Un flashball © ReutersDans la journée du 8 juillet dernier, en banlieue parisienne, des heurts avaient opposé des membres des forces de l'ordre et des manifestants soutenant les occupants d'une clinique désaffectée expulsés un peu plus tôt à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans, qui participait à ce rassemblement, avait perdu un oeil à la suite d'un tir de flashball. Dans cette affaire, un policier de la brigade anticriminalité a été mis en examen fin septembre pour "violences volontaires".
Tir de flash-ball mortel à Marseille ? Les réponses de l'autopsie
L'autopsie du corps de l'homme visé par un tir de flash-ball dimanche à Marseille, a révélé qu'il était décédé d'un "oedème pulmonaire" provoqué par l'arrêt cardiaque, lui-même "causé semble-t-il" par le tir, selon le parquet.
Publié le 14/12/2010
Tir de flash-ball à Marseille: l'homme est décédé
Agé de 45 ans, ce résident d'un foyer de travailleurs avait été victime d'un arrêt cardiaque dimanche à Marseille après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier.
Publié le 13/12/2010
Marseille : un homme dans un état critique après un tir de flash-ball
L'homme a été victime d'un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier qui intervenait pour mettre fin à une rixe dans un foyer de travailleurs à Marseille. La police des polices va enquêter.
Publié le 12/12/2010
L'utilisation de "flashball" mise en cause dans un rapport
La Commission nationale de Déontologie de la Sécurité met en cause l'utilisation de "flashball", dans un rapport sur des heurts qui avaient opposé en juillet à Montreuil des membres de forces de l'ordre et des manifestants.
Publié le 10/03/2010
Lycéen blessé au flash-ball : un policier mis en examen
Le policier auteur du tir à la suite duquel un lycéen, qui participait à une manifestation à Nantes, avait perdu l'usage d'un oeil, a été mis en examen pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique.
Publié le 05/03/2010
Aujourd'hui, la Commission nationale de déontologie de la sécurité se prononce dans un rapport sur cette utilisation de flashballs lors de cette manifestation. Et elle juge que l'usage de ces armes non létales n'était "pas indispensable et proportionnée à la menace. Elle considère surtout, au vu des témoignages précis recueillis, que le cadre légal d'emploi n'était pas respecté pour ce qui concerne l'un des tirs du gardien de la paix".
L'ancien maire de Montreuil interpelle Hortefeux
La Commission nationale de déontologie de la sécurité, autorité indépendante veillant au respect de la déontologie par les professions de sécurité, avait été saisie en juillet par le député et ex-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (apparenté PCF). Son rapport vient renforcer les constatations déjà faites par l'Inspection générale des services, la "police des polices" : des experts avaient indiqué que des policiers n'avaient pas respecté les règles d'utilisation du flashball, en vigueur dans la police, lors du tir incriminé.
Quant à Jean-Pierre Brard, dans une lettre au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, il estime que "le dysfonctionnement constaté met en cause l'ensemble de la hiérarchie et (qu') il ne serait pas juste que les sanctions à venir ne pèsent que sur les fonctionnaires présents lors de l'opération, même si leur appréciation de la situation et les réponses qu'ils y ont apportées doivent être sanctionnées".
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