"Le message que je veux faire passer aux enseignants, c'est que nous avons été très réactifs", a indiqué le ministre, invité mardi matin de LCI. Invoquant la préoccupation première de la sécurité de l'établissement, il a assuré que même s'il y avait eu des surveillants en plus lors de l'intrusion la semaine dernière, "ça n'aurait rien changé". © LCIMalgré leurs demandes multipliées de plus de sécurité, les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine estiment ne pas avoir été entendus. Ils refusent de faire cours depuis mercredi dernier, au lendemain de l'agression d'un élève par des personnes extérieures à l'établissement de 1500 élèves, et demandent la création de 11 postes de surveillants. Mais du côté du ministère de l'Education nationale, leurs arguments ne passent pas : Luc Chatel les a appelés mardi une nouvelle fois à reprendre les cours.
Education : une vingtaine d'établissements en grève en Seine-Saint-Denis
Une vingtaine d'établissements du secondaire étaient en grève mardi en Seine-Saint-Denis pour protester contre la politique du gouvernement en matière d'éducation au lendemain de violences dans deux collèges.
Publié le 09/02/2010
La colère des profs de l'académie de Créteil
Au lendemain d'une nouvelle agression dans un lycée du Val-de-Marne, la troisième depuis un mois et demi, ils sont appelés à faire grève et à manifester pour réclamer plus de moyens.
Publié le 16/02/2010
Val-de-Marne: un lycéen attaqué au cutter pendant un cours de sport
Un jeune homme de 17 ans a été gravement blessé lundi par six personnes qui se sont introduites dans le gymnase jouxtant le lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais.
Publié le 15/02/2010
Les profs de Vitry interpellent Chatel
Toujours pas de cours au lycée Adolphe-Chérioux : les enseignants continuent à réclamer plus de sécurité face aux agressions. Ils réclament un médiateur et un débat télévisé avec le ministre de l'Education. Qui refuse.
Publié le 15/02/2010
Agression dans un lycée de Vitry: la grogne des profs continue
Les enseignants de l'établissement, où un élève a été agressé, ont décidé vendredi de ne pas reprendre les cours lundi afin d'obtenir de meilleures conditions de sécurité. Ils exhortent le ministre de l'Education nationale à débloquer "rapidement" la situation.
Publié le 05/02/2010
Les profs de Vitry dénoncent une manipulation
Les enseignants de l'établissement, où un élève a été agressé, n'ont pas repris les cours ce lundi et dénoncent les propos de Luc Chatel. Une rencontre avec le recteur n'a rien donné.
Publié le 06/02/2010
Agression au lycée de Vitry : "C'est la faillite de l'humain"
<b> LCI Radio - </b>Corinne Barre, professeur d'économie au Lycée Adolphe Chérioux où un adolescent s'est fait agressé en début de semaine, revient sur les racines du malaise parmi les professeurs et les élèves.
Publié le 05/02/2010
"Nous ne céderons pas"
A la veille de rencontrer Luc Chatel, Marie Dies, professeur du Lycée Adolphe Chérioux à Vitry sur Seine, explique les raisons du blocage et donne des nouvelles rassurantes sur l'élève agressé
Publié le 08/02/2010
Lycée de Vitry : les profs veulent rencontrer Luc Chatel
Les enseignants de Vitry-sur-Seine qui ont cessé le travail depuis mercredi refusent de reprendre les cours et se rendront mardi au ministère de l'Education nationale pour rencontrer Luc Chatel.
Publié le 08/02/2010
- Chatel répond aux profs de Vitry - 01 min 08 s
Pour Luc Chatel, "le sujet du lycée Chérioux, c'est la protection de cet établissement". Or selon lui, il ne sert à rien de multiplier les effectifs : "on aurait pu avoir 50 surveillants de plus la semaine dernière au lycée, la problématique c'était une intrusion extérieure", a-t-il argumenté sur LCI. Le ministre a estimé par ailleurs que les autorités avaient fait preuve de "réactivité" et que des "moyens exceptionnels" avaient été dégagés pour ce lycée. "La présence des enseignants aujourd'hui, elle est d'abord devant les élèves. Il est important que les cours reprennent, que les élèves ne soient pas pénalisés par cette situation (...) Il faut savoir tourner la page et reprendre le travail". Toujours selon lui, les enseignants ont reçu l'assurance qu'une clôture serait construite par le conseil régional et que seraient débloqués "les moyens qui avaient été refusés en mai dernier par le conseil d'administration", soit cinq postes de médiateurs de réussite scolaire.
Yazid Sabeg disponible pour une médiation
En refusant de faire cours, les enseignants parlent de "droit de retrait", légal en cas de menace imminente. L'administration considère pour sa part le mouvement comme une grève, donnant donc lieu à retenues sur salaires. Luc Chatel est sur cette même ligne : il a évoqué mardi un "arrêt de travail classique", en estimant : "Le droit de retrait c'est un danger immédiat. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un danger immédiat, la jurisprudence est très claire". Alors que les enseignants ont fait part de leur volonté de le rencontrer en cours de journée à son ministère, il a indiqué avoir demandé à ses "collaborateurs" de les recevoir en justifiant : "vous savez, pour rencontrer le ministre, si on veut vraiment le rencontrer, il vaut mieux se caler sur son agenda, lui demander s'il est disponible, plutôt que de se rendre à une heure dite au ministère".
Une nouvelle réunion est en outre prévue ce mardi au rectorat de Créteil. Interrogée sur RTL, la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a dit vouloir être "du côté du dialogue" dans cette affaire. "L'Education nationale, ça n'est pas qu'une question de moyens, c'est aussi une question de qualité", a-t-elle ajouté. Le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances Yazid Sabeg a pour sa part dit "comprendre absolument" la colère des professeurs de Vitry. "Il faut sortir de cette situation qui est pénible pour tout le monde", a-t-il déclaré sur Europe 1, ajoutant qu'il accepterait "sans problème" de jouer les médiateurs dans ce conflit si on le lui demandait.
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