Archives © TF1/LCIAvec 540 incidents relatifs à la sécurité des médecins recensés en 2009, on reste loin du pic de 2007, avec 837 agressions déclarées. Un chiffre a priori rassurant puisqu'il reste stable par rapport à l'année précédente. Toutefois, lors de son bilan annuel, l'Observatoire de la sécurité des médecins a constaté une aggravation de la violence de ces actes, révèle mercredi France Info.
Une consultation plus chère sans carte vitale ? "Pas question"
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi qu'il "n'était pas question" qu'une taxe de 0,50 euro soit appliquée aux patients sans carte vitale comme des médecins menacent de le faire.
Publié le 10/02/2011
Oublier votre carte Vitale pourrait vous coûter plus cher...
Des médecins pourraient faire payer un supplément de 50 centimes d'euro aux patients sans carte Vitale. Histoire de répercuter les 50 centimes qui leur sont réclamés par la Sécu par feuille de soins non télétransmise avec la fameuse carte verte. L'assurance maladie proteste.
Publié le 10/02/2011
Les médecins français préfèrent le Sud
Une étude publiée mardi par le Conseil national de l'ordre des Médecins dresse leur portrait. Ils sont nombreux, âgés, de moins en moins libéraux et de plus en plus attirés par les remplacements.
Publié le 23/11/2010
Cet observatoire a été mis en place par Ipsos pour le Conseil national de l'Ordre. Selon l'Ordre, les agressions physiques représentaient 16% des incidents signalés en 2009 contre 11% en 2008. "Les agressions, outre l'aspect contre nature de s'attaquer à celui ou celle qui soigne, compromettent l'accès aux soins là ou les agressions sont les plus nombreuses", a averti le docteur André Deseur, président de la section de l'exercice professionnel de l'Ordre.
L'agression verbale entre un patient et le médecin continue d'être l'incident le plus fréquent mais se trouve "au plus haut depuis la mise en place de l'Observatoire" en 2003, et représente 54% des incidents déclarés. Les vols (23%) à l'encontre des médecins sont en recul mais constituent malgré tout la deuxième cause d'agressions. "On considère que la sous-déclaration est de 30% au minimum", a précisé mercredi à l'AFP le docteur Deseur. "Même les violences physiques ne sont pas toujours déclarées à l'Observatoire", poursuit-il, citant un "viol qui n'a pu être pris en compte à la demande de la victime, qui a depuis fermé son cabinet".
La Seine-Saint-Denis particulièrement touchée
Leur gravité préoccupe également l'Ordre. L'an dernier, 10% des incidents ont entraîné une interruption temporaire de travail (ITT) (contre 8% en 2008 et 7% en 2007). Pour 5% (24), il s'agit même d'une ITT entre trois et huit jours, soit un nombre jamais enregistré depuis la création de l'Observatoire, pointe le docteur Jean-François Guyonnard, coordonnateur du comité de pilotage pour la sécurité des médecins.
Le département de la Seine Saint-Denis (93) demeure depuis ces trois dernières années le département où sont recensés le plus d'incidents (54 des 512 déclarés et analysés dans l'étude). Suivent le Val d'Oise (31), l'Isère (26), la Seine-Maritime (26), le Nord (22) et le Val de Marne (22). "Des praticiens du 93 déménagent, parce que la vie est devenu invivable à titre personnel et professionnel, pour s'installer dans un endroit plus tranquille", égrène le docteur Deseur. Mais comme le docteur Guyonnard, il avoue ne pas pouvoir préciser le nombre de médecins concernés chaque année par cette réalité (abandon d'un cabinet ou de l'exercice libéral).
Les généralistes, cible principale
Les généralistes sont toujours principalement concernés. Parmi les spécialistes, les ophtalmologues restent les plus concernés par les incidents, sans doute en raison des listes d'attente. Viennent ensuite à part égale, les médecins du travail (mais moins qu'en 2007), les psychiatres, les dermatologues et les gynécologues-obstétriciens.
Le temps d'attente jugé excessif est à l'origine de 11% des incidents toutes formes confondues (menaces...). Viennent ensuite un reproche relatif à un traitement (10%), le vol ou tentative (7%) talonné par le refus de prescription (6%), de certificat médical ou d'arrêt de travail (5% chacun). Le refus de payer la consultation ou la contestation d'une décision médicale sont également évoqués, à côté de motifs très anecdotiques comme le refus de boire un verre avec le patient lors d'une visite à domicile (un cas). Dans un quart des cas, le médecin n'a pas su donner de motif particulier à l'incident.
Reportage en Seine-Saint-Denis
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