devait être "transféré dans la nuit dans un établissement spécialisé".
L'agression s'est produite mercredi en milieu de matinée : la victime, atteinte à la poitrine et à la gorge, est morte à l'hôpital des suites de ses blessures. Entendant des cris venant de la bibliothèque où elle faisait des photocopies, un professeur de sociologie est allé à son secours et a également été poignardé par l'étudiant. Il a été grièvement blessé au visage, aux bras et aux jambes. Un enseignant vacataire a ensuite réussi à désarmer l'agresseur qui a finalement été maîtrisé par des étudiants. "Il semblerait que l'étudiant connaissait la fille de la secrétaire et aurait menacé d'autres étudiants", a indiqué le procureur.
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, s'est rendue à l'hôpital au chevet des trois blessés, puis à l'université pour rencontrer "la communauté universitaire en deuil". "C'est un drame épouvantable. C'est un drame de la santé mentale. Je veux comprendre pourquoi ce jeune homme, qui avait été hospitalisé en psychiatrie, était dans l'université (...) Il faut un suivi" entre la médecine de ville et le service médical de l'université, a-t-elle dit.
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