Bureau de Poste (image prétexte) © TF1/LCIUne attaque de malfaiteurs à moto, un hold-up accompagné de séquestration : Laure Berger, 52 ans, directrice du bureau de poste de Péronnas, dans l'Ain, avait eu une journée riche d'émotions le 17 février dernier. A tel point que, victime de nausées après le braquage, elle avait été évacuée en état de choc à l'hôpital. Pourtant, tout était faux. Faux braquage, faux malfaiteurs - seul le vol était authentique, et perpétré par... Laure Berger elle-même. Elle vient d'être condamnée par le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse à un an de prison dont quatre mois ferme. Son compagnon et complice, Samet Hiseni, 24 ans, a été condamné à la même peine.
Ce fameux 17 février, en début d'après-midi, c'est un employé qui avait découvert la responsable de l'agence, enfermée dans les toilettes du bureau de poste. Elle lui racontait alors qu'en fermant l'agence à la mi-journée, deux hommes, au visage dissimulé par un casque de moto et une cagoule, l'avaient menacée d'une arme et avaient fait main basse sur le contenu du coffre.
Un 4X4 qui attire l'attention
Mais le scénario de cette attaque laissait bientôt les policiers sceptiques. Et ils s'intéressaient de près à d'apparentes incohérences dans la déposition de la directrice. Cette dernière avait fait état de casques de moto, or aucune moto n'avait été vue dans le quartier par les témoins au moment supposé des faits. En revanche, le 4X4 du compagnon de la responsable d'agence stationnait bel et bien à ce moment-là devant la poste. En outre, l'analyse des bandes sonores enregistrant les bruits de l'agence ne cadraient pas avec le scénario livré par la victime, pas plus que celle des téléphones portables ayant fonctionné dans le secteur.
Placé en garde à vue, le couple devait d'abord nier avoir monté toute cette histoire. Puis la directrice de la poste avouait deux jours plus tard. Une somme d'environ 27.000 euros, volée dans les coffres de la poste, devait être retrouvée dans le grenier de la maison de la quinquagénaire. Jugée en comparution immédiate, la directrice braqueuse a dû répondre de "vol en réunion et de dénonciation mensongère" - un délit finalement requalifié pour la prévenue en "vol simple", et en "complicité" pour son concubin.
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