Bouteilles de vin/Image d'archives © TF1/LCIAndré avait la passion des vins. Et dans la cave de sa maison près d'Uzerche, en Corrèze, il avait patiemment amassé, assure La Montagne, un véritable trésor... en liquide : environ vingt mille bouteille de vins de choix, dont de nombreux grands crus. Un trésor estimé à la coquette somme de 480.000 euros. Mais en 2007, André part en maison de retraite, ainsi que sa femme. Le trésor reste sans surveillance et en 2009, un voisin indélicat force la porte de la cave et commence le pillage. Pillage qui se poursuit, sans que son auteur soit inquiété, jusqu'à l'automne dernier.
Il est alors trahi par un restaurateur, qui permet aux gendarmes de remonter toute une filière d'approvisionnement en vins impliquant une dizaine de personnes. Les motivations de ces descentes incongrues ? Non pas l'amour des grands crus mais tout simplement... l'argent. C'est ce que le principal suspect avoue, et ce qu'il plaide lors de son procès : au lieu de vendre directement les grands vins, il préférait les reconditionner dans de nouvelles bouteilles. Et vendait le tout 20 euros la caisse de douze. Pas plus que les autres prévenus, il ne semblait avoir pris conscience de la valeur réelle des vins pillés. "Au goût, a reconnu l'un des accusés lors du procès, je ne fais pas de différence entre un grand cru et une bouteille à 2 euros".
Que reste-t-il du fameux trésor ? Pas grand-chose. La Montagne, en révélant l'affaire, a fait ses comptes : sur les 20.000 bouteilles, il en restait 2000 dans la cave lorsque les gendarmes ont retrouvé le principal suspect. Et chez lui, 873 autres bouteilles. Jusqu'à présent, l'enquête a permis de retrouver 1900 bouteilles. Il en manque donc un peu plus de 16.000.
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