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Par TF1 News (Avec agence), le 09 février 2010 à 15h59, mis à jour le 09 février 2010 à 16:11
La préfecture de police a recensé cinquante-deux groupes sensibles et vingt-neuf bandes violentes à Paris et en petite couronne, ces dernières ayant donné lieu à 49 affrontements dans la capitale l'an dernier.
Archives © TF1-LCIUn service de la préfecture de police de Paris a recensé cinquante-deux groupes sensibles et vingt-neuf bandes violentes à Paris et en petite couronne. Un décompte très précis qui découle d'un constat : lors des manifestation anti-CPE du printemps 2006, les policiers parisiens se sont aperçus, qu'au-delà des lycéens qui manifestaient, des bandes venaient pour agresser des gens, comme ce fut le cas sur l'esplanade des Invalides. Afin d'identifier ces groupes et leurs agissements, la préfecture de police a alors créé un groupe unique en France dans le traitement de ces violences : le service d'investigation transversale (SIT).
Mais, au-delà du simple recensement et du décompte de méfaits, le SIT s'est également attaché à décortiquer la manière dont ces groupuscules se créent, leur mode de fonctionnement et leur situation géographique. Premier enseignement, les bandes sont aussi bien originaires de banlieue que de quartiers sensibles de Paris. Leurs membres ont souvent recours, dans leurs démêlés, à des armes en tout genre: bâton, batte de base ball, marteaux brise-vitres, béquilles, armes blanches et parfois armes à feux.
Six bandes de filles
A côté des bandes proprement dites, des rivalités liées à la maîtrise d'un territoire ou des trafics locaux s'expriment par des groupes issus de quartiers ou d'arrondissements parisiens contigus, voire de communes limitrophes. Ces conflits entre groupes peuvent aussi avoir des origines beaucoup plus futiles comme une humiliation ressentie par le vaincu d'une bagarre ou des histoires de filles.
Le SIT a ainsi répertorié 52 groupes sensibles et 29 bandes violentes à Paris, dont six bandes de filles, un phénomène plus récent. A comparer Ils ont identifié leurs lieux d'affrontements comme la Gare du Nord ou le Forum des Halles mais aussi des endroits de forte affluence comme les Champs-Elysées, la place Pigalle ou au moment de la fête, la Foire du Trône. Si les bandes ont des effectifs très fluctuants, pouvant aller d'une quinzaine à deux à trois cents, selon un policier spécialisé, les groupes sensibles eux sont souvent constitués de 10 à 15 jeunes.
Recherche identitaire et culture de la rue
Le concept de bande renvoie à un groupement souvent peu structuré et polymorphe dans sa conception comme dans ses agissements. La bande se distingue d'abord par la peur qu'elle exerce et l'efficacité dont elle fait preuve dans la conduite d'une action violente en réunion, même de brève durée, vis-à-vis de cibles choisies et dans un environnement donné. Plus ou moins attachées à un secteur géographique, les bandes sont constituées de mineurs et de jeunes adultes souvent en situation de rupture familiale, d'échec scolaire ou de chômage, habitués à commettre des actes illégaux, à consommer alcool et drogue et dont la recherche identitaire se concrétise par une culture de la rue.
L'an dernier 83 affaires de bandes, dont 49 affrontements entre bandes rivales, ont été enregistrées à Paris. Elles ont donné lieu au placement en garde à vue de 405 personnes, dont 197 mineurs, et ont fait l'objet, selon un policier, "d'une vrai réponse pénale", avec 184 personnes présentées devant un magistrat. Au total, en 2009, plus de 2700 personnes auraient participé à des infractions liées aux phénomènes de bandes à Paris. L'objectif des policiers du SIT est de mettre ces bandes hors d'état de nuire en 2010.
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