Les sinistrés de Xynthia à l'Etat: "Arrêtez-vos zoneries"

Par TF1 News (D'après agence), le 24 avril 2010 à 07h16 , mis à jour le 24 avril 2010 à 12h53

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

Près de 500 personnes, élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé sur l'île de Ré pour protester contre des "décisions prises dans l'urgence et la précipitation".

Les premiers manifestants sur l'île de Ré, samedi 24 avril 2010.Les premiers manifestants sur l'île de Ré, samedi 24 avril 2010. © LCI

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Plus d'infos

 Environ 450 personnes, selon la police, ont défilé samedi sur le pont de l'île de Ré, en Charente-Maritime pour exiger une "concertation" dans la définition des "zones noires" décrétées inhabitables par l'Etat après la tempête Xynthia. Derrière des banderoles et pancartes proclamant "Nos villages sont une famille laissez-nous vivre ensemble" ou "Arrêtez-vos zoneries", élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé pour "ne pas être les victimes de l'Etat" et protester contre des "décisions prises dans l'urgence et la précipitation". "Nous exigeons une concertation, une méthode d'expertise transparente et  contradictoire", poursuivent sur un tract les collectifs de sinistrés.

A la suite du passage de la tempête Xynthia, dans la nuit du 27 au 28 février, l'Etat a décidé de déclarer certaines zones inhabitables et annoncé la  destruction d'environ 1.500 maisons en Vendée et Charente-Maritime, provoquant  la colère de nombreux propriétaires. "Ma maison c'est toujours chez moi. La question n'est pas de savoir combien on a eu d'eau, c'est pourquoi on a eu de l'eau et comment va-t-on nous protéger", a déclaré Marie Olivia-Rocca, qui anime à Aytré le collectif de sinistrés Div-X et dont la maison est située en "zone noire". "L'Etat est fautif, on veut lui dire : Faites le travail que vous n'avez pas fait, protégez-nous correctement", a-t-elle ajouté. Jean-François Faget, maire de Charron (Charente-Maritime), commune de 2.200 habitants où 180 maisons devraient être rasées, a demandé qu'on règle les situations "au cas par cas" et que l'on mette un terme "aux généralisations", exigeant que l'on "laisse le choix" aux sinistrés.

"Pas de démolition autoritaire"

Cette manifestation a eu lieu alors que les quatre "délégués à la solidarité" nommés en Charente-Maritime ont débuté cette semaine leur mission d'interface. La création de ces délégués placés sous l'autorité des  préfets en Vendée comme en Charente-Maritime avait été annoncée le 13 avril par le  Premier ministre, François Fillon. "Nous avons une mission d'interface", a expliqué Marie-Françoise Simon-Rovetto, l'une des quatre délégués de Charente-Maritime. Cette mission comprend "un travail d'explication sur le zonage", mais il s'agit aussi de "faire remonter un certain nombre de choses" concernant les  "situations particulières de chaque individu", a-t-elle expliqué.

Les délégués de Charente-Maritime ont commencé cette semaine à "prendre contact" avec les maires avant de rencontrer directement les habitants, a  précisé Marie-Françoise Simon-Rovetto. Le 15 avril, le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, s'était déplacé sur le terrain pour clarifier le concept de "zones noires", affirmant  qu'"il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire" dans  ces zones dévoilées le 8 avril. En Vendée et en Charente-Maritime, 1.510 maisons  ont été classées en "zone noire" après la tempête du 28 février.

Par TF1 News (D'après agence) le 24 avril 2010 à 07:16
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26 Commentaires

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  • zabel82, le 01/05/2010 à 20h57

    Je viens d'entendre les infos sur TF1, 20H du 1er mai. A côté de la Rochelle, les habitants, traumatisés, demandent à ce que l'on démolissent leurs maisons et donc une aide de l'état. Mais pour ces français qui ont travaillé et payé leurs impôts, en France, c'est NON. Par contre, en même temps notre "cher" président (mais que se soit un gouvernement de droite ou de gauche c'est pareil on s'occupe plus de ce qui passe ailleurs que dans son propre pays c'est tellement mieux l'image que l'on veut montrer de notre pays de l'extérieur) donc notre président décide, sans nous consulter de "donner" de l'argent pour aider les grecs. Moi, je veux bien mais il faut aussi savoir que là-bas la population manifeste car elle ne veut pas se "serrer" la ceinture pour ne pas avoir à subir la récession ni la situation de leur pays. C'est tellement plus facile que d'autres paient pour les aider. Mais il ne faut pas exagérer quand même c'est notre argent que l'on distribue tantôt en Afrique et cette fois-ci enGrèce. Il ne faut pas oublier qu'en France aussi il y a des gens dans le besoin qui aimeraient bien rexcevoir eux aussi des aides, sans pour autant être des assistés. Alors oui j'en ai ras le bol que l'on s'occupe plus de ce qui se pase à des kilomètres de chez nous, marre que l'on dispose de l'argent des contribuables, vous et moi, comme si cet argent sortait directement de la poche de ceux qaui en disposent, c'est vrai que c'est plus facile de décider comment dépenser l'argent quend ce n'est pas le sien. PENSONS ALORS EN PREMIER LIEU A CE QUI SE PASSE CHEZ NOUS CEUX QUI SONT DANS LE BESOIN ET APRES SEULEMENT NOUS POURRONS AIDER LES AUTRES

  • lalys59, le 25/04/2010 à 01h39

    Je suis de cette génération et pourtant, je vous approuve pleinement, ouvrier, donc peu concerné dans les décisions des hautes sphères, mais c'est évident que c'était l'époque du travail quasi complet, d'insouciances de l'avenir, on ne peut plus se voiler la face (quoiqu'en ce moment le terme est mal choisi) lol . Nos enfants doivent avoir une chance de vivre normalement et non pas avec une épée de Damoclès en permanence dessus leurs tête, chacun doit être raisonnable et ne pas exiger l'impossible

  • lucien31, le 25/04/2010 à 00h14

    Prendre la mer déchainée de plein fouet fait des morts, on arrête pas la mer et ses tsunami et construire des digues n'arrêtera jamais l'eau ( voir les grands barrages qui ont cédés sous la puissance de l'eau ), non content de se prendre l'eau de l'océan de plein fouet en cas de catastrophe plus forte vous vous ramasserez les milliers de tonnes de béton, bonjour les dégats. On n'a jamais arrêté l'eau et je crains que ce ne soit aujourd'hui que cela arrive. La nature est toujours la grande gagnante.

  • osotaz34, le 24/04/2010 à 23h55

    C'est tellement plus facile de démolir des maisons en appliquant le "cas par cas"!Où sont les responsables qui ont donné l'autorisation de construire dans ces zones dites inondables? faudra-t-il raser toutes les zones à risque du littoral atlantique au lieu de prendre des mesures d'urgence pour consolider les digues?

  • vtetiste87, le 24/04/2010 à 22h19

    Après l'émotion, on sort les calculettes. Ces personnes ont eu la chance de "profiter" d'endroit agréable et tant mieux pour eux. Mais Dame nature à ses caprices. Je me pose donc 2 questions. 1) Même si dans certains cas, les promoteurs et autres ont livrés des habitations dans des zones "limites", pourquoi ces acquéreurs de l'époque ont-ils achetés ? 2) Aujourd'hui, les risques encourues se sont dévoilés, à qui appartient la décision finale ? Deux alternatives : - soit les propriétaires acceptent les conditions fixées par l'Etat ( c'est à dire les citoyens ) - soit ils décident de rester sur place en connaissance de cause et dans ce cas, ils devront signer une décharge stipulant qu'ils devront assumer les risques à venir. En ce qui concerne les digues, cela fait plus de 30 ans qu'elles n'ont pas été entretenues... On peut raisonnablement penser que cette génération de propriétaires côtier à bénéficier de cette localisation agréable sans payer le prix de la protection face aux risques naturels. Et aujourd'hui, elle demande réparation à l'Etat, qui va devoir encore financer à crédit ( donc dettes supplémentaires pour la France, et donc financés sur les générations futures ). Force est de constater, et le sujet n'est pas tabou, que malgré la dette actuelle, depuis plus de 30 ans, beaucoup d'infrastructures en France n'ont pas été entretenus. Cela voudrait-il dire simplement que la génération des soixante-huitards n'a simplement financée que son "coût "de vie. Je pense réellement cette génération n'a pas préparé l'avenir et qu'elles exige de la suivante le fait de lui financer ces besoins ?( en somme pour eux, la fête doit continuer. En laissant le soin aux générations suivantes de payer l'addition ( entretien des digues, Ponts, ouvrages d"art, RER, etc.... ). Problèmes, et il est de taille, comment demander aux génération d'actif d'aujourd'hui ainsi qu'aux jeunes de financer ces dettes alors que ceux-ci ont de moins en moins de moyens pour vivre ou tout simplement de trouver un travail. Doit-on assumer toutes les erreurs de cette génération d'égoïste, alors qu'elle à globalement plus de moyens ( capital, retraite et plus ..... ) Alors que les actifs d'aujourd'hui ainsi que les suivant n'auront certainement pas les moyens de financer leurs vieux jours ?. Pour terminer, cette génération de 68, n'a pas été aussi exigeante pour accompagner la génération qui l'a précédé, et aujourd'hui, elle pressurise la génération suivante. Egoïsme, le mot est certainement faible?.

  • lucien31, le 24/04/2010 à 22h03

    Quant on voit tous les déchaînements climatiques et ce n'est pas fini, je pense qu'il vous faudrait à tous être sage, si 51 morts ne vous suffisent pas. Ne serait ce par respect pour ces pauvres gens décédés vous arrêteriez de gueuler ; comme disent certains et je suis d'accord ne venez surtout pas pleurer si une nouvelle catastrophe identique mais deux ou trois fois plus puissante se reproduit et viennent tuer des centaines de personnes, vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant; en plus on vous indemnise et vous gueulez, moi je serais l'Etat, le problème serait vite réglé , vous voulez rester , restez, mais on signe un texte et si une catastrophe nouvelle arrive l'Etat ne déboursera plus un rond et vous vous démerderez, et l'Etat que je sache c'est moi , c'est nous tous les français de toutes régions. Un peu de compassion pour les 51 victimes. Je suis certain que ceux qui ont failli mourir noyer ne doivent pas gueuler, ils doivent être surtout content d'être en vie et indemnisés. Et n'oubliez pas une chose très importante ( je suis un ancien marin ) , face à la Vendée il y a le Golfe de Gascogne, avec ses caprices et ses tempêtes redoutées de tous les marins du monde entier. A méditer.

  • stefdel78, le 24/04/2010 à 21h23

    Surévaluer le prix des maisons sur l'Ile de Ré, ça risque d'être un peu difficile.

  • janexx, le 24/04/2010 à 20h51

    Oui, bien d'accord, mais à la prochaine inondation, ils n'auront pas peur d'accuser l'état. Le français à la mémoire courte et peu de scrupules.

  • taf1976, le 24/04/2010 à 18h58

    Je n'ai rien compris:vous avez la 1ere place pour l'orthographe,la grammaire et tout le reste

  • rogerlaclasse, le 24/04/2010 à 17h57

    Au lieu de tout casser et dépenser des millions d'euros,prendre cet argent et reconstruire des digues solides comme en hollande je crois que tous le monde serais d'accord cela est mon point de vue , je suis de tout coeur avec ses pauvres gens

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