Fusillade de l'A4 : à la recherche du troisième homme

Par TF1 News (Avec agence), le 24 mai 2010 à 11h08 , mis à jour le 24 mai 2010 à 16h54

Un troisième membre du commando qui avait ouvert le feu sur des policiers, tuant une policière municipale de 26 ans, aurait été identifié.

Enquêteurs sur les lieux de la fusillade de l'A4 (20 mai 2010)Enquêteurs sur les lieux de la fusillade de l'A4 (20 mai 2010) © TF1/LCI

L'enquête progresse sur la fusillade de jeudi dans le Val-de-Marne, qui a coûté la vie à une policière municipale. La police judiciaire parisienne a identifié un troisième membre du commando.

  • "Les lâches assassins" d'Aurélie seront "punis avec sévérité"

    Les obsèques de la jeune policière municipale tuée dans une fusillade sur l'autoroute A4, ont eu lieu mercredi à Villiers-Sur-Marne en présence du chef de l'Etat.

    Publié le 26/05/2010 "Les lâches assassins" d'Aurélie seront "punis avec sévérité"
  • Hommage solennel à la policière tuée

    Les obsèques d'Aurélie Fouquet, jeune policière de 26 ans tuée jeudi dans une fusillade sur l'autoroute A4, doivent avoir lieu ce mercredi à Villiers-Sur-Marne.

    Publié le 25/05/2010 Hommage solennel à la policière tuée
  • "Un jour noir pour la police municipale"

    <b>Interview -</b> Alors que les obsèques de la policière municipale tuée jeudi ont lieu mercredi à Villiers-sur-Marne, le syndicat majoritaire de cette profession crie son exaspération vis-à-vis des autorités.

    Publié le 26/05/2010 "Un jour noir pour la police municipale"
  • Fusillade de l'A4 : un suspect mis en examen

    L'homme, en garde à vue depuis jeudi, a été mis en examen lundi, notamment pour "assassinat", et placé en détention provisoire. Deux autres personnes ont été identifiées ce week-end. Ils sont activement recherchés.

    Publié le 24/05/2010 Fusillade de l'A4 : un suspect mis en examen
  • Fusillade sur l'A4 : garde à vue prolongée pour un suspect

    L'homme, arrêté jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur la fusillade qui a coûté la vie à une jeune policière municipale, a admis "appartenir au groupe" de malfrats impliqués, tout en niant avoir lui-même ouvert le feu sur des policiers.

    Publié le 22/05/2010 Fusillade sur l'A4 : garde à vue prolongée pour un suspect
  • Info TF1 - Fusillade : l'homme arrêté en possession d'une Kalachnikov

    L'homme qui a été interpellé jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur la fusillade dans le Val-de-Marne, serait bien un membre actif de la bande de malfaiteurs activement recherchés par les forces de l'ordre.

    Publié le 21/05/2010 Info TF1 - Fusillade : l'homme arrêté en possession d'une Kalachnikov
  • Une garde à vue après la fusillade de l'A4

    Une personne est en garde à vue après la course-poursuite qui s'est soldée par la mort d'une policière municipale et plusieurs blessés sur l'A4. Le chef de l'Etat a réagi jeudi soir. Les syndicats de police montent au créneau.

    Publié le 21/05/2010 Une garde à vue après la fusillade de l'A4
  • D'où viennent les armes de guerre des bandits ?

    Des armes lourdes, qui proviennent souvent des pays de l'ex-Yougoslavie, se retrouvent aujourd'hui dans certaines cités. Quelles sont les filières d'approvisionnement ? Quelle est l'ampleur de ce trafic ?

    Publié le 23/05/2010 D'où viennent les armes de guerre des bandits ?
Plus d'infos

Dans cette affaire, un premier homme âgé de 42 ans, connu de la police et de la justice pour vol à main armée, séquestration et violences entre 1988 et 1998 et sorti récemment de prison, est en garde à vue depuis jeudi soir et jusqu'à lundi soir. Ce quadragénaire "très connu des services de police" a admis devant les enquêteurs de la police judiciaire à Paris "appartenir au groupe" de malfrats, tout en niant avoir lui-même ouvert le feu, a expliqué une source policière. Cet homme est notamment propriétaire d'un sac contenant une kalachnikov, d'un chargeur et d'un gilet pare-balles, selon le parquet de Paris. Selon France soir, l'homme en garde à vue aurait précisé avoir été embauché par une équipe qu'il connaît peu pour participer à un coup dont il ne précise pas la nature. Il se trouvait dans un Renault Master en compagnie d'un autre membre du commando quand ils auraient reçu un coup de fil émanant du reste de l'équipe : "On est chassé !", précise le quotidien. L'homme aurait alors rebroussé chemin, affirmant avoir appris la fusillade à la radio. Lundi, il a été déféré au parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, notamment pour assassinat et tentatives d'assasinat.

Le scénario de la fusillade se précise

Deux autres personnes ont été identifiées ce week-end grâce à des empreintes digitales, traces ADN et des images vidéo prises par les caméras de l'autoroute A4 où s'est déroulée une partie de la fusillade. Le Figaro évoque notamment une caméra de vidéosurveillance installée sur un arrêt de bus, et un témoignage. Des traces de sang dans une Mercedes abandonnée par les malfaiteurs dans leur fuite ont aussi été analysées. Les enquêteurs ont ainsi pu effectuer une série de rapprochements, de surveillances et de recoupements qui "se sont avérés décisifs", selon des sources policières.

En outre, le scénario de la fusillade a pu être reconstitué avec précision. Elle "aurait pu virer au carnage" en raison de la détermination des "malfaiteurs issus du grand banditisme" et qui préparaient sans doute un braquage de grande ampleur, attaque de fourgon ou de banque par exemple, selon la police. Le commando lourdement armé, circulant sur l'A4, avait tiré au fusil-mitrailleur sur des automobilistes et des policiers lancés à leurs trousses. Les malfaiteurs étaient à bord d'un utilitaire Renault repéré à Créteil par une patrouille de police qui avait tenté de le contrôler. Arrivés à Villiers-sur-Marne, ces hommes avaient pris pour cible des policiers municipaux, avant de s'enfuir. C'est lors de ces tirs qu'atteinte par trois balles, Aurélie Fouquet, jeune policière de 26 ans, avait succombé à ses blessures : la première mort d'une policière municipale tuée par balles en mission. A la suite de ces tirs, des rapprochements, à partir des plaques minéralogiques, ont été faits par la PJ avec un autre véhicule utilitaire Renault qu'elle surveillait depuis quelques jours.

Parallèlement aux avancées de l'enquête, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il avait signé un décret permettant aux communes le souhaitant de doter leur police municipale de Taser. Leur utilisation par les policiers municipaux avait été suspendue en septembre, le Conseil d'Etat jugeant que l'usage de l'arme n'était pas suffisamment encadré d'un point de vue juridique. Le ministre avait alors promis qu'un nouveau décret permettant leur utilisation par la police municipale serait pris. Mais l'annonce de Brice Hortefeux a été mal accueillie par des syndicats de police municipale, qui doivent le rencontrer jeudi. "Répondre aux armes de guerre par le Taser est totalement inadapté et hors contexte", a commenté Fréderic Foncel du SNPM-CFTC (syndicat national de police municipale). "Nous souhaitons une harmonisation des moyens de transmission, de communication, de protection avec la police nationale". "La réponse n'est pas adaptée à l'événement", ont estimé de leur côté les représentants de la CFDT Interco Police.

Par TF1 News (Avec agence) le 24 mai 2010 à 11:08
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

6 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • anatolie93, le 25/05/2010 à 09h48

    Freddybrillon, vous faite partie des personnes qui confondre les Agents de Surveillance de la voie publique qui verbalisent au (stat payant et gênant) avec la Police Municipale, et pour l'armement celle-ci et formé pendant 6 mois avant de porter une arme et pour votre information les Policiers Municipaux tir 3 fois + dans l?année que d'autres services . A savoir également que la Police Municipale travaille en coordination avec les collègues de la PN sur divers mission.

  • jlub84, le 25/05/2010 à 05h32

    Mais arretez donc de nous sortir l'exemple des US a chaque fois qu'il y a un probleme en France... D'abord vivant aux US, je peux vous dire qu'on est bien plus en securite la bas qu'en France. Maintenant je serai pour une loi qui fasse passer les gens qui tiennent votre discours comme complices des criminels qui sevissent en France. Rien de moins, car vous le meritez vraiment.

  • becaud, le 25/05/2010 à 00h07

    Un peu primaire votre réponse freddibrillon - les "garde-champêtres" qui n'existent plus maintenant mais vous les l'ignorez, ils font partie des polices muncipales ont autant de compétence que les auttres policiers - Relisez le code pénal et les ouvrage du "Dalloz" szi vous savez ce que c'est c'est avant de vous exprimer sur un sujet que vous semblez méconnaître

  • henri_bambelle, le 24/05/2010 à 18h45

    Il n'empêche que lorsqu'un policier municipal se trouve, en tenue, face à une arme de guerre, il est une cible idéale et n'a pas la possibilité de riposter.

  • freddybrillon, le 24/05/2010 à 17h42

    La police municipale n'a pas besoin de taser et encore moins d'arme de poing. Sa mission consiste à verbaliser les automobilistes et à n'intervenir que dans des cas très précis et circonscrits en raison même de son statut qui en dit long : les municipaux ne sont pas formés et instruit aux méthodes de la police nationale. Le Conseil d'Etat a déjà sanctionné une première fois le gouvernement qui fait de la surenchère à l'armement non encadré. Ceux qui veulent intervenir sur le terrain de la police judiciaire n'ont qu'à rentrer dans la police nationale. Ce n'est pas en passant un concours de "garde champêtre" que l'on devient compétent en matière de répression du grand banditisme. Au train où ça va, chaque citoyen pourrait demander à être armé comme aux Etats Unis (on voit ce que cela a donné).

  • roro62-, le 24/05/2010 à 12h43

    Il est certain qu'il ne faut pas voir forcément le taser à une alternative de l'arme de poing. Dans une scène de guérilla urbaine, il n'est pas possible de vouloir répliquer au taser. Par contre, cette arme offre un moyen de défense contre d'autres type d'attaque, tel qu'une attaque au couteau où actuellement l'usage de l'arme à feu est consideré en légitime défense. Dommage que la formation et la dotation du taser soit autant freinée actuellement dans les services.

Lire tous les commentaires

      logAudience