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Les agressions violentes contre les médecins augmentent


le 31 mars 2010 à 10h13
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4min
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Archives / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversSi le nombre d'agressions contre les médecins est resté stable en 2009 (540), leur gravité, en revanche, est en hausse, selon l'Observatoire de la sécurité des médecins.

Avec 540 incidents relatifs à la sécurité des médecins recensés en 2009, on reste  loin du pic de 2007, avec 837 agressions déclarées. Un chiffre a priori rassurant puisqu'il reste stable par rapport à l'année précédente. Toutefois, lors de son bilan annuel, l'Observatoire de la sécurité des médecins a constaté une aggravation de la violence de ces actes, révèle mercredi France Info.

Cet observatoire a été mis en place par Ipsos pour le Conseil national de l'Ordre. Selon l'Ordre, les agressions physiques représentaient 16% des incidents signalés en 2009 contre 11% en 2008. "Les agressions, outre l'aspect contre nature de s'attaquer à celui ou celle qui soigne, compromettent l'accès aux soins là ou les agressions sont les plus nombreuses", a averti le docteur André Deseur, président de la section de  l'exercice professionnel de l'Ordre. 

L'agression verbale entre un patient et le médecin continue d'être l'incident le plus fréquent mais se trouve "au plus haut depuis la mise en place  de l'Observatoire" en 2003, et représente 54% des incidents déclarés. Les vols (23%) à l'encontre des médecins sont en recul mais constituent malgré tout la deuxième cause d'agressions. "On considère que la sous-déclaration est de 30% au minimum", a précisé mercredi à l'AFP le docteur Deseur. "Même les violences physiques ne sont pas toujours déclarées à l'Observatoire", poursuit-il, citant un "viol qui n'a pu être pris en compte à la demande de la victime, qui a depuis fermé son cabinet".

La Seine-Saint-Denis particulièrement touchée

Leur gravité préoccupe également l'Ordre. L'an dernier, 10% des incidents  ont entraîné une interruption temporaire de travail (ITT) (contre 8% en 2008 et 7% en 2007). Pour 5% (24), il s'agit même d'une ITT entre trois et huit jours, soit un nombre jamais enregistré depuis la création de l'Observatoire, pointe le docteur Jean-François Guyonnard, coordonnateur du comité de pilotage pour la sécurité des médecins.

Le département de la Seine Saint-Denis (93) demeure depuis ces trois dernières années le département où sont recensés le plus d'incidents (54 des 512 déclarés et analysés dans l'étude). Suivent le Val d'Oise (31), l'Isère (26), la Seine-Maritime (26), le Nord (22) et le Val de Marne (22). "Des praticiens du 93 déménagent, parce que la vie est devenu invivable à titre personnel et professionnel, pour s'installer dans un endroit plus tranquille", égrène le docteur Deseur. Mais comme le docteur Guyonnard, il avoue ne pas pouvoir préciser le nombre de médecins concernés chaque année par cette réalité (abandon d'un cabinet ou de l'exercice libéral).

Les généralistes, cible principale 

Les généralistes sont toujours principalement concernés. Parmi les spécialistes, les ophtalmologues restent les plus concernés par les incidents, sans doute en raison des listes d'attente. Viennent ensuite à part égale, les médecins du travail (mais moins qu'en 2007), les psychiatres, les dermatologues et les gynécologues-obstétriciens.

Le temps d'attente jugé excessif est à l'origine de 11% des incidents toutes formes confondues (menaces...). Viennent ensuite un reproche relatif à un traitement (10%), le vol ou tentative (7%) talonné par le refus de prescription (6%), de certificat médical ou d'arrêt de travail (5% chacun). Le refus de payer la consultation ou la contestation d'une décision médicale sont également évoqués, à côté de motifs très anecdotiques comme le refus de boire un verre avec le patient lors d'une visite à domicile (un cas). Dans un quart des cas, le médecin n'a pas su donner de motif particulier à l'incident.

Reportage en Seine-Saint-Denis

 

 

Commenter cet article

  • robert51 : C'est exactement ce que je pensais en lisant son commentaire ....mais beaucoup réagissent comme ça maintenant , hélas !!! Jalousie quand tu nous tiens

    Le 01/04/2010 à 08h42
  • andine972 : Les français ont bien changé ,,,

    Le 01/04/2010 à 02h06
  • nokorom : A zora63 : Voilà une bien étrange conception de la solidarité ! Doit-on devenir pauvre pour être solidaire avec les pauvres, ou s'enterrer vivant pour être solidaire avec les haïtiens ? Cela m'embêterait de devenir idiot pour être solidaire avec vous.

    Le 01/04/2010 à 00h24
  • redeared : Celia, en effet, prendre un anti-depresseur ne change pas la cause de la depression ou de l'angoisse. Mais faire du Yoga, c'est en fait prendre le temps de s'occuper de soi, de casser notre cycle de "vitesse maximale jusqu'a la pierre tombale". Tu a decidee de te prendre en main, et c'est CA qui fait que tu n'est plus angoissee...

    Le 31/03/2010 à 17h42
  • albert75014 : A didierbretagne, vous ne devez probablement pas être au courant, mais pour être médecin, il faut entre 9 et 11 ans d'étude après le bas. J'aimerai vraiment connaitre les professions qui en demande autant (d'années d'étude) ! Et oser dire qu'un médecin est trop payé, alors qu'un plombier prend beaucoup plus, et que le médecin ne commence à travailler qu'à 30 ans, c'est être décidément bien jaloux !

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