Participants d'un "apéro Facebook" (mai 2010) © TF1/LCIJusqu'à présent hésitantes sur la conduite à tenir face aux "apéros Facebook", les autorités semblent désormais opter pour un encadrement renforcé, allant jusqu'à l'interdiction en cas de risques. Alors que les rendez-vous pour ces fêtes en plein air, plutôt alcoolisées et sans contrôle, s'étaient multipliés ces dernières semaines, un coup d'arrêt a été donné après la mort d'un jeune participant de "l'apéro géant" de Nantes, tombé d'un pont sur la tête alors qu'il avait plus de 2 grammes d'alcool par litre de sang. La préfecture de police de Paris ainsi annoncé jeudi que "l'apéro-géant record" organisé via Facebook dimanche ne pourrait avoir lieu comme prévu au Champ de Mars, en raison de l'interdiction d'y consommer de l'alcool. Elle n'a toutefois pas exclu qu'il puisse être organisé ailleurs dans la capitale.
L'"apéro géant" prévu à Paris "ne peut avoir lieu", dit la police
La préfecture de police de Paris a annoncé jeudi que l'"apéro-géant record" organisé via Facebook dimanche au Champ de Mars ne pouvait avoir lieu en raison de l'interdiction de consommer de l'alcool sur place et des risques liés à la sécurité des personnes.
Publié le 20/05/2010
Les apéros géants sur la sellette
Après le décès d'un jeune homme de 21 ans à Nantes en marge du rassemblement organisé via Facebook, les pouvoirs publics réfléchissent à un encadrement plus strict de ces rendez-vous.
Publié le 14/05/2010
9000 invités pour "l'apéro Facebook" de Montpellier
L'apéro géant organisé via Facebook a réuni mercredi soir plusieurs milliers de fêtards à Montpellier, sous la surveillance des forces de l'ordre mobilisées pour en assurer la sécurité.
Publié le 13/05/2010
Apéro géant à Nantes : décès de l'homme tombé d'un pont
L'homme de 21 ans tombé accidentellement d'un pont en sortant de l'apéro géant de Nantes, lancé via le réseau social Facebook, est décédé en fin de matinée jeudi.
Publié le 13/05/2010
Facebook, zone de non-droit ?
Les apéros géants qui se multiplient, et parfois tournent mal, sont possibles grâce à internet et au réseau social Facebook. Problème : les organisateurs restent souvent anonymes.
Publié le 14/05/2010
Ces rassemblements non déclarés et organisés grâce à la viralité des réseaux sociaux sont les successeurs des "free parties" ou "rave parties" des années 1990, déjà basées sur la clandestinité, la gratuité et l'esprit de fête. Jusqu'à présent, la manière la plus efficace de les empêcher a été de faire pression sur l'organisateur, quand les autorités ont pu l'identifier. Toutefois, mercredi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est refusé à interdire a priori les "apéros géants"... sauf si les conditions de sécurité n'étaient pas respectées.
Mais un sondage BVA réalisé pour la Matinale de Canal+ montre la méfiance d'une majorité de Français vis-à-vis de cette fêtes de plein air organisées via Facebook, et leur volonté de les empêcher : 58% des sondés se disent favorables à une interdiction pure et simple, et une proportion encore plus massive - 85% - n'ont pas envie d'y participer. Les personnes inscrites à un réseau social sont également favorables à l'interdiction, à 55% contre 45% d'avis contraire. Interrogés sur des qualificatifs s'appliquant aux "apéros géants", les Français choisissent les termes de "convivial" (58%), "sympathique" (59%) mais également "dangereux" (63%).
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L'"apéro géant" prévu à Paris "ne peut avoir lieu", dit la police
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