Un membre présumé de l'ETA est soupçonné d'avoir tué un brigadier de police de 52 ans, mardi soir près de Dammarie-les-Lys lors d'une fusillade. © TF1-LCI
Fusillade de Dammarie: 3 etarras mis en examen
Trois activistes présumés de l'organisation indépendantiste basque ETA, soupçonnés d'avoir participé à la fusillade de Dammarie-les-Lys le 16 mars, ont été mis en examen et placés en détention provisoire jeudi.
Publié le 23/07/2010
Meurtre de policier: les peines automatiques "inapplicables" en France
<b>Interview -</b> Le magistrat Christophe Régnard dénonce sur TF1 News la "démagogie" de Nicolas Sarkozy lorsqu'il demande une peine automatique de 30 ans contre les meurtriers de policiers. Une mesure aussi "inapplicable qu'inefficace", explique-t-il.
Publié le 19/03/2010
Sarkozy réclame 30 ans contre les assassins de policiers
Depuis Dammarie-Lès-Lys où il a rencontré les proches du policier tué mardi au cours d'une fusillade, le chef de l'Etat a une nouvelle accusé l'ETA de cet assassinat et annoncé la présence du chef du gouvernement espagnol aux obsèques mardi prochain.
Publié le 18/03/2010
"Il est très rare qu'ETA tire sur la police française"
<b> Interview -</b> Jean Chalvidant, auteur d'"ETA, l'enquête", souligne sur TF1 News que les etarras n'ont pas respecté la consigne de se rendre sans résistance en cas d'arrestation lors de la fusillade de Dammarie-les-Lys.
Publié le 17/03/2010
Sur RTL, Brice Hortefeux est revenu jeudi matin sur les éléments accusant ETA : "Le premier élément, c'est l'identification d'un véhicule qui a été volé le 16 février dans la commune de Lurcy-Lévis dans l'Allier selon les techniques opératoires de l'ETA. Le deuxième élément c'est la découverte dans un des véhicules d'un revolver provenant d'un vol qui avait été commis en 2006 par un commando de l'ETA et un troisième élément c'est la découverte d'un jeu de plaques minéralogiques qui provient là aussi d'un vol commis en 2006 dans l'Ain par l'ETA".
L'émotion des policiers
L'émotion est grande à Dammarie. Nicolas Sarkozy se rend ce matin en Seine-et-Marne pour y rencontrer la famille du policier tué et des policiers, a indiqué mercredi l'Elysée. Dès mercredi soir, plus de 300 policiers, venus de Seine-et-Marne et de départements voisins, se sont recueillis dans le calme, ne souhaitant pas parler à la presse, devant le commissariat où des bouquets de fleurs avaient été déposés.
"Je souhaite une minute de silence pour mon beau-frère", a demandé un membre de la famille de la victime, au terme d'un rassemblement silencieux de plus d'une heure. "Merci d'être venus parmi nous, on va se recontacter", a ensuite lancé James Dutertre, secrétaire départemental de l'Union Unité-police/SGP, avant de préciser que "plus de 300 fonctionnaires se trouvaient également à l'intérieur du commissariat". "Le drame n'est pas arrivé en ville mais en pleine campagne, je n'ai jamais vu ça de ma vie", a regretté Jean-Yves César, policier à la retraite qui a travaillé durant 7 ans avec le brigadier Jean-Serge Nérin. A quelques mètres de là, des jeunes policiers du commissariat de Melun souhaitant garder l'anonymat, venus en "soutien pour la famille", ont dénoncé une "trop grande impunité" dans notre société vis à vis des malfaiteurs.
Un homme arrêté, au moins 5 personnes en fuite
L'homme qui a été interpellé lors des faits, âgé de 27 ans, "a fait part de son appartenance à l'ETA". Il a été présenté par le quotidien espagnol El Mundo comme étant Joseba Fernandez Aspurz, ce que la source judiciaire s'est refusé à confirmer, arguant que des vérifications étaient en cours. L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction interrégionale de police judiciaire de Versailles.
Les faits résultent d'un "contrôle qui se passe mal" selon la source judiciaire, et se sont produits vers 19h mardi. Une patrouille de police du commissariat de Dammarie-les-Lys remarque un véhicule sur un chemin de terre sur la commune de Villiers-en-Bière, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Paris. Ils s'approchent et voient quatre personnes remplissant les réservoirs de quatre véhicules. Les policiers décident d'intervenir, a raconté la source judiciaire. L'un des individus les menace avec un pistolet mais il est désarmé. Les policiers commencent à les menotter.
C'est à ce moment qu'un cinquième véhicule suivi d'un sixième arrivent. Suit une fusillade au cours de laquelle le brigadier de 52 ans est mortellement touché. Les occupants des deux véhicules, dont le nombre n'a pu être précisé, s'enfuient et parviennent à récupérer l'une des quatre personnes désarmées par les policiers. Deux autres parviennent à s'enfuir à pied. Le quatrième, déjà menotté, est interpellé. Il était toujours en garde à vue mercredi matin. Au total, au moins cinq personnes sont donc en fuite, dont une femme. Les six voitures dans lesquels ils circulaient proviennent d'un vol à main armée qui s'est déroulé peu avant dans un dépôt-vente automobile, dont un employé a été ligoté, selon cette source.
Le chef de gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a condamné le meurtre du policier français. "J'ai ressenti cet assassinat comme s'il s'agissait de celui d'un membre des forces de sécurité espagnoles". Le parti indépendantiste basque radical Batasuna a fait part de sa "profonde affliction" après la mort du policier dans un "affrontement armé". Batasuna est un parti autorisé en France mais interdit en Espagne en raison de ses liens supposés avec le groupe séparatiste armé ETA.
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Fusillade de Dammarie: 3 etarras mis en examen
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