Migrants recueillis sur une plage corse et se disant Kurdes de Syrie (23 janvier 2010) © TF1/LCIRéfugiés kurdes: nouvelles libérations, demandes d'asile à suivre
Au total plus de 70 des 123 clandestins découverts vendredi sur une plage corse et envoyés dans des centres de rétention de Lyon ont été remis en liberté depuis dimanche.
Publié le 25/01/2010
Les clandestins kurdes trahis par leurs portables ?
Alors que plusieurs versions ont été livrées par les réfugiés, la police va faire analyser les données de leurs téléphones saisis. Grâce à la géolocalisation, il sera possible de retracer leur périple au Proche-Orient et en Méditerranée.
Publié le 27/01/2010
Un clandestin kurde sur deux serait toujours expulsable
Selon l'association Cimade, qui leur prête assistance juridique, 63 des clandestins qui ont débarqué en Corse font toujours l'objet d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. En cause, des problèmes logistiques.
Publié le 26/01/2010
L'odyssée des "boat people" de Corse se poursuit sur le continent
La totalité des 124 réfugiés clandestins kurdes a quitté samedi la Corse. Ils ont été répartis dans plusieurs centres de rétention sur le continent.
Publié le 23/01/2010
Les "boat people" de Corse acheminés sur le continent
Le groupe de 57 hommes, 29 femmes dont cinq enceintes, et 38 enfants, a quitté samedi le gymnase de Bonifacio pour une base de l'armée de l'air. Direction : des centres de rétention sur le continent.
Publié le 23/01/2010
124 clandestins kurdes débarqués sur une plage corse
Le bateau soupçonné d'avoir abandonné les réfugiés sur une plage en Corse du sud a déjà été repéré : il s'agirait d'un navire russe ou ukrainien.
Publié le 22/01/2010
Corse : les réfugiés pris en charge, un bateau suspect repéré
Le bateau soupçonné d'avoir abandonné 124 réfugiés sur une plage en Corse du sud "fait d'ores et déjà l'objet d'une surveillance particulière au large de la Sardaigne", a déclaré Eric Besson.
Publié le 22/01/2010
124 réfugiés retrouvés sur une plage corse
Ces 124 personnes, qui seraient originaires du Proche-Orient et du Maghreb, ont été découvert vendredi matin après avoir été débarqué sur une plage proche de Bonifacio (Corse du sud).
Publié le 22/01/2010
L'avenir des "boat people" de Corse se joue aujourd'hui
Placés en centres de rétention à Toulouse, Nîmes, Marseille, Lyon et Rennes, ils sont sous le coup d'arrêtés de reconduite à la frontière. Des arrêtés examinés ce dimanche par les juges de la liberté et de la détention.
Publié le 24/01/2010
Réfugiés kurdes : libérations en série
Plusieurs dizaines de clandestins découverts en Corse, sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, ont été remis en liberté dimanche par les juges des libertés et des détentions de Nîmes et Rennes.
Publié le 24/01/2010
Réfugiés kurdes : le point sur la situation
L'avenir des réfugiés kurdes découverts vendredi matin sur une plage de Corse se jouait ce dimanche devant les tribunaux. Les requêtes en annulation des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière étaient examinées tout au long de la journée.
Publié le 24/01/2010
Le procureur de Nîmes, Robert Gelli, a indiqué que "pour l'instant, il ne se dirigeait pas vers un appel" de la décision du JLD. De son côté, la préfecture du Gard a indiqué qu'elle allait mettre à disposition des réfugiés libérés des chambres d'hôtel dans la ville et assurer leur prise en charge avec le concours de la Croix-Rouge. A Lyon, les dix clandestins détenus au CRA de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry comparaîtront lundi matin devant le JLD. Même chose à Toulouse pour les 19 clandestins retenus au CRA de Cornebarrieu. Il appartiendra ensuite aux tribunaux administratifs de statuer définitivement la légalité des arrêtés de reconduite à la frontière pris par le préfet de Corse du Sud. Les décisions des JLD ont été accueillies avec satisfaction par les associations d'aide aux réfugiés qui avaient toutes dénoncé la procédure appliquée par les autorités françaises et notamment le placement immédiat des Kurdes en CRA, susceptibles de limiter leur possibilité de déposer un dossier de demande d'asile dans les cinq jours. "On est dans une logique de traitement d'exception des étrangers", avait ainsi dénoncé Jean-Paul Nunez, délégué régional de la Cimade à Nîmes.
61 demande d'asile
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a répondu dimanche à ces critiques affirmant que leurs auteurs "devraient comprendre qu'il était impossible d'amener en quelques heures à la pointe sud de la Corse des dizaines d'interprètes, d'avocats, de médecins et de trouver sur place un local de rétention administrative respectant l'ensemble des normes en vigueur". Soulignant que "61 des 81 adultes ont d'ores et déjà choisi de demander l'asile" et qu'ils "verront cette demande instruite par l'Ofpra (l'Office français de protection des réfugiés et apatrides) en procédure normale", le ministre de l'Immigration a souligné que "face à des situations d'urgence, la protection des personnes prime sur le pointillisme procédural".
Lundi matin sur Europe 1, Eric Besson a encore assuré que "l'État a essayé de faire face à une situation complexe et inattendue". Le ministre a dessiné l'alternative pour les migrants - obtention du statut de réfugié, retour volontaire ou reconduite dans le pays d'origine - et annoncé un arsenal plus répressif contre les filières d'immigration clandestine. "Je veux essayer de clarifier les compétences entre le juge administratif et le juge judiciaire en matière de rétention, pour l'instant il y a un enchevêtrement", a-t-il expliqué. "Les droits de la personne seront strictement protégés, simplement on va mettre de l'ordre."
Embarqués sur un ferry, dans un camion ?
L'enquête du parquet d'Ajaccio s'est elle poursuivie avec des vérifications sur un navire ukrainien à Fos-sur-Mer, selon le procureur de la République. Des vérifications déjà effectuées depuis vendredi en Sardaigne sur un cargo russe "n'ont pas apporté d'élément probant" et l'enquête n'a encore "pas beaucoup évolué", a-t-il ajouté. Eric Besson a lui confirmé que les réfugiés avaient vraisemblablement embarqué en Tunisie. "Dans leurs premières auditions ils ont indiqué les tarifs qu'ils ont payés, entre 5.000 et 10.000 euros par personne, et ils indiquent pour plusieurs d'entre eux avoir traversé d'abord la Syrie jusqu'en Tunisie par la route puis avoir embarqué dans un port tunisien, Tunis je crois", a-t-il dit. Les premières auditions menées par les policiers n'ont pas permis de faire beaucoup avancer l'enquête, a ajouté Eric Besson. "Ce sont des personnes qui visiblement ont été préparées aux auditions, elles ne disent quasiment rien, elles ont fait disparaître tous leurs papiers d'identité, elles ont jeté leur téléphone portable de façon à compliquer l'action des policiers et de l'enquête, ce qui prouve que c'est bien quelque chose de très structuré, des mafias particulièrement bien organisées", a-t-il dit.
Le Figaro assure de son côté que les enquêteurs mettent de plus en plus en doute la version des migrants, qui pourraient ne pas être arrivés en Corse par bateau cargo, mais par ferry. Des vérifications ont été menées à bord de deux embarcations jugées "suspectes" se sont "révélées peu concluantes", écrit le quotidien. Les clandestins s'exprimant en kurde continuent d'affirmer qu'ils ont été convoyés par camion vers la Tunisie, où ils seraient montés à bord d'un cargo avant d'être débarqués sur les côtes corses. Selon Le Figaro, les enquêteurs ont également été surpris de se trouver face à des femmes "maquillées", des hommes "rasés de frais" portant tous des vêtements sans "aucune trace d'eau de mer". "Pour toutes ces raisons, nous nous demandons si ces migrants ne nous livrent pas un récit mensonger qui aurait été préparé à l'avance afin de protéger les passeurs de nos recherches", explique le procureur d'Ajaccio au Figaro. A la préfecture, on avance la possibilité que ces migrants soient arrivés en Corse "à bord d'un camion qui, lui, aurait transité par la mer".
Besson : "Il n'y aura pas de nouveau Sangatte" |
Eric Besson refuse la perspective en France d'un nouveau Sangatte après la découverte vendredi sur une plage corse de 123 migrants. Le gouvernement "ne laissera pas d'équivalent de Sangatte se créer où que ce soit", a dit lundi le ministre de l'Immigration sur Europe 1, faisant allusion au centre de réfugiés proche de Calais fermé en 2002 sur décision de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. |
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