Un lycéen de 17 ans a été blessé lundi à coups de cutter par six personnes qui se sont introduites à l'intérieur d'un gymnase municipal jouxtant le lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais, dans le Val-de-Marne, durant un cours. Dans un premier temps une source policière avait affirmé que les faits s'étaient produits dans un gymnase dans le périmètre-même du lycée. Les jours du jeune homme ne seraient pas en danger. Il a été hospitalisé. Les faits se sont déroulés en fin de matinée dans le gymnase de ce lycée polyvalent de quelque 1.500 élèves. Les agresseurs avaient le visage masqué par des capuches.
Violences scolaires : les enseignants manifestent à Paris
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont exercé leur droit de retrait, tandis que les cours reprennent mercredi à Vitry. A Paris, entre 1000 et 2000 personnes ont manifesté pour exprimer leur malaise.
Publié le 16/02/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Chatel répond aux profs de Vitry
Invité mardi matin de LCI, le ministre de l'Education a souligné la "réactivité" des autorités après l'agression au lycée Adolphe-Chérioux, et a appelé une nouvelle fois les enseignants à reprendre les cours.
Publié le 09/02/2010
Vitry : le bras de fer s'engage entre Chatel et les enseignants
Les enseignants ont refusé lundi pour le 4e jour consécutif de reprendre les cours après l'agression d'un élève la semaine dernière et ont annoncé leur intention de se rendre mardi à Paris pour être reçus par le ministre Luc Chatel.
Publié le 08/02/2010
"Les portiques ne sont pas la panacée"
Après le meurtre d'un élève dans un lycée du Kremlin-Bicêtre, le syndicat Alliance police nationale dénonce le manque de moyen des policiers référents. Le point avec Luc Deramond, secrétaire régional dans le Val-de-Marne.
Publié le 11/01/2010
Val-de-Marne : agression au cutter dans un lycée
Un élève d'un lycée de Thiais a été blessé à coup de cutter lundi par six personnes qui se sont introduites à l'intérieur de l'établissement.
Publié le 15/02/2010
Ce nouvel incident intervient près de deux semaines après l'agression au couteau d'un élève de 14 ans dans le lycée Adolphe-Chérioux situé dans la ville voisine de Vitry-sur-Seine. Depuis cette agression, les enseignants de cet établissement exercent leur "droit de retrait". Lundi, ils n'avaient toujours pas repris les cours. Ils réclament la création de onze postes de surveillants. En vain. La nouvelle offre qui leur a été faite ce week-end (quatre surveillants supplémentaires) a été rejetée par une majorité des enseignants présents.
Appel à la grève mardi
Pour régler cette crise, ils demandent "la nomination d'un médiateur indépendant". Il n'y en a pas besoin, a répondu en substance le ministre de l'Education nationale. "Lorsqu'on fait appel à un médiateur, en général, c'est parce qu'on ne parle pas", a déclaré Luc Chatel. Il a de nouveau assuré que sa porte restait "ouverte", en estimant cependant que le dialogue devait se faire "loin des caméras".
Cette affaire révèle le malaise enseignant, spécialement dans l'académie de Créteil où les professeurs sont plus jeunes qu'ailleurs et s'estiment soumis à des conditions de travail plus dures. Un appel à la grève a d'ailleurs été lancé dans toute l'académie pour mardi. Interrogé sur une possible extension du mouvement de grève pour l'instant cantonné à l'académie de Créteil, Luc Chatel a assuré qu'il était "aux côtés" des enseignants. Il a ajouté qu'il "séparait bien volontiers leurs attentes de la tentation de récupération politique d'organisations, de partis politiques ou autres syndicats".
"Cette fois, on dit stop"
Une partie de la gauche reproche au gouvernement de réduire les effectifs dans l'Education alors même que la violence se banalise dans les établissements. Les syndicats estiment que les mesures promises par la droite, comme l'installation de portiques de sécurité, sont des "gadgets" qui ne peuvent pas remplacer la présence humaine. "Si le mouvement est si fort, c'est que beaucoup de collègues, qui avec le temps s'étaient résignés et ne parlaient plus de problèmes de violence, cette fois ont dit 'stop'", a témoigné dans le Journal du dimanche une porte-parole des professeurs en grève. Tout en ajoutant : "Quitter ce lycée ? A quoi bon. Nous sommes plus utiles ici que dans les beaux quartiers de Paris".
Dimanche, Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, s'est prononcée à nouveau sur Canal+ pour une "police de protection des lycées" qui pourrait être financée en partie par les conseils régionaux. "Il n'est pas du rôle des professeurs et des surveillants de lutter contre l'insécurité", a-t-elle souligné.
Une "votation lycéenne" pour que Chatel "change de cap" |
Sept mouvements de jeunesse, dont les deux premiers syndicats lycéens, UNL et FIDL, organisent jusqu'à fin mars une "votation lycéenne" aux questions très tranchées, conçue pour "montrer" au ministre de l'Education nationale Luc Chatel qu'il doit "changer de cap". "On appelle trois millions de lycéens à s'exprimer sur leur vision de l'éducation", a déclaré lundi lors d'une conférence de presse le président de l'UNL Antoine Evennou, en dénonçant "la politique du gouvernement de casse du service public de l'éducation". Outre l'UNL et la FIDL, les autres organisateurs sont la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), les Jeunes Communistes (JC), les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), le Mouvement des Jeunes socialistes (MJS) et les Jeunes Verts. La votation est prévue via internet, à l'adresse www.votationlyceenne.fr, mais aussi dans les lycées généraux, technologiques et professionnels. |
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