Xynthia : 1.393 logements seront détruits, mais rien n'est "figé"

Par D.H. (d'après agences), le 07 avril 2010 à 13h58 , mis à jour le 08 avril 2010 à 11h48

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

Cinq semaines après la tempête, le gouvernement a annoncé mercredi que 798 logements en Vendée et 595 en Charente-Maritime situés en zones jugées d'"extrême danger" seront détruits. Il y a toutefois désaccord dans 4 communes et le maire de l'Aiguillon ne cache pas sa colère.

Tempête Xynthia : bâtiments en péril10 jours après le passage de la tempête Xynthia, des arrêtés de mise en sécurité ont été pris dans les communes de l'Aiguillon sur Mer et à la Faute sur Mer où des constructions menacent de s'effondrer. © TF1/LCI

Le 28 février, la tempête Xynthia avait fait 53 morts, principalement sur le littoral atlantique, et endommagé quelque 4.000 maisons. Depuis des semaines, les habitants attendent les décisions sur les zones jugées d'"extrême danger" dans les régions ravagées. Elles étaient annoncées pour jeudi. Elles ont finalement été révélées ce mercredi. Un total de 1.393 logements -798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime- situés en zones jugées d'"extrême danger" seront détruits, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Il a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que ces habitations étaient situées dans des zones dites "zones noires" qui devront retourner à l'état naturel. Dans le détail, 3 secteurs sont concernés en Vendée et 10 en Charente-Maritime.
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Plus d'infos

 
674 habitations seront rasée sur la seule commune de La-Faute-Sur-mer, la plus meurtrie par le passage de la tempête Xynthia, a précisé mercredi le préfet de Vendée au cours d'un point de presse. "Nous ne répondons pas à un principe de précaution exacerbé mais à un principe de bon sens", a-t-il assuré. "Nous sommes conscient que les choix peuvent être douloureusement vécus", a-t-il ajouté, affirmant qu'en Vendée, un total de 915 habitations seraient détruites sur deux communes -La Faute-sur-mer et l'Aiguillon-sur-Mer. Des chiffres qui ne correspondent pas à ceux annoncés par Luc Chatel. Les propriétaires sinistrés devront attendre jeudi pour savoir si leur maison sera ou non détruite, les autorités ayant prévu de les informer lors de réunions publiques. Mais le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau a assuré que rien n'était "figé". "Il pourra y avoir certains accommodements si des études montrent que pour telle ou telle maison, on peut trouver d'autres solutions". Le préfet de Charente-Maritime estime pourtant que les zones "noires" ne sont "pas négociables".
 
Procédures d'acquisitions ou d'expropriations
 
Les biens immobiliers qui devront être détruits feront l'objet de procédures d'acquisitions à l'amiable par l'Etat ou, à défaut, d'expropriations. "Cette procédure ne sera menée que si elle est nécessaire et garantit le respect des droits et des intérêts des propriétaires", a précisé Luc Chatel. "Les personnes qui devront être relogées bénéficieront d'un accompagnement personnalisé sur lequel le président de la République et le Premier ministre ont insisté", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a souligné en conseil des ministres qu'il était du "devoir du gouvernement de ne pas laisser se réinstaller des personnes qui seraient à la merci d'une nouvelle catastrophe", a-t-il encore indiqué. Le gouvernement réfléchit à la possibilité de trouver de nouveaux terrains pour les personnes qui perdront leur logement.
 
En plus des zones noires, le gouvernement a établi dans les mêmes départements une cartographie de zones dites "jaunes" exposées à des risques mais qui peuvent être protégées. Elles devront faire l'objet d'un programme de protection sur la base de systèmes d'alerte et d'évacuation ou de protections techniques sur les bâtiments.

Désaccord dans 4 communes
 
Cette nouvelle cartographie des zones à risque ainsi que les mesures d'indemnisation et de relogement prévues pour les propriétaires qui ne pourront plus habiter sur les lieux ont été présentées mercredi matin lors d'une réunion à huis clos avec le préfet de Vendée aux conseillers municipaux de l'Aiguillon-sur-Mer. Réunion de deux heures à l'issue de laquelle le maire de la ville s'est déclaré "pas content du tout, tandis que les autres élus sortaient sans un mot de la mairie, le visage fermé. Le maire de l'Aiguillon a précisé que sa colère ne concernait pas les mesures d'indemnisation. A l'Aiguillon-sur-Mer, 233 maisons ont été classées temporairement ou définitivement inhabitables et 334 à la Faute-sur-mer, commune voisine qui a connu le plus grand nombre de morts sur les 53 victimes de la tempête. En revanche, le député-maire PS de La Rochelle Maxime Bono s'est dit "globalement d'accord sur la cartographie" des zones inhabitables de Vendée et Charente-Maritime.

La nouvelle délimitation a abouti à un désaccord dans quatre communes, a ensuite déclaré mercredi le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. "Un travail de cartographie a été fait en cinq semaines sur 20 communes au total - 16 en Charente-Maritime et 4 en Vendée - pour désigner les zones jaunes, pour lesquelles on pouvait améliorer la protection (...) et les zones noires où il y un risque vital pour les populations", a expliqué Jean-Louis Borloo devant les députés. "Il y a un accord sur l'ensemble des communes à l'exception de quatre. Bien entendu, nous allons à nouveau regarder ces quatre là", a-t-il ajouté, sans donner les noms des communes concernées. "La position de principe du gouvernement est claire : nous ne prendrons aucun risque vital pour les populations", a-t-il martelé.

Par D.H. (d'après agences) le 07 avril 2010 à 13:58
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24 Commentaires

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  • david4615, le 08/04/2010 à 12h32

    Quoi qu'on dise les tempêtes sont aussi nombreuses qu'avant mais le problème c'est qu'elles sont plus fortes et surtout l'urbanisation outrancière est passé par là.Je crois que les habitants de ces coins la veulent le beurre et l'argent du beurre et la cremière en plus.Le climat se dérègle, la mer gagne sur les terres et les gens veulent habité à côté avec le climat et le paysage magnifique sans avoir les dangers qui incombent. Chacun doit prendre ses responsabilités.(Etat, Mairie, et habitants).Car hélas des catastrophes de ce type auront encore lieu alors essayons d'épargné les vies humaines.

  • josianna64, le 08/04/2010 à 12h22

    OMG!!!! comment des gens peuvent -ils construire en zone sismique, ce qui doit arriver ..arrivera!! Certes a l'époque les constructions n'étaient pas adaptées pour ces zones(inondables)...faut -il pour autant détruire et interdire c habitations?! alors que des normes peuvent être mises en place(comme pour les zones sismiques) la technologie existe et ,est adapté aux zones inondables. Les catastrophes sont inévitables mais pas quotidienne.....PARIS est sur zone inondable, si on suit le raisonnement nous devrions raser PARIS!!!

  • mcg35, le 08/04/2010 à 11h53

    Bonjour aux Internautes - Oui, c'est très triste pour ces personnes qui ont tout perdu en l'espace d'une nuit. Mais, il était connu qu'il y avait eu déjà des inondations dans ces secteurs, il y a 60 ans, quand ces zones n'étaient pas construites. ... Il faut parfois savoir écouter les anciens ... Enfin, a-t-on le droit de laisser reconstruire des maisons, sachant que les lieux sont inondables, et que les habitants sont en danger??? La vie vaut sans doute plus qu'une maison???

  • vni26, le 08/04/2010 à 11h47

    Apparemment certaines maisons non inondée seront également détruites......... Cette politique sera t elle appliquée sur l'ensemble des zones inondables du territoire Français, si cela est le cas il va y avoir du sport............. Beaucoup d'habitations de VIP vont devoir être détruites !!!!!

  • tilm, le 08/04/2010 à 11h23

    Ces gens devraient se retourner contre les élus locaux qui ont autorisé les constructions sur des sites dangereux !

  • cindi21, le 08/04/2010 à 08h59

    Je ne sais pas comment vont faire ces gens ,du jour au lendemain plus de maison ? C'est quand même un évènement exceptionnel qui s'est produit , et les maisons sont là depuis longtemps. Quand les inondations concernent les villes on ne rase pas toutes les maisons et pourtant les inondations se reproduisent ?

  • nanardesbordes, le 08/04/2010 à 02h19

    Il a été annoncé cet apres midi a l'assemblée devant les députés présent , que les propriétaires des maisons qu'ils doivent abandonner , seront indemnisés pour leur terrain et leur maison au prix dont leur maison était estimée AVANT la catastrophe. Donc déjà, il n'y aura pas de lésés sur la valeur des biens

  • nanardesbordes, le 08/04/2010 à 02h04

    (suite du texte envoyé par erreur sans ma conclusion) qui croyez vous a payer les dégats des maisons , les Français ou les alliés ??

  • nanardesbordes, le 08/04/2010 à 02h02

    Sur un autre registre pendant la seconde guerre mondiale des centaines de milliers de maisons d'appartements ont été détruits par les bombardements de nos "amis alliés " causant des dizaines de milliers de morts parmis la population civile F

  • nanardesbordes, le 08/04/2010 à 01h58

    Normalement cet après midi à l'assemblée nationale , il a été garanti devant tous les députés (ceux présent ) que les sinistrés obligés de partir seront indemnisés pour leur maison et le terrain au prix estimé du marché avant la catastrophe. Donc , normalement pas de lésés sur les habitations , pour le mobilier c'est selon les assurances souscrites.

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