
La violence dans les stades de football est-elle une fatalité ? Nicolas Sarkozy et le gouvernement se sont engagés à tout mettre en oeuvre pour juguler un phénomène que les pouvoirs publics ne parviennent pas à contrôler malgré plusieurs lois et des centaines d'interdictions de stades imposées depuis près de 20 ans. La première loi contre la violence dans les stades remonte à 1993 et avait été portée par Michèle Alliot-Marie lorsqu'elle était ministre de la Jeunesse et des Sports d'Edouard Balladur. Son adoption faisait suite à la première manifestation de hooliganisme en France, de graves incidents survenus au Parc des Princes après un match entre le PSG et Caen. Aujourd'hui, l'exécutif s'est à nouveau saisi du problème de la violence dans le football alors qu'un supporter du Paris Saint-Germain est tombé dans le coma après avoir été passé à tabac dimanche dernier par des supporters d'une tribune rivale du Parc des Princes, avant un match entre le PSG et Marseille.
Les supporteurs parisiens défient le PSG
Une marée de fumigènes qui a envahi le Parc des Princes a contraint samedi soir à interrompre la rencontre PSG-Montpellier, finalement perdue par les Parisiens. Un incident qui intervient dans un climat de vive tension.
Publié le 16/05/2010
Le plan anti-hooligans du PSG
Le Parisien révèle plusieurs mesures que le club de football veut mettre en place dans les prochaines semaines pour empêcher les violences lors des matches.
Publié le 08/05/2010
PSG : enquête après des tags dans des locaux de supporters
Selon une source policière, les tags et inscriptions ont été découverts vendredi alors que des membres des groupes de supporters dissous du Paris SG venaient de récupérer du matériel dans leurs locaux.
Publié le 03/05/2010
Sept groupes de supporters dissous
Impliqués dans des faits de violences, ces clubs de supporters ont été officiellement dissous par le gouvernement. Les affrontements qui accompagnent parfois certains matchs de football ont provoqué la mort d'une personne en février.
Publié le 29/04/2010
Groupes de supporters : qui sera sanctionné ?
Pas de sanction, suspension provisoire ou dissolution : la Commission nationale consultative de prévention des violences rend ce mardi son avis sur des groupes de supporters du PSG mais aussi de Lyon et Nice.
Publié le 27/04/2010
PSG-Marseille : un blessé dans des affrontements entre supporteurs
Un supporteur a été blessé et pris en charge par le Samu après des affrontements entre des supporteurs parisiens dimanche près du Parc des Princes, avant le match Paris SG-Marseille.
Publié le 01/03/2010
PSG-OM : le "boycott général" des supporters de l'OM
En refusant de venir pour le match de dimanche au Parc des Princes, ils entendent ainsi protester contre les mesures de sécurité imposées par le ministère de l'Intérieur. 1.500 supporters marseillais étaient attendus.
Publié le 27/02/2010
OM-PSG reporté : échauffourées à Marseille
Des échauffourées se sont produites dimanche après-midi sur le Vieux-Port entre supporteurs de Marseille et du Paris SG après le report du match prévu le soir.
Publié le 25/10/2009
Le maire de Boulogne réclame 100.000 euros au PSG
Avant le match PSG-Marseille, des supporters du club parisien auraient insulté des passants et renversé des poubelles, nécessitant l'intervention de la police.
Publié le 15/03/2009
OM-PSG : le bus des joueurs parisiens caillassé
Une vitre du véhicule a explosé dimanche soir avant le match à Marseille, mais aucun membre de l'équipe n'a été blessé.
Publié le 04/02/2007
Le PSG malade de ses supporteurs
Des supporteurs parisiens se sont affrontés dimanche devant le Parc des Princes. La direction du PSG veut en finir avec cette violence récurrente qui gangrène le club parisien.
Publié le 02/03/2010
"Il y a une violence qui est entretenue par un tout petit nombre de véritables voyous, de gens qui sont un peu débiles mentaux", a commenté jeudi Michèle Alliot-Marie sur RTL. Pour le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, "il n'y a pas de mot assez fort pour les caractériser. Ils s'entretuent, ce sont des énergumènes, des cinglés, des fous", a-t-il affirmé sur Europe 1.
Dissoudre, ou ne pas dissoudre ?
Selon le ministère de la Justice, environ 600 personnes sont aujourd'hui interdites de stades en France. Elles sont contraintes de pointer au commissariat pendant les rencontres. Quelque 150 interdictions de stade ont été prononcées par la justice et 452 par le préfet (interdictions administratives). En 2008, la durée moyenne des interdictions judiciaires de stade étaient de 23 mois, précise le ministère. "Je pense que c'est un signal fort et qu'il faut continuer à agir en ce sens", a commenté Michèle Alliot-Marie. Estimant que l'Etat avait "pris les dispositions législatives" requises, elle a demandé que les responsables des clubs et du football français "s'impliquent totalement et prennent eux aussi les dispositions nécessaires".
Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux ont marqué leur volonté de ne laisser aucun répit aux supporters violents. Ils ont notamment brandi la menace de dissolution de groupes de supporters. "Nous n'hésiterons pas à le faire", a dit le ministre de l'Intérieur. "C'est un signal fort et il faut continuer à agir en ce sens", a renchéri sa collègue de la Justice. En 2008, alors ministre de l'Intérieur, elle avait décidé la dissolution de la première association du "kop de Boulogne" du Paris Saint-Germain, les Boulogne Boys, et celle d'un groupe de supporters messins, la Faction Metz.
La dissolution des Boulogne Boys n'a cependant pas amélioré le climat dans les tribunes parisiennes. Au point que Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste des supporters "ultras", juge que la dissolution "n'est pas toujours une bonne idée". Il s'expliquait la semaine dernière dans lene Lyon Capitale : une telle mesure "casse toute structure modératrice, les groupes ultras ayant intérêt à limiter les débordements. Et les supporters violents continuent leurs agissements dans des bandes plus difficiles à réguler".
Des "voyous", pas des supporters
Après les propos de Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy déclaré vouloir faire en sorte "que les voyous désertent" les stades. "Je vais au PSG depuis bien longtemps, depuis bien plus longtemps qu'un certain nombre de voyous qui donnent un spectacle lamentable dans les tribunes", a-t-il affirmé à la presse, à Marignane (Bouche-du-Rhône), en marge d'un déplacement sur la politique industrielle.
Selon lui, "ces voyous, il ne faut pas les appeler des supporteurs, ce sont des voyous et croyez-bien qu'avec le ministre de l'Intérieur (ndlr: Brice Hortefeux), on va faire en sorte que ces voyous désertent nos stades". "Il vaut mieux que les tribunes d'un stade soient vides plutôt que remplies de personnes comme cela", a-t-il ajouté. "Je suis vraiment désolé que les supporteurs de l'OM n'aient pas pu venir à Paris. Il faut vraiment ne rien comprendre à ce que sont le sport et le football pour être parisien et ne pas aimer l'OM,et vice versa", a-t-il également affirmé.
| Deux supporteurs du PSG en garde à vue après des dégradations |
Deux supporteurs du PSG ont été interpellés jeudi en fin de matinée et placés en garde à vue alors qu'ils venaient de lancer trois fumigènes sur la façade de la société Colony Capital, actionnaire du club, située dans la VIIIème arrondissement, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Selon l'une de ces sources, jeudi peu avant 11 heures 30, six supporteurs appartenant au kop Boulogne du PSG se sont rendus devant les locaux de l'actionnaire sis au 6 rue Christophe Colomb (VIIIème) et ont lancé trois fumigènes en direction de la façade de l'immeuble. Les policiers du VIIIème arrondissement ont procédé à l'interpellation de deux hommes qui ont été placés en garde à vue au commissariat de l'arrondissement. Selon une autre source, un dispositif de sécurité a été immédiatement mis en place devant les boutiques du club parisien situées avenue des Champs-Elysées et au Parc des Princes. |
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