Xynthia: le gouvernement promet "100% d'indemnisation"

Par A.C. (avec agence), le 09 avril 2010 à 09h06 , mis à jour le 09 avril 2010 à 15h57

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré vendredi que les sinistrés de la tempête Xynthia situés en "zone noires" seront indemnisés "totalement".

Au lendemain de l'annonce du destin réservé aux résidences situées dans les "zones noires" touchées par la tempête Xynthia, le gouvernement tente de rassurer les familles éplorées par la perte de leur logement. Sur France 2 vendredi matin, le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a assuré que les habitants qui verront leur maison rasée seront indemnisés "totalement". "Que ce soit les assureurs ou le Fonds Barnier, on va prendre en charge l'ensemble du coût de la maison, y compris le terrain, le foncier, et on va indemniser les gens sur la valeur de la maison avant la tempête, bien évidemment". "On payera bien évidemment à l'amiable", a-t-il ajouté.

  • Xynthia: plainte contre X pour "homicide involontaire"

    Une première plainte contre X pour "homicide involontaire" a été déposée la semaine dernière par une femme qui a perdu son père à La Faute-sur-Mer lors de la tempête.

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  • Sinistrés de Xynthia : vers une plainte au pénal

    L'Association des Victimes des inondations à la Faute-sur-Mer et des environs "devrait déposer plainte au pénal très rapidement", sous 15 jours, selon l'avocate Corine Lapge.

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  • Les sinistrés de Xynthia à l'Etat: "Arrêtez-vos zoneries"

    Près de 500 personnes, élus locaux, habitants et membres des collectifs de sinistrés ont défilé sur l'île de Ré pour protester contre des "décisions prises dans l'urgence et la précipitation".

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  • Premiers rachats de maisons cet été dans les "zones noires"

    L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les "zones noires" définies après le passage de la tempête Xynthia, et selon le préfet de Vendée, les premiers achats devraient avoir lieu "en juillet ou en août".

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  • Les "zones noires" ne bougeront pas, mais...

    Pas question de remettre en cause le tracé des zones déclarées inhabitables après le passage de Xynthia, a fait savoir mardi François Fillon. Mais il a affiché la volonté d'entendre et d'aider les habitants.

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  • Comment ont été définies les "zones noires"

    Le tracé de ces zones, déclarées inhabitables après la tempête Xynthia, a été fait à la suite d'études menées par des ingénieurs et des techniciens des administrations de l'environnement et de l'aménagement.

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  • Fillon se penche sur l'après-Xynthia et les "zones noires"

    A la demande de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre réunit ce mardi à Matignon les ministres concernés par la gestion des suites de la tempête, alors que nombre de propriétaires contestent le tracé des "zones noires".

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  • Face aux victimes de Xynthia, Sarkozy persiste et signe

    Les victimes des inondations dues à la tempête, et dont les habitations se retrouvent classées désormais en "zone noire", ne se réinstalleront pas dans des lieux inondables, réaffirme le chef de l'Etat.

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  • Xynthia : pas de hausse d'impôts en Charente-Maritime

    Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, également ministre, renonce à sa proposition d'une hausse exceptionnelle de la fiscalité départementale. Il répète qu'il "y a des choses qui peuvent changer" au sujet des zones noires.

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  • Xynthia : malgré la fronde, "la zone noire ne bougera pas"

    Alors que le maire de Charron affirme qu'il ne signera pas les arrêtés d'interdiction d'accéder aux maisons vouées à la destruction et que des sinistrés s'apprêtent à saisir la justice, le préfet de Vendée assure dans le JDD que l'Etat ne changera pas d'avis.

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  • Xynthia : des sinistrés préparent la riposte en justice

    Des sinistrés de la tempête Xynthia dont les maisons vont être rasées car elles se trouvent dans les "zones noires" s'apprêtent à saisir les tribunaux administratifs.

    Publié le 09/04/2010 Xynthia : des sinistrés préparent la riposte en justice
  • Xynthia : 250.000 euros par maison détruite

    Les propriétaires des 1.393 maisons en Charente-Maritime et Vendée soumises à démolition après la tempête Xynthia toucheront en moyenne 250.000 euros d'indemnisation.

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  • Indemnisation des maisons en zone inondable : mode d'emploi

    Comment se faire indemniser quand on est propriétaire d'une maison située dans une zone inondable et vouée à la démolition ? Explication.

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  • Xynthia: certains ne pourront rentrer chez eux, dit Sarkozy

    "Nous ne laisserons pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels", a assuré mardi le président depuis La Rochelle, leur promettant "des terrains" pour reconstruire et des "indemnisations".

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  • Xynthia : les maires ont-ils négligé le risque ?

    Ont-ils négligé la possibilité d'évacuer ? Ont-ils laissé construire dans des zones connues comme étant inondables ? Ont-ils traîné des pieds à appliquer des législations jugées trop contraignantes sur la prévention des risques ?

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  • Charron : des sinistrés refusent d'être classés en zone noire

    Des sinistrés refusent d'être classés en zone noire, une décision qu'ils jugent arbitraire et révoltante. Ils mettent en cause certaines de ces zones déterminées par les services de l'Etat.

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  • Charron : le désarroi et la colère des sinistrés de la zone noire

    Après le choc de l'annonce des maisons situées en zone noire, les habitants sont désormais partagés entre le dégoût et la colère. A Charron, les critères de zonage sont vivement critiqués.

    Publié le 09/04/2010 Charron : le désarroi et la colère des sinistrés de la zone noire
  • Zone noire : leur maison sera détruite pour quelques centimètres

    Les décisions des services de l'Etat semblent injustes pour certains sinistrés. A l'Aiguillon-sur-mer certaines habitations qui ont été très légèrement inondées vont pourtant être détruites.

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  • Xynthia : comment les sinistrés vont être indemnisés ?

    Une indemnisation de 250.000 euros en moyenne est prévue pour les sinistrés dont la maison sera détruite. Le fonds de prévention des risques naturels majeurs sera aussi mis à contribution.

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  • Zone noire, les propriétaires inquiets pour leur indemnisation

    En Vendée, les sinistrés, dont les maisons seront détruites, devraient être indemnisés au cas par cas. Certains craignent de perdre beaucoup d'argent.

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  • Xynthia, les larmes de désespoir d'Aytré

    En Charente-Maritime l'émotion est grande dans les communes concernées par le plan de l'Etat. A Aytré, 71 maisons ont été classées en zone noire. Les habitants se demandent ce qu'ils vont devenir.

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  • Xynthia, 915 maisons détruites à L'Aiguillon-sur-mer

    A L'Aiguillon-sur-Mer, 915 maisons seront détruites. Après la douleur, les sinistrés craignent que l'Etat ne les indemnise pas assez. Certains habitants s'organisent déjà pour faire annuler les destructions.

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Quant à ceux qui ne voudront pas partir, le gouvernement "va essayer de regarder famille par famille comment on peut les accompagner dans leur nouveau projet de logement, le plus individuellement possible", a poursuivi Benoist Apparu. En dernier recours, "on a, ce que je souhaite éviter, des procédures d'expropriation possibles", a-t-il ajouté. Au total, 1510 maisons doivent être détruites, dont 915 en Vendée et 595 en  Charente-Maritime, selon les chiffres des deux préfectures. "J'assume totalement ce zonage en question avec Chantal Jouanno et Jean-Louis Borloo", a dit Benoist Apparu. "Notre responsabilité aujourd'hui, après 53 morts, c'est de dire: Là c'est trop dangereux pour la vie humaine. On va vous indemniser à 100% mais là, c'est trop dangereux de revenir", a-t-il ajouté. D'après la Fédération française des sociétés d'assurance, les propriétaires toucheront en moyenne 250.000 euros d'indemnisation, en comptant la part versée par les assureurs et la contribution du Fonds Barnier (fonds a été créé en 1995 pour l'indemnisation des biens fortement exposés aux catastrophes naturelles et est alimenté par une partie des primes d'assurance habitation).

La colère d'un maire
 
Mais certains maires ne l'entendent pas de cette oreille. Le maire de Charron Jean-François Faget a annoncé vendredi qu'il allait demander une révision de la cartographie des zones rendues inhabitables sur sa commune. "On me dit que ce n'est pas négociable, mais je me rends compte que ça l'est" dans certaines communes, a-t-il déclaré après avoir réclamé "officiellement" au préfet de Charente-Maritime l'intégralité des "parcelles" vouées à la destruction pour lister celles qu'il conteste. "Je ne conteste pas certaines parties des zones noires, les gens le demandent et je le comprends parfaitement", a-t-il dit, mais "il y a aussi des endroits qui sont inacceptables". "Je vais demander au préfet qu'on remette sur la table le zonage", a-t-il poursuivi, "il faut qu'on revoie la copie".
 
Des maisons accordées en priorité aux sinistrés ?
 
Jeudi, les villes touchées ont apprises une par une quelles maisons allaient être rasées. Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, nommé 13 jours avant la catastrophe, a été rudoyé lors de la présentation à La Faute-sur-Mer. Plusieurs habitants ont prévenu qu'ils ne quitteraient pas leur maison et ont menacé de se suicider, reprochant à l'Etat l'absence de concertation. A l'Aiguillon-sur-mer, certains ont sangloté de soulagement en découvrant la carte, d'autres "savaient que c'était plié" et s'étaient résignés par avance. Cette décision "est pire que ce qui s'est passé le 28 février" mais "il  faut qu'on parte pour sauver nos vies et celles de nos enfants", a lancé une habitante de la commune. "On va se battre, on ne va pas se laisser faire comme ça", assure Mireille. Sa résidence secondaire a été construite il y a une soixantaine d'années sans permis de construire route de la Pointe, près du marais poitevin.  Le 28 février, la maison a été envahie par 25 cm d'eau. "Je sais bien qu'il y a des personnes pour qui ça va être un arrachement épouvantable", a reconnu le préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot devant les quelque 600 habitants rassemblés dans la salle omnisport. "Mais cette cartographie n'a qu'un seul but, protéger la vie".
 
Le maire de l'Aiguillon-sur-mer a indiqué qu'il allait "tout faire" pour permettre aux personnes contraintes de quitter leur maison de rester sur la commune. "Il me reste des zones où construire", a-t-il dit, avant d'expliquer qu'il va "faire le tour des agences immobilières" pour que les maisons en vente soient "accordées en priorité aux sinistrés".

Par A.C. (avec agence) le 09 avril 2010 à 09:06
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33 Commentaires

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  • robert.13, le 11/04/2010 à 19h08

    J'avais déjà répondu mais on ne passe pas les messages. Compte tenu du nombre de transactions qui ont eu lieu localement sur les deux dernières années, il est facile de savoir le prix des maisons. Pour ceux qui déclarent l'I.S.F c'est encore plus facile, il suffit de prendre leur déclaration de l'an dernier. Le vrai prix est donc facile a connaître. Bien entendu faut il que les prix déclarés soient la réalité c'est à dire qu'il n'y ait pas eu de dessous de table dans les ventes ou que la déclaration I.S.F soit faite honnêtement.

  • robert.13, le 11/04/2010 à 13h03

    Quand on voit la réaction de toutes ces personnes qui refusent tout, on a envie de leur dire, restez chez vous mais ne nous demandez pas de payer des impôts pour vous aider. Vous voulez rester, restez y. Vos maisons ne valent plus rien , personne ne voudra vous assurer, vous avez eu des permis de construire sous pression contre les divers Maires qui se sont succédés en ces lieux, prenez en à vous même et foutez nous la paix et ne venez surtout pas vous plaindre si demain vous êtes à nouveau sous les eaux.La France n'est pas la Hollande, les contribuables français n'ont pas a payer pour vous garantir votre maison secondaire les pieds dans l'eau. Mon message risque d'être censuré comme chaque fois que l'on abonde pas avec les "beni oui oui" mais je l'écrit tout de même car j'en ai assez de voir toutes les pleureuses passer devant les camera de TV, journalistes inclus pour nous dire que l'État doit payer. Non l'État ne vous doit rien les élus locaux Oui.

  • naisette, le 11/04/2010 à 09h25

    Pourquoi certaines habitations et pas d'autres ils ont fait cela par rapport à des cartes satellites c'est tout ! Il faut résister mais il faut penser qu'il y a des personnes qui travaillent avec la mer depuis toujours ce n'est pas pour une inondation que l'on doit raser c'est stupide ! La maison de Bussereau à l'île de Ré va-t-elle être rasée ?

  • regis_92, le 09/04/2010 à 17h59

    Et oui! beaucoup ici oublient ce qu est la solidarité...

  • diktatur, le 09/04/2010 à 17h40

    Quand on voit ces maisons construites au ras des pâquerettes dans une zone inondable,c'est quand même de l'inconscience de la part des architectes qui auraient au moins pu les surélever...

  • davidlondres0, le 09/04/2010 à 17h38

    Voila qui arrangera les choses....

  • na-lyon, le 09/04/2010 à 17h35

    Enfin un commentaire sensé - j'ai connu en charente maritime la tempete de 1999 - et l'etat n'a pas été aussi genereux qu'aujourd'hui - notre departement a compté aussi beaucoup de mort et de nombreuses maisons ont soufferts et ds villages d'ostriculteurs completement detruits - les gens n'avaient meme plus de sous vetement de rechange et bien quand cela vous arrive vous etes bien contents que l'on vous tendent la main

  • robert.13, le 09/04/2010 à 17h18

    Et oui, il y a eu des permis de construire accordés par les Maires locaux et non par l'État qu'on accuse facilement de tous les maux, mais c'est ce dernier, c'est à dire le contribuable qui va payer la différence entre la valeur du bien et le prix que va payer l'assurance. Si les gens étaient vraiment sérieux, ils ne pousseraient pas, comme ils le font trop souvent, pour avoir des permis de construire en zone inondable ou en zone rouge dans les massifs provençaux. A force de vouloir avoir les pieds dans l'eau, c'est sur la tête qu'on finit par l'avoir. C'est triste de devoir abandonner un bien mais il faut aussi admettre les raisons de ceux qui doivent prendre les mesures que d'autres, Les Maires de ces lieux, auraient du prendre en temps utiles, ce sont ces derniers les Vrais Coupables.

  • frank69300, le 09/04/2010 à 17h15

    Je ne sais pas ce que toucheront ces malheureux sinistrés, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui leurs biens n'ont plus qu'une valeur affective, sur le plan financier ça ne vaut plus rien.

  • jemexprime, le 09/04/2010 à 16h41

    On comprend la tristesse des personnes qui devront partir de leur maison pour laquelle il n'aurait jamais du y avoir de permis de construire ; mais elles devront considérer que ce bien est invendable car les risques sont maintenant connus et qui voudra assurer ce bien ? Courage , mais pensez bien qu'il y a eu déjà bien trop de victimes .

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