La vidéo présentant cinq pompiers catalans, présentés initialement comme des membres de l'ETA © TF1/LCI
- Dammarie-lès-Lys : après le drame, la bourde - 01 min 30 s
Fusillade de Dammarie: 3 etarras mis en examen
Trois activistes présumés de l'organisation indépendantiste basque ETA, soupçonnés d'avoir participé à la fusillade de Dammarie-les-Lys le 16 mars, ont été mis en examen et placés en détention provisoire jeudi.
Publié le 23/07/2010
"Nous éradiquerons une à une les bases de l'ETA en France"
Nicolas Sarkozy a promis de "lutter sans relâche" pour éradiquer les bases de l'ETA en France, mardi lors des obsèques du policier tué la semaine dernière, en présence de José Luis Zapatero.
Publié le 23/03/2010
Dernier hommage national au policier tué par l'ETA
Les obsèques du policier tué par l'ETA près de Dammarie-les-Lys auront lieu mardi à midi en présence de Nicolas Sarkozy et de son homologue espagnol Jose-Luis Zapatero. De très nombreux policiers sont également attendus.
Publié le 23/03/2010
Après la bourde de Dammarie-lès-Lys, la douleur des policiers
Alors que les pompiers catalans dont les images ont été présentées à tort comme celles de membres possibles d'ETA sont rentrés en Espagne, l'enquête sur la mort du brigadier-chef Jean-Serge Nérin se poursuit. Ses obsèques auront lieu mardi.
Publié le 21/03/2010
Appel à témoin : une méprise qui ne remet pas en cause la piste ETA
Malgré l'identification erronée des etarras sur une vidéo, les autorités françaises et espagnoles réaffirment la validité de l'hypothèse d'une responsabilité de l'ETA dans la mort d'un policier français mardi.
Publié le 20/03/2010
Fin de l'audition des vrais pompiers catalans, faux terroristes basques
Les pompiers catalans, pris pour des terroristes basques, s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat de Melun, après la diffusion d'une vidéo fournie par les autorités françaises et espagnoles pour tenter de les identifier.
Publié le 20/03/2010
Sarkozy réclame 30 ans contre les assassins de policiers
Depuis Dammarie-Lès-Lys où il a rencontré les proches du policier tué mardi au cours d'une fusillade, le chef de l'Etat a une nouvelle accusé l'ETA de cet assassinat et annoncé la présence du chef du gouvernement espagnol aux obsèques mardi prochain.
Publié le 18/03/2010
"Il est très rare qu'ETA tire sur la police française"
<b> Interview -</b> Jean Chalvidant, auteur d'"ETA, l'enquête", souligne sur TF1 News que les etarras n'ont pas respecté la consigne de se rendre sans résistance en cas d'arrestation lors de la fusillade de Dammarie-les-Lys.
Publié le 17/03/2010
La vidéo avait été fournie vendredi. Les images, filmées un jour avant la fusillade au cours de laquelle un policier français devait être tué à Dammarie-lès-Lys, probablement lors d'une rencontre avec des membres de l'organisation séparatiste basque ETA, montraient cinq jeunes hommes à l'entrée d'un supermarché d'une localité voisine, l'un deux poussant un chariot. Un communiqué de la police espagnole précisait alors : "Les forces de sécurité d'Espagne et de France distribuent des images de cinq terroristes de l'ETA, obtenues par des caméras de surveillance d'un supermarché de Dammarie-les-Lys (près de Paris) et demandent la collaboration citoyenne pour les identifier et les localiser". Un extrait de la vidéo avait été largement diffusé, de même que les images des visages des cinq hommes. Un appel à témoin avait été lancé.
Mais la piste semble devoir ne mener nulle part. Première approximation : le supermarché d'où proviennent les images ne se situe pas à Dammarie-lès-Lys, mais à Villiers-en-Bière, à quelques kilomètres de là. Deuxième problème : les visages des cinq hommes présents sur cette vidéo ont été identifiés. Ce sont leurs familles qui les ont reconnus en voyant leurs images. Les fameux suspects recherchés sont des pompiers catalans en vacances en France, pour y pratiquer l'alpinisme. Selon les médias espagnols, leurs proches, en voyant leurs visages apparaître à la télévision, se sont empressés de leur téléphoner. L'agence espagnole Europa Press assure de son côté que les pompiers de Catalogne ont reçu des appels des cinq hommes concernés, une fois que ceux-ci ont été alertés par leurs familles. Or la Catalogne n'est pas le Pays basque, et il paraît difficile aujourd'hui de continuer à faire endosser aux cinq pompiers catalans l'habit de suspects.
Deux membres du commando identifiés ?
D'où venait l'erreur ? Apparemment, c'est le témoignage d'un ancien policier à la retraite ayant aperçu à l'hypermarché un groupe parlant espagnol qui avait amené les enquêteurs à visionner les images de vidéosurveillance. Les policiers français impliqués dans la fusillade ont cru ensuite reconnaître sur les images les protagonistes du crime, assure-t-on de source proche du dossier. C'est cet élément qui aurait convaincu les autorités de lancer une réquisition aux médias, une méthode rare. L'erreur semble être en tout cas allée assez loin, puisque les pompiers catalans qui figuraient sur ces images ont été entendus dans un commissariat de Melun, selon Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale. Le ministre espagnol de l'Intérieur a reconnu samedi la méprise, et admis qu'on "aurait pu faire mieux". En revanche, le syndicat Synergie Officiers a apporté son soutien aux enquêteurs et a dénoncé un "battage médiatique flicophobe" à propos de cette bourde.
Quoiqu'il en soit, l'audition au commissariat de Melun de 10 pompiers catalans (les cinq filmés et cinq autres faisant partie du groupe de vacanciers) a pris fin samedi en milieu d'après-midi. Une policière a annoncé samedi vers 15h45 que l'audition de ces personnes, qui s'étaient d'elles-mêmes présentées au commissariat samedi matin, avait pris fin "il y a une heure" et qu'elles avaient quitté le commissariat. Elles auraient quitté le commissariat par une porte dérobée. Les dix pompiers devraient regagner Barcelone samedi en fin de journée et y donner une conférence de presse, selon une autre source.
Dans l'enquête sur la fusillade mortelle, l'enquête se poursuit néanmoins, et la police recherche toujours les membres en fuite d'un commando de l'ETA. La police française a déjà arrêté l'un d'eux, un homme de 27 ans qui s'est identifié lui-même comme un membre de l'ETA. L'agence Vasco Press, citant des sources anti-terroristes, avait affirmé que l'un de ces membres était Mikel Karrera Sarobe, alias "Ata", considéré par la police comme le chef des opérations militaires du groupe. Selon Vasco Press, un autre membre d'ETA aurait été identifié en compagnie de "Ata" : Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, responsable de la formation des nouveaux membres de l'organisation. Interrogé à l'issue du conseil des ministres, le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero s'était contenté de dire que les étarras présumés recherchés dans ce dossier "ne sont pas de second plan".
La France constitue la principale base-arrière d'ETA, où l'organisation entrepose notamment son matériel. Elle s'y rend responsable de vols de véhicules, d'armes ou d'explosifs, utilisés pour des opérations en Espagne, mais elle n'a jamais visé directement les intérêts français. Trente-quatre de ses membres présumés ont été interpellés depuis le début 2010, dont sept en France, selon le ministère espagnol de l'Intérieur. Plusieurs de ses chefs présumés ont été arrêtés ces derniers mois ou ces dernières années en France. Ainsi, Ibon Gogeascoechea Arronategui, présenté comme le "chef militaire" de l'organisation, a été arrêté à la fin février dans le nord-ouest de la France. Sur ce thème de la lutte contre l'ETA, Nicolas Sarkozy aura un déjeuner de travail mardi avec le chef du gouvernement espagnol, après la cérémonie d'obsèques du policier à laquelle tous deux assisteront.
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Fusillade de Dammarie: 3 etarras mis en examen
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