Déploiement de forces de police dans les rues d'Aubenas pour empêcher un "apéro géant" (14/04/2010) © TF1/LCIJusqu'à présent hésitantes sur la conduite à tenir face aux "apéros Facebook", les autorités semblent désormais opter massivement pour l'interdiction. Alors que les rendez-vous pour ces fêtes en plein air, plutôt alcoolisées et sans contrôle, s'étaient multipliés ces dernières semaines, un coup d'arrêt a été donné après la mort d'un jeune participant de "l'apéro géant" de Nantes, tombé d'un pont sur la tête alors qu'il avait plus de 2 grammes d'alcool par litre de sang. Exemple significatif : vendredi soir à Aubenas, un de ces "apéros" avait été programmé ; il a été interdit. Tout comme l'avait été, deux jours plus tôt, celui de Montpellier. Mais alors qu'à Montpellier, plusieurs milliers de personnes s'étaient réunies malgré l'interdiction - et sans incident grave - à Aubenas, c'est un dispositif policier musclé qui attendait les éventuels participants. Résultat : quelques dizaines "d'invités" démunis face à de très nombreux policiers, et empêchés de sortir leurs bouteilles par arrêté préfectoral. L'apéro d'Aubenas a donc fait "pschitt". Un autre est programmé samedi soir à Annecy sur les rives du lac : il a lui aussi été interdit. Et le maire de Toulouse, Pierre Cohen, a demandé au préfet de Haute-Garonne d'interdire l'apéritif prévu le 26 juin sur la place du Capitole, pour lequel plus de 16.000 personnes ont confirmé leur présence.
Apéro géant interdit à Lille: l'idée du ministre n'a pas l'air de plaire
Via sa page Facebook, le ministre de la Jeunesse a proposé vendredi soir d'aider les personnes intéressées par l'apéro géant annoncé samedi soir à Lille, mais interdit par la préfecture, à organiser plus tard une fête légale. Les réactions n'ont pas tardé.
Publié le 28/05/2010
L'"apéro géant" prévu à Paris "ne peut avoir lieu", dit la police
La préfecture de police de Paris a annoncé jeudi que l'"apéro-géant record" organisé via Facebook dimanche au Champ de Mars ne pouvait avoir lieu en raison de l'interdiction de consommer de l'alcool sur place et des risques liés à la sécurité des personnes.
Publié le 20/05/2010
Les apéros géants sur la sellette
Après le décès d'un jeune homme de 21 ans à Nantes en marge du rassemblement organisé via Facebook, les pouvoirs publics réfléchissent à un encadrement plus strict de ces rendez-vous.
Publié le 14/05/2010
9000 invités pour "l'apéro Facebook" de Montpellier
L'apéro géant organisé via Facebook a réuni mercredi soir plusieurs milliers de fêtards à Montpellier, sous la surveillance des forces de l'ordre mobilisées pour en assurer la sécurité.
Publié le 13/05/2010
Apéro géant à Nantes : décès de l'homme tombé d'un pont
L'homme de 21 ans tombé accidentellement d'un pont en sortant de l'apéro géant de Nantes, lancé via le réseau social Facebook, est décédé en fin de matinée jeudi.
Publié le 13/05/2010
Facebook, zone de non-droit ?
Les apéros géants qui se multiplient, et parfois tournent mal, sont possibles grâce à internet et au réseau social Facebook. Problème : les organisateurs restent souvent anonymes.
Publié le 14/05/2010
Ces rassemblements non déclarés et organisés grâce à la viralité des réseaux sociaux sont les successeurs des "free parties" ou "rave parties" des années 1990, déjà basées sur la clandestinité, la gratuité et l'esprit de fête. Jusqu'à présent, la manière la plus efficace de les empêcher a été de faire pression sur l'organisateur, quand les autorités ont pu l'identifier. Celui-ci annule alors, la plupart du temps, l'apéritif, mais n'a pas la main sur la suite des événements : rien n'empêche les candidats de se rassembler au lieu prévu, la force du nombre rendant l'arrêté d'interdiction inapplicable.
"On risque de payer une TRES forte amende"
L'organisateur de l'apéritif du Mans, également prévu samedi, prie ainsi instamment les plus de 5000 personnes inscrites de ne pas venir. "On a été convoqué au commissariat et on risque gros, très gros (...) nous sommes jeunes et on risque de payer une TRES forte amende", écrit-il sur Facebook. Et pour interdire le premier apéritif parisien, prévu le 23 mai sur le Champ-de-Mars, la préfecture de police de Paris a contacté l'organisateur sur Facebook et créé sa propre page pour rappeler les risques encourus par les organisateurs et les participants. Le rassemblement a été annulé.
L'organisation de manifestations illicites est passible de six mois de prison et 7500 euros d'amende en France. L'ivresse sur la voie publique est passible d'une contravention. Mais plutôt que de sanctionner, des représentants politiques sont partisans de la médiation. Brice Hortefeux, a convoqué pour la semaine prochaine une réunion de travail sur ces "apéritifs géants" organisés depuis six mois dans des villes de province, dans une véritable course au record d'affluence. Le ministre de l'Intérieur, qui voudrait encadrer et non interdire ces manifestations, a adressé aux préfets un "document d'appel à la prudence" à propos de ces "apéros géants", qualifiés de "festifs mais dangereux". Il rappelle à cette occasion que des règles doivent être respectées, toutes les manifestations sur la voie publique étant soumises "à l'obligation de déclaration préalable".
"Je pense qu'il faut essayer de trouver un système pour permettre aux gens de se retrouver mais dans des conditions de sécurité", a commenté le socialiste Claude Bartolone sur Europe 1. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, "il peut y avoir un peu le même genre de politique que ce qu'on a eu vis-à-vis des 'rave parties' dans les années 90. Les 'rave parties' n'ont pas été complètement interdites (mais) les organisateurs ont accepté de rentrer dans les cadres de réflexion qui étaient ceux des préfectures, d'entrer dans la logique des problèmes de sécurité".
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