Le policier touché grièvement à la tête mardi lors d'un contrôle routier à Epernay est toujours placé dans un coma artificiel. Cette agression a eu lieu lieu dans un quartier sensible de la ville. © TF1/LCILe cas d'Epernay est devenu emblématique chez les policiers. Lundi 8 mars, vers 16 heures, une patrouille de police avait voulu interpeller un individu recherché par la justice, qui circulait sans ceinture à bord de son véhicule dans le quartier sensible de Bernon. Le contrôle avait dégénéré quand plusieurs jeunes s'étaient rassemblés autour des policiers et leur avaient jeté des pierres et des morceaux de parpaings. Un des projectiles avait touché à la tête un brigadier-chef de 49 ans, le blessant grièvement. L'homme n'est sorti du coma qu'en début de semaine et François Fillon l'avait même, par erreur, donné pour mort avant de s'en excuser auprès de sa famille. Reste que le cas de ce policier gravement blessé est survenu dans un contexte d'agressions récentes : à Tarascon, où deux policiers ont été grièvement blessés ; après la mort, vécue comme un traumatisme par la profession, du major Point en Seine-et-Marne, tué par des cambrioleurs ; et peu avant la fusillade avec des membres présumés de l'ETA qui a coûté la vie à un brigadier près de Dammarie-les-Lys... tout près de là où était déjà mort le major Point.
Dans cette affaire d'Epernay, dix personnes avaient été placées en garde à vue cette semaine : huit qui avaient été appréhendées, et deux qui se sont rendues. Sept ont été présentées au parquet vendredi matin. Parmi elles, un jeune homme de 17 ans, auteur présumé du jet de pierre qui a grièvement blessé le policier. Il a été mis en examen et incarcéré, et six autres personnes ont été placées sous contrôle judiciaire.
L'homme initialement contrôlé toujours en fuite
Ce jeune homme, qui s'est présenté de lui-même mercredi au commissariat d'Epernay, est poursuivi pour violences volontaires en réunion avec arme sur fonctionnaire de police, selon le procureur de Reims. Il risque jusqu'à dix ans de prison. "Il s'est présenté pour nier les faits mais a été identifié par un fonctionnaire de police et également par une des personnes placées en garde à vue", a expliqué le procureur lors d'un point presse. Toujours selon le magistrat, les interpellés "ont tous nié, à l'exception d'un, jusqu'à leur présence sur les lieux".
"Le parquet a ouvert une information judiciaire pour rébellion en réunion et participation à une bande violente à l'encontre des six autres suspects, dont deux mineurs, présentés ce matin. Il ont été placés sous contrôle judiciaire", a précisé le procureur vendredi. Quant au jeune homme contrôlé, à l'origine des faits de violence contre les policiers, il est toujours en fuite.
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