© AFP"Une nouvelle fois un fonctionnaire de police paie un très lourd tribut" à cause de "deux délinquants chevronnés dont je souhaite qu'ils assument durement les responsabilités qui sont les leurs". Après s'être rendu jeudi à l'hôpital de Marseille au chevet du policier de Tarascon grièvement blessé par une voiture qui voulait éviter un contrôle routier, Nicolas Sarkozy s'est montré intransigeant. "J'espère que la justice décidera des conséquences des actes de ces agresseurs très sévèrement", a dit le président ajoutant : "C'est de la sauvagerie, ce sont des assassins et ça ne restera pas impuni".
Policier fauché : les deux occupants en garde à vue
Un policier du commissariat de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône avait été renversé dans la nuit de mardi à mercredi par la Clio qu'il avait prise en chasse. L'agent est grièvement blessé.
Publié le 03/03/2010
Une voiture fauche un policier dans les Bouches-du-Rhône
Un policier a été grièvement blessé dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été vraisemblablement percuté par un véhicule refusant de se soumettre à un contrôle routier.
Publié le 03/03/2010
Le contrôle routier tourne au drame
Un policier a été grièvement blessé dans la nuit de mardi à mercredi à Tarascon, écrasé par un véhicule.
Publié le 03/03/2010
Depuis l'accident, le policier est plongé dans le coma et son pronostic vital restait engagé jeudi. Il avait été retrouvé dans la nuit de mardi à mercredi sous les roues du véhicule de ses agresseurs. Son état de santé "est plus que préoccupant", a dit Nicolas Sarkozy, "malheureusement, on n'est pas très, très, très optimiste même si de tout coeur on espère qu'il pourra s'en sortir".
"Ne pas laisser faire les voyous"
Les deux agresseurs de Christophe Coycault, 34 ans et père de deux enfants de 3 et 5 ans, qui ont été arrêtés l'un sur le champ et l'autre le lendemain, "ont un lourd casier judiciaire", a insisté le chef de l'Etat. "C'est l'occasion qui m'est donnée en tant que chef de l'Etat de rendre hommage aux forces de l'ordre et que chacun comprenne que ces gens font leur travail dans des conditions très difficiles", a ajouté le président. "Je leur ai donné des consignes de sortir de leur commissariat, d'aller au contact, de ne pas laisser faire les voyous", a-t-il poursuivi soulignant que Christophe Coycault avait "payé cher" d'avoir fait preuve de la réactivité demandée.
Le policier avait pris en chasse avec un collègue, peu après minuit mardi, une Clio avec deux occupants qui évoluait en zigzag. Le véhicule s'était retrouvé dans une impasse, le chauffeur s'était enfui à pied avant d'être pris en chasse et interpellé par l'un des deux policiers qui avait ensuite retrouvé son collègue sous les roues du véhicule. Les premières investigations concluent au fait que le passager de la Clio - interpellé à son tour mercredi après-midi à Istres et placé en garde à vue, comme le chauffeur - aurait pris le volant et écrasé le policier avant de se sauver à pied. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille. Les deux hommes devaient être mis en examen jeudi soir, a-t-on appris auprès du procureur de la République d'Aix-en-Provence. Le parquet devrait requérir la détention dans les deux cas.
Le chauffeur, né en 1982 et déjà condamné à neuf reprises, en particulier pour défaut de permis de conduire, usage de stupéfiants, vol et vol aggravé, a expliqué s'être soustrait au contrôle car il n'avait pas de permis valable. Son passager, né en 1984 et de nationalité algérienne et qui bénéficiait d'un titre de séjour temporaire, avait été plusieurs fois condamné notamment pour infractions à la législation sur les stupéfiants et sur les étrangers, selon une source proche de l'enquête.
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