Course poursuite mortelle à Woippy, le 19 janvier 2010 © TF1-LCI"Ils (les policiers municipaux, ndlr) nous ont coursés, ils nous ont fait tomber", a affirmé à des journalistes Nabil Bouafia, 19 ans, qui apparaissait jeudi très diminué après plusieurs semaines passées dans un coma artificiel. "Quand nous étions à terre, ils nous ont frappés", a ajouté le jeune homme qui se déplace en chaise roulante depuis sa sortie, il y a quelques jours, du service de neuro-chirurgie du CHU de Nancy-Brabois.
Gendarmes caillassés et voitures brûlées à Woippy
Des incidents ont éclaté mercredi soir après une manifestation en hommage à trois jeunes, dont un est mort, après qu'ils aient été éjectés d'un scooter volé lors d'une course-poursuite avec la police municipale.
Publié le 21/01/2010
Woippy : incidents après la marche silencieuse
Des gendarmes positionnés à Woippy, en Moselle, ont été caillassés mercredi soir et des voitures incendiées dans cette cité enflammée par l'accident la veille de 3 jeunes en scooter poursuivis par la police.
Publié le 20/01/2010
Poursuivis par la police à 3 sur un scooter : un mort, 2 hospitalisés
Un jeune a été tué et deux jeunes ont été gravement blessés dans ce dramatique accident qui a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Woippy, en Moselle.
Publié le 20/01/2010
Le 20 janvier, à l'issue d'une course-poursuite de moins d'un kilomètre, trois jeunes fuyant une patrouille de police à bord d'un scooter avaient été projetés avec une extrême violence sur la chaussée après avoir effectué une embardée dans un virage. L'un d'entre eux, Malek Saouchi, 19 ans, de Woippy, est mort sur le coup. Les deux autres, Nabil Bouafia, 19 ans, de Metz, et Joshua Koch, 20 ans, de Woippy, avaient été grièvement blessés.
Expertises contradictoires
Les jeunes roulaient "sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive sur le scooter qui était non éclairé et signalé volé depuis décembre", avait indiqué peu après les faits le procureur de Metz, Rémi Heitz, en refusant de parler de "course-poursuite". Les trois policiers municipaux, qui avaient pris en chasse le scooter, avaient été placés en garde à vue peu après les faits avant d'être remis en liberté. Ils n'étaient pas immédiatement disponibles pour répondre aux accusations du jeune homme.
Selon Hakima Bouafia, la mère de Nabil qui s'est portée partie civile mardi, "les experts qui ont examiné mon fils ont conclu qu'il pouvait être entendu" par la juge d'instruction Basler, en charge du dossier. "Une première expertise a effectivement conclu que M. Bouafia pouvait être entendu", a indiqué une source proche du dossier. Mais "la deuxième, dont les conclusions doivent être rendues prochainement, conclurait que le jeune homme n'a plus aucune mémoire" des faits, a précisé cette source. Son avocate, Me Liliane Glock, a précisé que le jeune homme, qui ne se souvenait de rien en sortant de l'hôpital et qui se déplace encore en fauteuil roulant, voyait la mémoire lui revenir "petit à petit".
Le maire de Woippy défend sa police municipale
Le maire UMP de Woippy, François Grosdidier, a rejeté dans la journée ces accusations. "Le seul contact physique (entre la police et les jeunes) a été pour leur faire du bouche-à-bouche et des massages cardiaques pour les empêcher de mourir", a dit François Grosdidier à Reuters.
"Les policiers n'ont pas de matraque télescopique, mais des 'tonfas' et les 'flash balls' ont été saisis", a-t-il ajouté, en soulignant que les premiers éléments de l'enquête n'avaient permis d'identifier aucun choc entre le véhicule de la police et le scooter.
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