Val-de-Marne: un lycéen attaqué au cutter pendant un cours de sport

Par TF1 News (D'après agence), le 15 février 2010 à 16h16 , mis à jour le 15 février 2010 à 21h27

Un jeune homme de 17 ans a été gravement blessé lundi par six personnes qui se sont introduites dans le gymnase jouxtant le lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais.

Un lycéen de 17 ans a été blessé lundi à coups de cutter par six personnes qui se sont introduites à l'intérieur d'un gymnase municipal jouxtant le lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais, dans le Val-de-Marne, durant un cours. Dans un premier temps une source policière avait affirmé que les faits s'étaient produits dans un gymnase dans le périmètre-même du lycée. Les jours du jeune homme ne seraient pas en danger. Il a été hospitalisé. Les faits se sont déroulés en fin de matinée dans le gymnase de ce lycée polyvalent de quelque 1.500 élèves. Les agresseurs avaient le visage masqué par des capuches.

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Plus d'infos

 
Ce nouvel incident intervient près de deux semaines après l'agression au couteau d'un élève de 14 ans dans le lycée Adolphe-Chérioux situé dans la ville voisine de Vitry-sur-Seine. Depuis cette agression, les enseignants de cet établissement exercent leur "droit de retrait". Lundi, ils n'avaient toujours pas repris les cours. Ils réclament la création de onze postes de surveillants. En vain. La nouvelle offre qui leur a été faite ce week-end (quatre surveillants supplémentaires) a été rejetée par une majorité des enseignants présents.
 
Appel à la grève mardi
 
Pour régler cette crise, ils demandent "la nomination d'un médiateur indépendant". Il n'y en a pas besoin, a répondu en substance le ministre de l'Education nationale. "Lorsqu'on fait appel à un médiateur, en général, c'est parce qu'on ne parle pas", a déclaré Luc Chatel. Il a de nouveau assuré que sa porte restait "ouverte", en estimant cependant que le dialogue devait se faire "loin des caméras".
 
Cette affaire révèle le malaise enseignant, spécialement dans l'académie de Créteil où les professeurs sont plus jeunes qu'ailleurs et s'estiment soumis à des conditions de travail plus dures. Un appel à la grève a d'ailleurs été lancé dans toute l'académie pour mardi. Interrogé sur une possible extension du mouvement de grève pour l'instant cantonné à l'académie de Créteil, Luc Chatel a assuré qu'il était "aux côtés" des enseignants. Il a ajouté qu'il "séparait bien volontiers leurs attentes de la tentation de récupération politique d'organisations, de partis politiques ou autres syndicats".

"Cette fois, on dit stop"

Une partie de la gauche reproche au gouvernement de réduire les effectifs dans l'Education alors même que la violence se banalise dans les établissements. Les syndicats estiment que les mesures promises par la droite, comme l'installation de portiques de sécurité, sont des "gadgets" qui ne peuvent pas remplacer la présence humaine. "Si le mouvement est si fort, c'est que beaucoup de collègues, qui avec le temps s'étaient résignés et ne parlaient plus de problèmes de violence, cette fois ont dit 'stop'", a témoigné dans le Journal du dimanche une porte-parole des professeurs en grève. Tout en ajoutant : "Quitter ce lycée ? A quoi bon. Nous sommes plus utiles ici que dans les beaux quartiers de Paris".

Dimanche, Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, s'est prononcée à nouveau sur Canal+ pour une "police de protection des lycées" qui pourrait être financée en partie par les conseils régionaux. "Il n'est pas du rôle des professeurs et des surveillants de lutter contre l'insécurité", a-t-elle souligné.

Une "votation lycéenne" pour que Chatel "change de cap"

Sept mouvements de jeunesse, dont les deux premiers syndicats lycéens, UNL et FIDL, organisent jusqu'à fin mars une "votation lycéenne" aux questions très tranchées, conçue pour "montrer" au ministre de l'Education nationale Luc Chatel qu'il doit "changer de cap". "On appelle trois millions de lycéens à s'exprimer sur leur vision de l'éducation", a déclaré lundi lors d'une conférence de presse le président de l'UNL Antoine Evennou, en dénonçant "la politique du gouvernement de casse du service public de l'éducation". Outre l'UNL et la FIDL, les autres organisateurs sont la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), les Jeunes Communistes (JC), les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), le Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) et les Jeunes Verts. La votation est prévue via internet, à l'adresse www.votationlyceenne.fr, mais aussi dans les lycées généraux, technologiques et professionnels.

 

Par TF1 News (D'après agence) le 15 février 2010 à 16:16
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50 Commentaires

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  • myrrha95, le 17/02/2010 à 17h59

    Vous avez raison pour la fin mais bon les jeux vidéos et la télé, quand on est mineurs c'est plus aux parents de décider ou non...C'est aux parents d'interdire ça, c'est ce qu'on appelle l'éducation.Et puis, y'a longtemps, au moyen âge et tout ça, y'avait pire quand même, avec les théâtres sanglants, les tournois où les gens s'entretuaient...C'est peut être hors sujet, mais je pense que les gens pense trop que c'est de la faute de la nouveauté (ce qu'on appelle "jeux violents" etc) alors que c'est de leur faute! Na! Aucun vocabulaire pour s'exprimer?Idem!Si il y a des psychopathes dans le monde, c'est aussi à cause des parents!Depuis quand les enfants doivent apprendre et s'éduquer eux mêmes ?!

  • quincy08, le 16/02/2010 à 14h26

    Alors on n'a pas grandi dans le même endroit. J'ai 35 ans et quand j'étais au lycée, il y avait déjà des agressions. Par exemple un gars s'était introduit dans l'enceinte de l'école pendant la récré et avait poursuivi sa petite amie dans toute la cour avec couteau de cuisine...Une prof s'était faite giflée, devant toute sa classe, par un élève...Ca fait un bon moment que la violence s'invite à l'école, on n'a pas su la stopper à temps et maintenant elle prend ses aises...

  • louloucure, le 16/02/2010 à 11h26

    PrimAIre ! mais sur le fond, vous avez totalement raison !

  • louloucure, le 16/02/2010 à 11h25

    Je trouve que c'est déjà un drame...

  • louloucure, le 16/02/2010 à 11h19

    Ben oui et faut surtout pas les menotter les pauvres chéris... il risqueraient d'être traumatisés... Franchement, il faut agir et vite... Chatel, il met pas ses gosses dans des bahuts qui "craignent" je suppose ! Si ça leur arrivait, il réagirait plus vite et plus vivement...

  • twist1961, le 16/02/2010 à 10h53

    Plus de moyens, eternelle demande des enseignants;après des années de laxisme,le tutoiement des élèves,l'autorisation de fumer jusqu'a une période récente(alors que il était déja interdit de fumer partout)le refus des sanctions,le refus de la présence de policier dans les écoles etc les enseignants récoltent ce qu'ils ont semé!

  • sylvain, le 16/02/2010 à 09h35

    Il faudrai des vigils au abors des lycees et colleges ainsi que pourf ce genre de deplacement

  • hotpatate, le 16/02/2010 à 08h19

    Nous payons les effets pervers de mai 1968....laissez tout faire, ne pas brimer les enfants , ne pas noter pour ne pas les traumatiser, tous au bac...nivellement pas le bas, et vous constatez la motivation profonde de certains elèves pour l'écoles, illettrisme......après 7 années de primère, et le collège.......idem.! Les enfants sont désabusés, fatigués ...pas par l"école ni les devoirs, mais par la télé, les jeux vidéos, le portable.......et voilà le résultat..........peut on corriger la trajectoire? refléchissons , ensemble.......ne jetons pas le manche après la cognée.............et ne laissons pas aux médias le loisir de parler des ces incidents , car ils n'apportent de la gloire qu'aux petits "voyous", qui n'ont aucun vocabulaire pour s'exprimer....

  • silver.swan, le 16/02/2010 à 07h06

    Mieux prévenir que punir ??! Franchement, vous me faites penser à tous ces (ex-)ministres de droite comme de gauche qui proposent une discution avec des délinquants au lieu d'appliquer le code pénal comme il se doit. Laissez tomber cette idée, il n'y a eu que des échecs, voyez le résultat.

  • colst03, le 16/02/2010 à 05h05

    Et pourqoi pas des policiers specialisés dans les ecoles sensibles ?

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