Policiers choqués après la mort d'Aurélie Fouquet, 26 ans, policière municipale (21 mai 2010) © TF1/LCI
- Fusillade sur l'A4 : le point sur l'enquête - 02 min 11 s
"Un jour noir pour la police municipale"
<b>Interview -</b> Alors que les obsèques de la policière municipale tuée jeudi ont lieu mercredi à Villiers-sur-Marne, le syndicat majoritaire de cette profession crie son exaspération vis-à-vis des autorités.
Publié le 26/05/2010
Fusillade sur l'A4 : garde à vue prolongée pour un suspect
L'homme, arrêté jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur la fusillade qui a coûté la vie à une jeune policière municipale, a admis "appartenir au groupe" de malfrats impliqués, tout en niant avoir lui-même ouvert le feu sur des policiers.
Publié le 22/05/2010
Info TF1 - Fusillade : l'homme arrêté en possession d'une Kalachnikov
L'homme qui a été interpellé jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur la fusillade dans le Val-de-Marne, serait bien un membre actif de la bande de malfaiteurs activement recherchés par les forces de l'ordre.
Publié le 21/05/2010
Une garde à vue après la fusillade de l'A4
Une personne est en garde à vue après la course-poursuite qui s'est soldée par la mort d'une policière municipale et plusieurs blessés sur l'A4. Le chef de l'Etat a réagi jeudi soir. Les syndicats de police montent au créneau.
Publié le 21/05/2010
La mort d'une policière municipale dans le Val-de-Marne ravive la colère et le malaise de ces 18.000 agents placés sous l'autorité du maire, qui se sentent mal-aimés, et veulent les mêmes avantages que les policiers nationaux. Aurélie Fouquet, 26 ans, a été tuée par des hommes armés de fusils d'assaut, lors de fusillades sur l'autoroute A4 et à Villiers-sur-Marne. C'est la première fois qu'une policière municipale est tuée par balles en mission. Mère d'un bébé, mariée à un policier municipal et en poste à Villiers depuis quelques années, Aurélie Fouquet était, selon ses collègues, très appréciée. Ses obsèques seront célébrées mercredi en présence de Nicolas Sarkozy et elle a été nommée chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
"Des moyens considérables ont été mis en oeuvre pour retrouver les coupables. Je ne doute pas que nous aurons des résultats", a déclaré Nicolas Sarkozy en déplacement à Bouglon. Selon le parquet de Paris, un suspect qui a été interpellé et placé jeudi soir en garde à vue, "pourrait faire partie de l'association de malfaiteurs" activement recherchés par les enquêteurs. "Cet homme est notamment propriétaire d'un sac contenant une arme à feu kalachnikov, d'un chargeur et d'un gilet pare-balles", a précisé le parquet. Selon une source policière, il aurait reconnu appartenir au commando, tout en niant avoir lui-même ouvert le feu. Jeudi dans la matinée, un premier homme connu des services de police pour de "petites infractions" avait été placé en garde à vue pour une "vérification de son emploi du temps", avant d'être remis en liberté.
"Ras le bol"
Mais ces violences exceptionnelles ont provoqué stupeur et consternation au sein de la police. "C'est une équipe de furieux, et heureusement, des gens comme ça, il n'y en a pas trop", a souligné un haut gradé. "Les policiers sont fortement marqués" et ont reçu l'assistance de psychologues, selon une autre source policière. Les enquêteurs n'excluent pas d'être confrontés à une équipe de braqueurs de distributeurs de billets à l'origine de plusieurs attaques à l'explosif ces derniers mois en Ile-de-France. Et la mort d'Aurélie Fouquet fait surgir à nouveau le malaise des policiers municipaux qui couve depuis plusieurs mois. Entre autres revendications, ils ont rappelé après ce drame que certains d'entre eux n'étaient pas armés. "Il est important que la police municipale ait les moyens de travailler", a fait valoir la secrétaire d'Etat Rama Yade, conseillère municipale de Colombes, dans les Hauts-de-Seine.
Ces agents, sous la responsabilité du maire, ont été appelés à "ne plus verbaliser" depuis le 1er mai, par une intersyndicale regroupant leurs six syndicats, dans une rare unanimité. Elle organisera des manifestations le 1er juin réclamant l'ouverture de négociations pour des "avancées sociales". Selon deux responsables syndicaux, Jean-Claude Lenay (Fédération Interco-CFDT) et Frédéric Foncel (SNPM-CFTC), ces manifestations dans 14 villes seront aussi un "vaste hommage visible" à Aurélie Fouquet. Le SNPM-CFTC a appelé vendredi les policiers municipaux à mettre un bandeau noir en signe de deuil sur leur uniforme.
Plus largement, les syndicats estiment que le "dialogue social" est "en panne" en raison du "refus du gouvernement et de l'Association des maires de France" de répondre à leurs revendications. Même si le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé vendredi soir, après le drame de Villiers-sur-Marne, qu'il recevrait les syndicats le 27 mai... En janvier 2010, des policiers municipaux avaient manifesté par milliers en dans une vingtaine de villes, demandant l'alignement de leurs grilles indiciaires sur celles de la police nationale. "Nous sommes la dernière roue du carrosse" des forces de sécurité, dénonce Frédéric Foncel. "Nous en avons ras le bol" et "il faut que le gouvernement et les maires nous entendent et nous reçoivent". Pour Jean-Claude Lenay, "il ne faut pas exploiter" le drame de Villiers-sur-Marne, mais il est "révélateur d'un vrai malaise" sur les missions et l'armement des municipaux, qui relèvent de la décision du maire.
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