Quelques-uns des 124 migrants débarqués sur une plage corse (22 janvier 2010) © TF1/LCILes 124 personnes découvertes vendredi sur une plage près de Bonifacio ont quitté samedi matin le gymnase de la ville où elles avaient été installées pour la nuit. "Les évacuations ont eu lieu avant 8 heures et alors que je craignais qu'elles se passent dans des conditions difficiles, tout est rapidement rentré dans l'ordre", a expliqué le maire, Jean-Charles Orsucci. Ces 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes et une handicapée, et 38 enfants dont neuf nourrissons, qui se disent Kurdes venant de Syrie, ont été emmenés à bord d'autocars militaires vers la base aérienne de Ventiseri-Solenzara à environ 80 km de Bonifacio pour être transportées en avion sur le continent vers des centres de rétention.
Réfugiés kurdes: nouvelles libérations, demandes d'asile à suivre
Au total plus de 70 des 123 clandestins découverts vendredi sur une plage corse et envoyés dans des centres de rétention de Lyon ont été remis en liberté depuis dimanche.
Publié le 25/01/2010
Un clandestin kurde sur deux serait toujours expulsable
Selon l'association Cimade, qui leur prête assistance juridique, 63 des clandestins qui ont débarqué en Corse font toujours l'objet d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. En cause, des problèmes logistiques.
Publié le 26/01/2010
Remises en liberté en série pour les réfugiés kurdes
Au moins 43 réfugiés, qui avaient déposé des recours contre les arrêtés d'expulsion pris à leur encontre et les conditions de leur placement en centres de rétention administrative, ont été libérés sur décision de justice.
Publié le 24/01/2010
Réfugiés kurdes : libérations en série, 61 demandes d'asile
Placés en centres de rétention dans différentes villes, ils étaient sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés qui ont notamment été rejetés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention à Nîmes et Rennes.
Publié le 24/01/2010
L'avenir des "boat people" de Corse se joue aujourd'hui
Placés en centres de rétention à Toulouse, Nîmes, Marseille, Lyon et Rennes, ils sont sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés examinés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention.
Publié le 24/01/2010
L'odyssée des "boat people" de Corse se poursuit sur le continent
La totalité des 124 réfugiés clandestins kurdes a quitté samedi la Corse. Ils ont été répartis dans plusieurs centres de rétention sur le continent.
Publié le 23/01/2010
124 réfugiés retrouvés sur une plage corse
Ces 124 personnes, qui seraient originaires du Proche-Orient et du Maghreb, ont été découvert vendredi matin après avoir été débarqué sur une plage proche de Bonifacio (Corse du sud).
Publié le 22/01/2010
Corse : les réfugiés pris en charge, un bateau suspect repéré
Le bateau soupçonné d'avoir abandonné 124 réfugiés sur une plage en Corse du sud "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a déclaré Eric Besson.
Publié le 22/01/2010
Des centaines de clandestins retrouvés sur une plage corse
124 réfugiés disant être des Kurdes en provenance de Syrie ont été découverts vendredi sur une plage de Corse, où ils semblent avoir été débarqués par un passeur.
Publié le 22/01/2010
"Les routes empruntées par les migrants s'adaptent sans arrêt"
Jean-François Dubost, responsable Migrants et Réfugiés chez Amnesty International, n'est pas surpris par l'arrivée de migrants en Corse.
Publié le 22/01/2010
Aflux d'émigrants : l'Espagne et l'Italie particulièrement concernés
Régulièrement, des candidats à l'immigration meurent en tentant la périlleuse traversée depuis les côtes africaines vers l'Europe. L'Espagne et surtout l'Italie sont les pays les plus touchés.
Publié le 22/01/2010
- Que deviennent les 124 migrants de Corse ? - 02 min 16 s
Puis, vers 10h30, un premier groupe d'une soixantaine de personnes a quitté l'île à bord de trois avions. Selon une source proche du dossier, ces réfugiés pourraient être installés dans des CRA de six villes : Marseille et Lyon pour des familles, ainsi que Lille, Nîmes, Rennes et Toulouse.
Un deuxième groupe d'une cinquantaine de réfugiés clandestins a quitté samedi après-midi la base aérienne pour le continent, a indiqué la préfecture de Corse. Ces réfugiés ont été transportés à bord de deux avions de la Sécurité civile pour une destination qui n'a pas été précisée. Un dernier groupe d'une dizaine de personnes doit quitter la Corse en début de soirée, a ajouté la préfecture.
Un bateau suspect repéré
Le ministère d'Eric Besson a fait savoir "qu'à l'arrivée dans ces centres, ces personnes bénéficieront des services d'un interprète, d'une visite médicale, d'une information sur les dispositifs d'aide au retour volontaire et d'une assistance juridique". Il a ajouté dans un communiqué que "chacune de ces personnes bénéficiera d'une évaluation individuelle de sa situation". Egalement interrogé sur l'avenir des réfugiés, le préfet de Corse-du-Sud avait commenté quelques heures auparavant : "La réglementation dit que les personnes qui sont rentrées en séjour irrégulier ont vocation à repartir là d'où elles venaient. Nous devons appliquer la loi en ce domaine".
La France n'avait pas connu un tel débarquement de réfugiés sur ses côtes depuis 2001, quand 900 Kurdes étaient arrivés dans le Var, ce qui a fait dire au ministre de l'Immigration que la situation était quasiment inédite. Les réfugiés ont été pris en charge dans les premières heures suivant leur découverte par la Croix-Rouge. Pour les autorités françaises, "la priorité est de savoir s'il y a pas d'autres personnes en péril", a précisé Eric Besson. Des recherches ont été engagées en mer pour trouver d'éventuelles embarcations dans les environs ou d'éventuelles personnes tombées à l'eau. Les criques de Bonifacio ont été passées au peigne fin. Mais aucune embarcation n'a été retrouvée sur les côtes corses où six hélicoptères et avions et deux vedettes ont été déployés.
Une information judiciaire a en outre été ouverte pour "aide à l'entrée d'étrangers en bande organisée". Eric Besson a annoncé qu'un bateau suspect avait été repéré dans les eaux internationales de la Méditerranée, au large de la Sardaigne. Il a proposé la tenue d'un "sommet de crise" des pays européens concernés par l'immigration clandestine, cet épisode confortant, selon lui, la proposition française de créer un corps de garde-frontières européens : "On ne peut pas laisser la Méditerranée aux mains des filières de la traite des êtres humains". La Corse, a ajouté Eric Besson, "ne peut pas devenir un nouveau Lampedusa", du nom de l'île de Sicile devenue un point d'entrée privilégié pour les immigrés africains irréguliers. D'une part parce que le gouvernement "ne laissera pas faire" et d'autre part parce que la Corse ne semble pas être une voie aisée pour les passeurs, a-t-il estimé.
| Les autorités accusées |
Le transfèrement en centre de rétention administrative des migrants découverts en Corse constitue "une violation des engagements les plus essentiels" de la France, a dénoncé samedi la Ligue des droits de l'Homme. "Les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés", déplore la LDH dans un communiqué cosigné par la fédération internationale des droits de l'Homme et le réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme. "Il ne s'agit pas de "clandestins" vivant en se cachant sur le sol français, mais de réfugiés qui, arrivant sur le territoire de la République, ont le droit absolu, au regard tant de la Constitution française que des conventions internationales, de demander asile", affirment les associations. |
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