Un parent d'élève placé en détention après avoir giflé une CPE

Par TF1 News (Avec agence), le 12 mars 2010 à 22h37 , mis à jour le 06 avril 2010 à 17h47

Dossier : Violences scolaires

Le père d'une adolescente avait giflé mercredi une conseillère principale d'éducation (CPE) du collège de Cugnaux (Haute-Garonne), sous prétexte que sa fille l'avait appelé "en pleurs" et qu'il l'avait sentie "en danger".

école collège lycéeImage d'archives © REUTERS

Le père d'une adolescente qui avait giflé mercredi une conseillère principale d'éducation (CPE) du collège de Cugnaux (Haute-Garonne), ayant entraîné un "droit de retrait" des enseignants, a été placé en détention provisoire vendredi à Toulouse, a-t-on appris auprès du procureur. "Avant de dire droit, le tribunal a ordonné une expertise psychologique et renvoyé l'affaire au 21 avril", a indiqué le procureur, à l'issue d'une procédure de comparution immédiate à l'encontre du parent d'élève.

Plus d'infos

 
Mercredi, le père d'une adolescente avait fait irruption dans le bureau de la CPE, après avoir enjambé le portail d'accès du collège, et avait giflé la fonctionnaire de l'éducation nationale. "Sa fille", qui avait également giflé la CPE après avoir été congédiée du bureau, "l'a appelé en pleurs, et la sentant en danger il a mal apprécié la situation sur-estimant le danger dans lequel se trouvait sa fille", a indiqué son avocat Me Christian Etelin. Selon lui, le placement en détention "ne s'imposait nullement et apparaît disproportionné" car son client "ne représente un danger pour personne". "Cela entraîne une catastrophe pour la famille", a-t-il ajouté, le père ayant une entreprise de maçonnerie-charpenterie.

Droit de retrait
 
A la suite de cette agression, les enseignants et assistants d'éducation avaient fait valoir vendredi matin un droit de retrait, bloquant le fonctionnement des cours dans l'établissement scolaire. Les personnels avaient par la suite décidé par vote, "aux deux-tiers" selon le rectorat de Toulouse, de suspendre leur mouvement. Olivier Dugrip, recteur de l'académie de Toulouse, a condamné "fermement cette agression d'un personnel de l'Education nationale dans l'exercice de ses fonctions" mais a dénoncé "cet abus du droit de retrait alors que n'existe aucun danger imminent, conduisant à suspendre les enseignements et à livrer les élèves à eux-mêmes avec les risques que cela comporte".

Vendredi, "les personnels du collège ont été reçus par l'Inspecteur d'académie de Haute-Garonne pour parler de moyens pour l'établissement et instaurer un diagnostic sécurité", a indiqué le directeur de la communication de l'académie de Toulouse, Michel-Paul Monredon. Malgré la grève, "les cours ont normalement repris", a-t-il ajouté.

Par TF1 News (Avec agence) le 12 mars 2010 à 22:37
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59 Commentaires

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  • l.e.f, le 16/03/2010 à 19h51

    Pour antaspica. Que vous n'appréciez pas mes commentaires, je le conçois, mais ce que je peux vous affirmer, s'il y a quelque chose qui se dégrade, je pense que c'est le niveau de compétence de certains enseignants. En 1960, mon instituteur , Aux Salles Lavauguyon, Monsieur Guy Barjou , n'a jamais eu à lever la main sur ses élèves pour obtenir de très bon résultats. Pour preuve, mon frère F.......à été reçu premier du canton au certificat de fin d'étude et moi même deux ans après second. Je doute que dans un demi-siècle vos élèves se souviennent de votre nom ou de votre existence. Quand je dis que c'est le niveau de certains enseignants qui se détériore, j'en veux pour preuve les fautes d'orthographe grossières non corrigées sur les copies des élèves, (dans ce cas, le prof a-t-il lu le devoir?) quand ce n'est pas les fautes du même prof dans ses commentaires. Également, si vous n'êtes pas capables de vous faire respecter par des gamins de 13/14 ans, il faudrait peut-être penser à vous remettre en question. La paye à la compétence au mérite et au résultat serait peut la solution pour que le tir soit enfin rectifié.

  • antaspica, le 16/03/2010 à 13h22

    Pour l.e.f : A priori, dans les années 60, on pouvait être prof, écrire au tableau en tournant le dos à ses élèves, sans risquer de prendre un coup de couteau. Les parents pouvaient gifler leurs enfants et leur apprendre les bonnes manières sans risquer la prison pour coup et blessure. J'en passe et des meilleurs. Je pense qu'on peut parler de conditions qui se dégradent.....

  • pluezil, le 16/03/2010 à 02h19

    Et l'enseignement qui doit être obligatoire et gratuit ? tous ne peuvent pas se permettre d'aller dans le privé, c'est d'une inégalité désolante...

  • touille06, le 15/03/2010 à 15h25

    A robert51 Ce qu elle a fait de mal ? elle a juste giflé la CPE .Relisez bien l article " sa fille qui avait egalement giflée la CPE " Voila ce qu elle a fait de mal , ne vous suffis pas?

  • robert51, le 15/03/2010 à 14h37

    Cette jeune voulait juste de l'aide venant de cette CPE ... à quoi sert elle si elle ne peut pas aider une élève en détresse ?? Mettez vous à la place de cette jeune et de ce père qui voit son enft en danger et personne pour l'aider ....et après vous irez manifester pour ces jeunes qui se font tabasser en sortant du lycée ??? HONTE à cette CPE et n'importe quel bon père de famille aurait agi pareil !! une gifle n'a jamais tué personne , les enseignants le répètent assez !!

  • touille06, le 15/03/2010 à 14h37

    Et l attitude des enfants de plus en plus arrogante et provocatrice car impunie, pourquoi vous n en parlez pas ?

  • robert51, le 15/03/2010 à 14h31

    Et cette pauvre jeune qui demandait juste de l'aide .....sans intérêt (???)

  • robert51, le 15/03/2010 à 14h27

    Et qu'a t'elle fait de mal ,cette jeune ,en allant chercher de l'aide auprès de cette CPE ??? faut arréter de toujours arranger ça à votre sauce .

  • lolo14290, le 15/03/2010 à 12h51

    Il est arrivé, lui a mis une gifle, je ne pense pas que la CPE aie eu le temps de dire quelque chose. Nous aussi, nous avons eu un problème avec une CPE d'un lycée, nous sommes allés voir le proviseur. Cela s'est réglé par le dialogue et avec la hiérarchie de cette personne. Et si le problème avait été avec le proviseur et bien il y a le rectorat, l'académie... Mais une baffe, non désolé, ça ne se fait pas. Quant à sa réputation, il n'avait qu'à y penser avant, la gamine a aussi baffé la CPE, quelle sanction ?

  • touille06, le 15/03/2010 à 07h57

    Il faudrait arreter de prendre les enfants pour des petits dieux. Ils doivent etre éduqués comme il ce doit a l école. Les parents a qui cela déplais n ont qu a faire leur boulot a la maison.

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