Jean-Hugues Matelly © TF1 News Le chef d'escadron Jean-Hugues Matelly s'était exprimé publiquement en tant que chercheur du Centre national de la recherche scientifique, fin 2008, en critiquant, notamment dans un article de presse, le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, effectif depuis le 1er janvier 2009. Des critiques publiques et trop voyantes : il a été radié des cadres jeudi par "mesure disciplinaire" par un décret du président de la République pour "manquement grave" à son obligation de réserve.
Le Conseil d'Etat annule la radiation du gendarme Matelly
La plus haute juridiction administrative a estimé mercredi la radiation du commandant de gendarmerie Jean-Hugues Matelly comme étant une "sanction manifestement disproportionnée" par rapport au manquement à son obligation de réserve.
Publié le 12/01/2011
Encore du grabuge dans la gendarmerie
Un gendarme a été suspendu cette semaine pour avoir écrit un poème en soutien à son collègue le chef d'escadron Jean-Hugues Matelly, radié pour avoir critiqué le rapprochement police-gendarmerie.
Publié le 03/04/2010
Radié pour avoir critiqué le rapprochement police-gendarmerie
Le chef d'escadron de gendarmerie Jean-Hugues Matelly, qui avait critiqué le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, a été radié des cadres par "mesure disciplinaire" par un décret du président de la République.
Publié le 25/03/2010
Désormais, le gendarme veut "faire constater l'illégalité flagrante" du décret sur sa radiation, "et l'atteinte qu'il représente aux libertés fondamentales", affirme-t-il dans une interview au Parisien. Voilà pourquoi il a déposé un référé devant le Conseil d'Etat. Ensuite, "quelle que soit la décision du Conseil d'Etat, il faudra déposer un recours et cela peut prendre des mois, voire des années", ajoute-t-il, précisant qu'il "compte plus sur le débat public que cette affaire semble susciter pour faire progresser la question".
"Ma liberté de ton dérange"
Et ce débat public, il compte bien ne pas le laisser s'enliser. Jean-Hugues Matelly assure ne pas comprendre la sévérité de la sanction qui le frappe : "je pense que ma liberté de ton dérange", déclare-t-il. Certes, "il doit forcément y avoir une limite dans la liberté d'expression", reconnaît-il. Mais "ce concept n'est pas défini par la loi. Il est déterminé au cas par cas et le curseur se déplace selon les gouvernements", fait-il remarquer.
Il estime ainsi "qu'en France, les militaires sont libres de s'exprimer tant qu'ils restent dans la ligne du parti au pouvoir", alors qu'ils sont "bien plus libres dans le reste de l'Europe et aux Etats-Unis". Et de souligner : "Ce n'est pas la première fois que je suis sanctionné pour manquement au devoir de réserve. Mais je l'avais toujours été en tant que gendarme. Et cela n'avait pas été jusqu'à la radiation". Il estimait pourtant avoir pris ses précautions en signant l'article en cause en sa qualité de chercheur et non de gendarme.
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