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Combien sont-ils à patienter, ce mardi, à l'aéroport de Nice ? Plusieurs centaines, un millier - les chiffres évoluent au gré des convois de voyageurs qui réussissent tant bien que mal à repartir en direction de chez eux, et des arrivées de nouveaux avions. Le personnel a installé une sorte de campement dans un terminal, avec des lits pliants, et a fait appel à la Croix-Rouge qui a apporté de l'eau et des biscuits. Beaucoup de ces voyageurs désorientés ont un point commun : ils avaient acheté un séjour auprès du voyagiste Marmara. Certains viennent de Lille, d'autres de Mulhouse ; ils étaient en vacances en Turquie, au Maroc, en Tunisie ; ils se retrouvent bloqués à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux, sans moyen de transport alors que trains, autocars et taxis sont pris d'assaut.
Air France reprendra une "exploitation normale" des long-courriers mardi
La compagnie aérienne Air France a annoncé lundi que la décision des autorités françaises et européennes d'ouvrir des corridors dans l'espace aérien européen lui permettait de "reprendre progressivement son programme d'exploitation".
Publié le 19/04/2010
Le déplacement du nuage et les prévisions
<b> Infographie -</b> Suivez l'évolution des cendres de Eyjafjöll et les prévisions du Centre d'observation des cendres volcaniques de Londres avec notre visuel animé.
Publié le 19/04/2010
Trafic aérien : le point dans les régions de France
Les aéroports français rouvrent peu à peu mais la remise en marche est très longue d'autant que les couloirs aériens sont restreints par précaution. Revue de détail.
Publié le 20/04/2010
Reprise progressive du trafic en France
Après 5 jours de chaos, le trafic aérien reprend progressivement en France. 30 % des vols ont été assurés ce mardi dans les aéroports parisiens. Priorité au rapatriement des passagers bloqués.
Publié le 20/04/2010
Des tensions à l?aéroport de Nice avec l'afflux de rapatriés
Près d'un millier de touristes bloqués à l'étranger sont arrivés à l'aéroport de Nice depuis lundi soir. Un afflux de voyageurs qui a créé des tensions.
Publié le 20/04/2010
"Des bonbons, des viennoiseries et une bouteille d'eau"
<b> Témoignage -</b> Anne, une Française bloquée au Japon, témoigne sur TF1 News de la situation à l'aéroport d'Osaka. Elle se plaint notamment de l'organisation et du manque d'information d'Air France et de l'ambassade.
Publié le 20/04/2010
Les cartes de l'évolution du nuage de cendres
Quels sont les pays déjà survolés par le nuage issu de l'éruption du volcan Eyjafjöll ? Quels sont ceux qui pourraient être menacés dans les prochains jours ? Le point en quelques cartes.
Publié le 19/04/2010
Le nuage de cendres chamboule le monde du sport
Oreillers sous le bras au cas où, certains sportifs ont dû remplacer l'avion par le car, comme tous les voyageurs bloqués par le nuage de cendres. D'autres profitent au maximum du fait d'être bloqués en Islande. Il y a aussi ceux qui ont perdu un match auquel ils n'ont pas pu se rendre...
Publié le 18/04/2010
Nuage de cendres : Absents au travail lundi ? Ce que dit la loi
De nombreux salariés terminent leurs vacances et devraient être lundi au travail. Que va-t-il se passer pour tous ceux qui n'y parviendront pas à cause du blocage du ciel européen ? Voici les règles.
Publié le 18/04/2010
Cendres : en 1982, un avion s'en était miraculeusement sorti
Le nuage de cendres qui survole actuellement l'Europe fait courir un risque réel aux avions. D'où la fermeture du ciel européen. En 1992, un pilote avait survolé une éruption volcanique aux commandes d'un Boeing 747. Récit.
Publié le 15/04/2010
Légère éclaircie dans le trafic aérien européen
Le trafic aérien va reprendre très progressivement mardi dans les aéroports parisiens. En Grande-Bretagne, en Belgique, la reprise du trafic est également annoncée, un espoir pour les passagers bloqués.
Publié le 19/04/2010
En tout et pour tout, l'aéroport de Nice a prévu trois vols pour la journée, en y incluant une reprise partielle de la navette Air France Nice-Paris. En temps normal, c'est dix vols qui sont assurés. Et la préfecture tente de trouver des solutions de rechange pour ces touristes en panne de vol. Anne-Sophie Dubrulle, 36 ans, lilloise, conseillère en économie sociale et familiale, fait partie de ces naufragés. Elle était en vacances à Djerba avec cinq de ses proches : sa fille, sa mère, deux de ses tantes et le mari de l'une d'entre elles. Depuis plusieurs jours, le groupe était confiné dans son hôtel par la désorganisation des transports aériens européens due au nuage de cendres volcaniques venu d'Islande. Réveillé en pleine nuit par le personnel de l'hôtel, expédié manu militari à l'aéroport de Djerba en croyant partir pour Lille, le petit groupe a pris l'air aux premières heures de mardi avec environ 200 autres touristes déboussolés, direction... Nice, où il a atterri à neuf heures du matin.
"A Nice, personne pour nous accueillir"
"A Djerba, avant le départ, on nous avait promis que des conseillers de Marmara nous attendraient à l'arrivée", raconte-t-elle. "Mais à Nice, personne pour nous accueillir. On s'est rendu au comptoir d'information de l'aéroport. On a essayé de contacter Marmara. Et on a appris que Marmara ne s'occupait de rien. Qu'ils se contentaient de nous ramener en France et nous laissaient nous débrouiller". Histoire identique pour les voyageurs débarqués de Turquie - 650 vacanciers arrivés dans la nuit. Eux aussi croyaient trouver des conseillers de Marmara à leur arrivée, vers 23 heures. Eux aussi ont été laissés aux bons soins du personnel de l'aéroport. Et 450 autres sont attendus d'ici mardi soir.
A Lille, l'époux d'Anne-Sophie, Christian Dubrulle, s'impatiente. Il multiplie les coups de téléphone auprès de l'antenne locale de Marmara, et peste contre le voyagiste. "Déjà , à Djerba, Marmara avait promis que tous les frais supplémentaires de séjour seraient pris en charge, qu'il ne fallait s'inquiéter de rien... avant de présenter la facture quelques jours plus tard : 35 à 40 euros par journée supplémentaire passée à l'hôtel", dénonce-t-il. "Il y a eu alors un gros mouvement de protestation parmi les touristes. Ensuite, on les a envoyés à l'aéroport de Djerba, on les a mis dans l'avion... et à partir de là , on les a carrément abandonnés. On ne laisse pas comme ça des centaines de passagers !"
Prix d'un taxi pour Lille : 1200 euros
Mais à qui incombe la prise en charge de ces voyageurs perdus ? Du côté de la société Aéroports de la Côte d'Azur, qui gère l'aéroport de Nice, on pointe la responsabilité du voyagiste, qui aurait dû les raccompagner jusqu'à leur point de départ. Du coup, pas d'autre solution pour eux que de rentrer à leurs frais, quitte à se retourner par la suite contre Marmara. Réponse plus nuancée du côté de la préfecture : le voyagiste est effectivement responsable des voyageurs jusqu'à la fin de leur voyage... mais en l'occurrence, "l'Etat et les partenaires locaux se substituent". Marmara juge de son côté qu'au vu des circonstances,  sa part du travail est accomplie et évoque les décisions prises lundi lors d'une réunion avec le ministre du Tourisme,  Hervé Novelli : aux voyagistes le soin de rapatrier en France, dans les plus brefs délais, les touristes bloqués à l'étranger ; au préfet la tâche de leur trouver un moyen de rentrer chez eux. Une cellule de crise a donc été mise en place par la préfecture. Mais les moyens de transport manquent. Les voyageurs, de leur côté, tentent de se débrouiller. Places en autocar : néant. Places dans les trains : néant. Prix d'un taxi pour Lille : 1200 euros.
Les solutions arrivent néanmoins, au coup par coup. Pour une partie des touristes arrivés de Turquie, le préfet a trouvé des bus. Il a négocié des places à 40 euros. Pour ceux de Lille, le retour est plus laborieux. La préfecture a négocié un retour à bord d'un TGV partant en milieu d'après-midi, à 50 euros la place. Anne-Sophie Dubrulle a pu quitter avec soulagement, en compagnie de son petit groupe, l'aéroport de Nice rempli à craquer. "On nous a transportés par bus, gratuitement, jusqu'à la gare", raconte-t-elle. "Nous nous sommes retrouvés à 200 à patienter pour prendre le train, dans une gare bondée". Mais une fois là , une dernière mauvaise surprise attend les voyageurs : le train annoncé est en fait complet... et la SNCF n'est absolument pas au courant des places à tarif réduit négociées par le préfet.
Pour Anne-Sophie Dubrulle, tout se sera conclu, en ce mardi cauchemardesque, sur un coup de chance : "sur un quai, on a trouvé un contrôleur qui a accepté de nous laisser monter dans le train". En fin d'après-midi, elle était enfin installée, avec toute sa famille, dans le TGV à destination de Lille. Pour quelques centaines d'autres voyageurs toujours bloqués à Nice, la galère continue.
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