Les raisons du drame de la Porte de Saint-Cloud

Par TF1 News, le 07 février 2010 à 11h42 , mis à jour le 07 février 2010 à 18h58

Peines de coeur, moqueries, bagarres et meurtre : tel serait l'enchaînement qui aurait conduit à la mort d'un lycéen, poignardé vendredi près du Parc des Princes. Dimanche, 500 personnes ont défilé à Paris en hommage à la victime.

Policiers sur le lieu d'une rixe mortelle, à Paris, Porte de Saint-Cloud (5 février 2010)Policiers sur le lieu d'une rixe mortelle, à Paris, Porte de Saint-Cloud (5 février 2010) © TF1/LCI

Après le drame, le recueillement. Une foule jeune, composée d'environ 500 personnes, a défilé dimanche soir en silence dans les rues des XVème et XVIème arrondissements de Paris en mémoire de Malik, 17 ans, poignardé vendredi soir par un autre mineur.  De nombreux lycéens, camarades de Malik, portaient des tee-shirts avec les mentions "Malik on t'aime" et "Malik RIP". Ils étaient accompagnés par plusieurs professeurs et le proviseur du lycée Louis-Armand où la victime était scolarisée. Selon lui, une minute de silence sera respectée lundi au lycée en mémoire du jeune élève de 1ère ES et une cellule d'aide psychologique mise en place.

  • INFO LCI : rixe mortelle près de la porte de St-Cloud

    Un jeune de 17 ans a succombé après avoir reçu deux coups de couteau vendredi soir dans une rixe dans le quartier de la porte de Saint-Cloud, à Paris. Un majeur a été placé en garde à vue.

    Publié le 05/02/2010 INFO LCI : rixe mortelle près de la porte de St-Cloud
  • Une rencontre Porte de Saint-Cloud, puis le drame

    Une autopsie a été ordonnée après la mort d'un jeune homme poignardé à proximité du Parc des Princes. La victime avait apparemment rencontré celui qui devait devenir son meurtrier peu avant 19 heures.

    Publié le 06/02/2010 Une rencontre Porte de Saint-Cloud, puis le drame
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Inconnus des services de police

Samedi encore, les enquêteurs restaient plutôt flous sur les raisons exactes de la mort d'un jeune homme de 18 ans la veille au sud-ouest de Paris, tout près du Parc des Princes et à deux pas du McDonald dans lequel s'était réfugié un policier, Antoine Granomort, après avoir tiré sur un supporteur de 25 ans du PSG, un soir de novembre 2006, lors d'incidents ayant suivi le match de coupe de l'UEFA PSG-Hapoël Tel-Aviv. L'enchaînement du drame semblait avoir été très rapide, et avoir pris de court aussi bien les amis de la victime que ceux du meurtrier, lesquels avaient apparemment tenté en vain de s'interposer. Le Parisien évoquait alors la piste d'une possible rivalité amoureuse.

Ce dimanche, le JDD va plus loin et tente de reconstituer, témoignages d'enquêteur et citations de sources judiciaires à l'appui, l'enchaînement qui a conduit à la mort du jeune homme. Selon le journal, la victime comme son meurtrier étaient inconnus des services de police.

Des groupes rivaux

"Au départ, il y a une séparation amoureuse, un garçon qui parle mal à ceux qui se moquent de lui", assure un enquêteur, qui reste anonyme, dans les colonnes du Journal du Dimanche. Selon lui, "ce drame s'inscrit dans un contexte de bagarres, depuis le début de la semaine, entre un groupe du lycée Louis-Armand, dans le XVe arrondissement, et un groupe du lycée Claude-Bernard, dans le XVIe". Une source judiciaire, également citée par le JDD, complète : "sur fond de rumeurs, les deux garçons impliqués qui, comme on dit, se connaissent sans se connaître, ont été amenés à avoir une explication".

Les conditions d'une confrontation qui dégénère sont alors réunies. Et cette confrontation fatale a lieu vendredi soir. Selon le JDD, les groupes rivaux se rencontrent alors près du McDonald de la Porte de Saint-Cloud et les invectives fusent, puis les coups, avant que l'un ne sorte un canif. Il s'enfuit après avoir frappé, se réfugié, selon le JDD, dans une supérette voisine ; c'est là que les policiers le retrouveront, une heure après la bagarre mortelle.

Une autopsie a été ordonnée après le meurtre. Quant à l'agresseur présumé, entendu depuis les faits par des officiers du premier district de la police judiciaire, il a vu sa garde à vue prolongée samedi.

Par TF1 News le 07 février 2010 à 11:42
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18 Commentaires

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  • hotbodies, le 08/02/2010 à 16h55

    Bonjour, qu'entendez vous par "ça vaut le spectacle ?" ??? mon fils est dans ce lycée et je ne sais pas ce qui s'y passe la semaine !!

  • clem.chou, le 08/02/2010 à 11h19

    Peut être que tous les hommes de votre entourage ont un couteau dans la poche, pour ma part personne autour de moi n'en a. Mais il me semble qu'il n'est pas autorissé par la loi de se ballader avec une "arme blanche"????? Et ce n'est pas parce que le phénomène se généralise qu'il faut trouver cela normal. Je trouve cela inadmissible que des gamins portent sur eux un couteau au cas où et prennent des vies à d'autres gamins qu'elles qu'en soient les raisons. Les peines doivent être exemplaires afin qu'ils comprennent que tuer n'est pas un jeu et n'est surtout pas permis....

  • 94000gege, le 08/02/2010 à 10h14

    Il est plus que temps de faire quelque chose. Que de" tuerie" entre jeunes. Il est vraiment trop tard pour être pessimiste sur l'insécurité.

  • vanessa_lutz, le 08/02/2010 à 06h38

    TOUT ça (un mort!!!)... pour ça (une banale histoire d'adolescents!!!) C'est bien triste. Et comme beaucoup, je ne vois vraiment pas le rapport avec l'histoire remontant à 2006 du supporteur mort et du policier. Une coïncidence de lieu et on nous ressort le résumé complet et le nom du policier... pas terrible quand meme!

  • 44swann, le 08/02/2010 à 00h11

    Effectivement, le prénom du meutrier présumé devrait être donné, mais mon intuition me dit que vous seriez sans doute déçu(e) !

  • papou9160, le 07/02/2010 à 23h10

    Vous avez raison

  • shaarani, le 07/02/2010 à 21h52

    Bonsoir, Je me demande pourquoi on ne dit pas le nom du meurtrier alors que nous donnons de celui de la victime ? Pareil pour le meutre precedent au lycée de malakoff. L'identité des meurtriers generait certains surtout lorsque dans les eux cas se sont des arabo-musulmans qui sont les victimes

  • bugscannes, le 07/02/2010 à 20h51

    C'est l'honneur de ceux qui n'en ont pas

  • hc46, le 07/02/2010 à 20h21

    Allez voir à la sortie du lycée Louis Armand.Ca vaut les spectacle.Le pauvre Louis Armand doit se retourner dans sa tombe

  • diktatur, le 07/02/2010 à 18h21

    Il y en a quand même qui n'avalent pas les couleuvres que les médias leur ont gentiment préparé....

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