Cette expertise éclaire d'un nouveau jour la recherche des responsabilités pénales. A commencer par celle de la mère. Le nouveau-né retrouvé mort récemment dans le congélateur d'un couple de l'Aude était vivant à la naissance. "Selon le rapport préliminaire d'expertise des médecins, l'enfant a respiré, il était vivant à la naissance", a dit mardi à l'AFP le procureur de Carcassonne, deux semaines après la découverte du nourrisson chez ce couple de Lasbordes, localité de quelques centaines d'habitants entre Castelnaudary et Carcassonne.
Bébés congelés : Véronique Courjault est libre
Condamnée en 2009 à huit ans de prison pour triple infanticide, Véronique courjault a retrouvé sa famille vendredi dernier, après avoir exécuté un peu moins de la moitié de sa peine.
Publié le 17/05/2010
La mère des "bébés congelés" est bien responsable
Selon les experts, Véronique Courjault ne souffrait pas de démence quand elle a tué ses trois nouveau-nés après avoir accouché seule.
Publié le 28/05/2007
Bébé congelé : la mère mise en examen pour meurtre
Valérie Le Gall, qui a mis au monde un nouveau-né dont le corps a été découvert dans son congélateur en Bretagne a été incarcérée.
Publié le 26/03/2008
Quatre ans de prison pour avoir tué et congelé ses bébés
La femme de 44 ans a été reconnue coupable du meurtre de deux de ses trois nouveau-nés, que son fils de 18 ans avait retrouvés dans le congélateur.
Publié le 01/12/2008
Dans ce nouveau déni de grossesse, comme il y en aurait des centaines chaque année en France, le bébé (un garçon) aurait été conservé pendant des mois dans un sac plastique au congélateur, jusqu'à ce que la mère se rende d'elle-même à la gendarmerie avec son compagnon le 13 juin. Agée de 34 ans, la mère a été mise en examen pour infanticide et assignée à résidence.
Depuis le début, savoir si l'enfant est né vivant ou mort et de quoi il est mort est une question cruciale. Dans ses premières déclarations, la mère a dit qu'elle ignorait être enceinte et qu'à la naissance, elle n'avait entendu l'enfant ni crier ni pleurer et qu'elle ne l'avait pas vu bouger. Comme le soulignait le parquet et comme l'a rappelé mardi l'avocat de la mise en examen, Me Reche, si l'enfant était mort né, il n'y aurait pas d'infraction pénale. Du coup, les poursuites et un procès étaient impossibles.
Maintenant, il risque d'y avoir un procès
Les conclusions de l'expertise sur les poumons de l'enfant justifient au contraire la décision d'engager les poursuites, selon le procureur, sans que cela signifie forcément que la mère sera renvoyée devant un tribunal pour infanticide. "Si, effectivement, l'expertise révèle que l'enfant a respiré, on est dans une optique différente. Avec l'absence de respiration, la qualification pénale était dure à gérer. Maintenant, il risque d'y avoir un procès", a reconnu l'avocat de la mise en examen. Les conclusions de l'expertise ne lui ont pas encore été notifiées, et il se réserve de réclamer une contre-expertise.
Mais même s'il est avéré que l'enfant a respiré, une nouvelle question se pose, celle de "l'élément intentionnel", a-t-il dit. En fonction de la réponse, sa cliente peut être renvoyée devant un tribunal pour homicide volontaire, homicide involontaire, ou seulement absence de soins, a-t-il dit. Il a fait valoir l'état d'incompréhension dans lequel se trouvait sa cliente à la naissance quand, après une chute, elle a été prise de contractions alors qu'elle ne se savait pas enceinte. Il a donné une mesure de cette confusion quand l'AFP lui a demandé si sa cliente avait tué son bébé : "Je pense qu'elle n'a pas conscience d'avoir tué un enfant à ce jour. Je ne pense pas qu'elle ait eu l'intention de tuer un enfant". Selon les experts, une femme peut ne pas savoir qu'elle est enceinte et même, contrairement à une idée bien ancrée, peut avoir ses règles pendant sa grossesse, surtout si elle prend la pilule.
Retour MYTF1
Bébés congelés : Véronique Courjault est libre
Chargement en cours...




