Interventon de pompiers en Vendée. © TF1/LCILundi matin, tous les élus de la région Poitou-Charentes rendent hommage aux victimes et se portent au secours des familles sinistrées. L'heure n'est pas à la polémique et la campagne régionale est pour l'instant suspendue. Mais beaucoup d'interrogations se posent parmi les habitants de la région sinistrée et des critiques se font jour sur les mesures de prévention avant l'arrivée des vents violents. Malgré l'alerte rouge déclenchée samedi après-midi vers 16h15 sur quatre départements, les zones côtières submergées n'ont pas été évacuées et la circulation des automobiles et des personnes n'était pas restreinte.
Tempête Xynthia : tout savoir sur les indemnisations
Comment les sinistrés de la tempête Xynthia qui a sévit ce week-end seront-ils indemnisés ? Comment s'y prendre ? Toutes les réponses.
Publié le 01/03/2010
Sarkozy : un "drame inacceptable et incompréhensible"
"Il faut qu'on s'interroge pour savoir comment en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison", a lancé lundi le président venu sur le littoral atlantique très touché par la tempête.
Publié le 01/03/2010
Tempête Xynthia : appels aux dons, les infos pratiques
Les appels à la générosité se multiplient pour venir en aide aux sinistrés de la tempête Xynthia, dont beaucoup ont tout perdu dimanche. Voici quelques infos utiles.
Publié le 01/03/2010
Risque inondation : 1/3 des communes françaises concernées
Premier risque naturel en France, le risque inondation concerne 16.134 communes, dont 300 grandes agglomérations, soit 5,1 millions de Français, selon le ministère de l'Ecologie.
Publié le 01/03/2010
Tempête : faut-il construire plus loin de la mer ?
Le lourd bilan humain de la tempête aurait-il pu être évité ? Doit-on laisser construire des maisons au niveau de la mer ? La catastrophe a touché des zones classées inondables.
Publié le 01/03/2010
Tempête Xynthia : vos photos
Inondations, bateaux retournés, arbres tombés, digues endommagées... La tempête Xynthia, la plus meurtrière depuis celle de 1999, a fait de gros dégâts. Images.
Publié le 28/02/2010
« Très honnêtement, le préfet de la Charente-Maritime, qui est l'ancien directeur de la sécurité civile, avait fait tout ce qu'il fallait, les gens étaient prévenus", a affirmé Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports sur France Info. "C'est un phénomène qu'on n'a jamais vu depuis plusieurs siècles, il faudra bien sûr regarder de plus près les livres d'histoire", a ajouté le patron du conseil général de Charente-Maritime. « Les arrêtés de catastrophe naturelle vont être pris pour favoriser les indemnisations, a-t-il confirmé. Il estime les dégâts à "des dizaines et des dizaines de millions d'euros".
De son côté, son opposante socialiste aux régionales Ségolène Royal s'est gardée de toute critique lundi matin. La présidente de la région a déclaré que ¨personne ne pouvait prévoir l'ampleur" de la tempête meurtrière. Elle a refusé de critiquer les services de l'Etat, tout en estimant qu'il faudrait tirer le bilan de cette catastrophe pour la reconstruction."Personne ne pouvait prévoir la concomitance des trois phénomènes météo (...) C'est toujours difficile de porter des accusations après coup", a-t-elle dit. "Il va falloir reconstruire des digues suffisamment puissantes, solides et hautes. Elles sont très anciennes n'étaient peut-être pas faites pour supporter un tel choc. Il faut maintenant en tirer les conséquences", a-t-elle ajouté. Sur LCI, le porte-parole de la Sécurité civile a affirmé à propos de cette tempête que « c'est un phénomène que l'on connaissait mal » sans toutefois commenter les actions de la préfecture.
« Il faut construire autrement sur la côte »
Le président du Conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a estimé pour sa part que la catastrophe provoquée par le passage de Xynthia imposait de nouvelles normes de construction. Les décès sont à déplorer essentiellement dans des localités de la Vendée proches de la mer, qui ont été submergées, où les habitants surpris dans leur sommeil ont été noyés. "Sur le moyen terme, il faut construire autrement sur la côte, partout en France. L'Etat impose des normes qui sont respectées par les maires le plus souvent mais qui ne sont pas assez sévères", a-t-il affirmé sur France info. Selon lui, les digues de plus en plus hautes et de plus en plus renforcées, sont anciennes et il n'est pas souhaitable de procéder à une perpétuelle consolidation. "Partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus loin", a estimé Philippe de Villiers.
Pour sa part, Chantal Jouanno a réagi lundi matin en insistant sur la nécessité de durcir les règles de construction dans les zones inondables. « Il y a des zones où on ne peut absolument pas construire", a-t-elle insisté sur i-TELE : "Il ne faut pas construire dans des zones qui sont derrière des digues, surtout quand elles sont encaissées entre une voie ferrée et une digue". "On est constamment accusé de vouloir mettre sous cloche, d'empêcher les constructions", a-t-elle ajouté. "Mais on subit des pressions, c'est clair". Depuis 1999, 100.000 logements ont été construits en zone inondable sur l'ensemble de la France : "C'est un combat perpétuel". Selon elle, le président de la République en déplacement dans les zones sinistrées lundi annoncera "un plan d'urgence et de consolidation des digues"." La France en compte près de 10.000 km dont "1.000 à risque", a-t-elle indiqué.
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