Corse : les réfugiés pris en charge, un bateau suspect repéré

Par TF1 News (Avec agence), le 22 janvier 2010 à 16h18 , mis à jour le 22 janvier 2010 à 22h43

Le bateau soupçonné d'avoir abandonné 124 réfugiés sur une plage en Corse du sud "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a déclaré Eric Besson.

[Expiré] [Expiré] Corse réfugiés © AFP

Un bateau soupçonné d'avoir débarqué 124 réfugiés sur les côtes corses a été repéré au large de la Sardaigne, a déclaré vendredi le ministre français de l'Immigration, Eric Besson. Le  bateau soupçonné de les avoir abandonnés "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a dit Eric Besson lors d'une conférence de presse à son ministère. Les autorités italiennes se chargent de contrôler cette embarcation, qui se trouve dans les eaux internationales, a-t-il précisé. Selon le ministre, le groupe est composé de 57 hommes, 29 femmes et 38 enfants, tous dépourvus de documents d'identité. "Ces personnes déclarent pour certaines être des Kurdes en provenance de Syrie, pour d'autres en provenance du Maghreb", a-t-il dit depuis Paris.

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"Sommet de crise"

Selon M. Besson, les naufragés doivent être transférés dans les 48 heures vers des lieux d'hébergement plus adaptés. Il a indiqué que la situation serait examinée "au cas par cas", refusant de parler d'une éventuelle reconduite aux frontières. Une centaine de policiers, gendarmes et pompiers entouraient le gymnase. Des renforts de traducteurs en kurde et arabe étaient attendus tandis que dix spécialistes de l'Office central de répression de l'immigration irrégulière devaient arriver de Paris.

Au-delà des recherches en cours, le ministre a proposé la tenue d'un "sommet de crise" des pays européens concernés par l'immigration clandestine, cet épisode confortant, selon lui, la proposition française de créer un corps de garde-frontières européens. "Ces événements démontrent une fois de plus l'urgence absolue pour l'Union européenne de renforcer la surveillance de ses frontières extérieures", a-t-il déclaré. "On ne peut pas laisser la Méditerranée aux mains des filières de la traite des êtres humains".

Recherche en mer

La Corse, a ajouté Eric Besson, "ne peut pas devenir un nouveau Lampedusa", du nom de l'île de Sicile devenue un point d'entrée privilégié pour les immigrés africains irréguliers. D'une part parce que le gouvernement "ne laissera pas faire" et d'autre part parce que la Corse ne semble pas être une voie aisée pour les passeurs, a-t-il estimé. Une information judiciaire a été ouverte pour "aide à l'entrée d'étrangers en bande organisée".

Les 124 réfugiés ont été découverts dans la matinée sur une plage corse, où ils semblent avoir été débarqués par un passeur. Pour les autorités françaises, "la priorité est de savoir s'il y a pas d'autres personnes en péril", a dit le ministre, ajoutant que moyens importants avaient été déployés pour vérifier qu'il n'y avait aucun autre réfugié sur les côtes corses ou en péril quelque part en mer. Quatre hélicoptères, deux avions Falcon et deux vedettes ont été mobilisés. Un patrouilleur venu du port de Toulon était attendu sur zone dans la soirée.

Par TF1 News (Avec agence) le 22 janvier 2010 à 16:18
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2 Commentaires

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  • tcaut, le 23/01/2010 à 01h32

    Vous et moi , enfin si vous avez la chance de bossez, moi je bosse donc je fais casquer.....

  • ah.ben.bravo, le 22/01/2010 à 21h44

    Euh une question toute bete... Qui c'est qui va encore payer ???

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