Un flashball © ReutersLe flashball, à défaut d'être la solution miracle anti-crime, fait au moins parler de lui. Ainsi, la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) met en cause l'utilisation de "flashball", dans un rapport sur des heurts qui avaient opposé en juillet à Montreuil des membres de forces de l'ordre et des manifestants.
Tir de flash-ball mortel à Marseille ? Les réponses de l'autopsie
L'autopsie du corps de l'homme visé par un tir de flash-ball dimanche à Marseille, a révélé qu'il était décédé d'un "oedème pulmonaire" provoqué par l'arrêt cardiaque, lui-même "causé semble-t-il" par le tir, selon le parquet.
Publié le 14/12/2010
Tir de flash-ball à Marseille: l'homme est décédé
Agé de 45 ans, ce résident d'un foyer de travailleurs avait été victime d'un arrêt cardiaque dimanche à Marseille après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier.
Publié le 13/12/2010
Marseille : un homme dans un état critique après un tir de flash-ball
L'homme a été victime d'un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier qui intervenait pour mettre fin à une rixe dans un foyer de travailleurs à Marseille. La police des polices va enquêter.
Publié le 12/12/2010
Blessé d'un tir de flashball : un rapport accuse
La Commission nationale de déontologie de la sécurité estime que l'utilisation de flashballs lors de heurts à Montreuil en juillet n'était "pas indispensable et proportionnée à la menace". L'un des manifestants, blessé, avait perdu un oeil.
Publié le 10/03/2010
Tir de flashball : un policier mis en examen
Un homme avait perdu un oeil après un tir de flashball en juillet à Montreuil. La police des polices avait conclu que des policiers n'avaient pas respecté les règles.
Publié le 29/09/2009
Flashball : des policiers n'ont pas suivi les règles
Le 8 juillet, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, un homme de 34 ans avait perdu un oeil après un tir de flashball.
Publié le 19/08/2009
La commission recommande "de ne pas utiliser cette arme lors de manifestations sur la voie publique, hors les cas très exceptionnels qu'il conviendrait de définir très strictement". Elle met en cause "l'imprécision des trajectoires des tirs de "flashball" qui rendent inutiles les conseils d'utilisation théoriques et la gravité comme l'irréversibilité des dommages collatéraux manifestement inévitables qu'ils occasionnent". Pour la CNDS, "même si le tireur respecte (...) la doctrine d'emploi technique", le "flashball" présente "un degré de dangerosité totalement disproportionné au regard des buts en vue desquels (il) a été conçu".
Oeil crevé
Rappel des faits évoqués : dans la journée du 8 juillet, des heurts avaient opposé des membres des forces de l'ordre et des manifestants soutenant les occupants d'une clinique désaffectée expulsés un peu plus tôt à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans, qui participait à ce rassemblement, avait perdu un oeil à la suite d'un tir de "flashball". Un policier de la Brigade anti-criminalité avait été mis en examen fin septembre pour "violences volontaires".
A ce titre, la CNDS, autorité indépendante veillant au respect de la déontologie par les professions de sécurité, souhaite "l'engagement de poursuites disciplinaires à l'encontre du lieutenant et du gardien de la paix en raison des manquements professionnels graves relevés à leur encontre". Elle "estime que l'utilisation des flashballs n'était pas indispensable et proportionnée à la menace". Quoiqu'il en soit, l'avis de la commission va dans le sens d'une enquête de l'Inspection générale des Services (IGS, "police des polices"), dont les experts avaient indiqué que des policiers n'avaient pas respecté les règles d'utilisation du "flashball", en vigueur dans la police, lors du tir incriminé.
"Dégoût des policiers"
Le syndicat de police Synergie a réagi mercredi. Dans un communiqué, il "constate avec écoeurement que la énième production téléguidée de la CNDS est encore plus nauséabonde que les précédentes". Affirmant "relayer le dégoût des policiers face à ce qui ressemble plus à un procès stalinien qu'à une recherche de vérité", il estime que la CNDS, dans l'affaire de Montreuil, "s'est définitivement discréditée en stigmatisant l'usage du flashball".
La CNDS avait été saisie en juillet par le député et ex-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (apparenté au Parti communiste français) et par le maire Dominique Voynet (Verts) qui se dit "satisfaite" de la mise en cause du comportement des forces de l'ordre.
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