Un ex-agent de la DGSE mis en examen

le 10 juin 2010 à 11h32 , mis à jour le 10 juin 2010 à 11h44

Maurice Dufresse, connu sous le pseudonyme de Pierre Siramy, s'était attiré les foudres des autorités françaises à la mi-mai en affirmant que Clotilde Reiss était un contact occasionnel des services français.

clotilde reiss procèsClotidle Reiss lors de son procès, le 8 août 2009 © Reuters

L'ancien sous-directeur de la DGSE Maurice Dufresse, connu sous le pseudonyme de Pierre Siramy, a été mis en examen mercredi soir pour "violation du secret professionnel" et "violation du secret de la défense nationale". Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

  • Clotilde Reiss raconte son enfer iranien

    Dans un récit fait à France Culture, l'universitaire française de 24 ans retenue dix mois en Iran, revient sur sa détention et son procès où elle confie avoir eu "l'impression d'être au Jugement dernier".

    Publié le 10/06/2010 Clotilde Reiss raconte son enfer iranien
  • Clotilde Reiss a-t-elle travaillé pour la DGSE ?

    Selon un ancien sous-directeur des services secrets français, la jeune universitaire a "collaboré" avec la DGSE. Explications.

    Publié le 16/05/2010 Clotilde Reiss a-t-elle travaillé pour la DGSE ?
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Maurice Dufresse, auteur d'un livre intitulé "25 ans dans les services secrets", s'était attiré les foudres des autorités françaises à la mi-mai en affirmant que Clotilde Reiss, l'étudiante française retenue pendant dix mois en Iran, était un contact occasionnel des services français. Il se fondait sur le fait que la jeune femme, lectrice à l'université d'Ispahan, avait effectué un stage au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) où travaille son père et avait une mère officier. Ces propos ont été démentis de toutes parts. Le ministère de la Défense reproche par ailleurs à Maurice Dufresse d'avoir livré dans son livre des informations sur le fonctionnement interne de la DGSE et sur certains dossiers.

Clotilde Reiss : "l'impression d'être au Jugement dernier"

Dans un récit fait à France Culture et dont Libération publie des extraits jeudi, Clotilde Reiss revient sur sa détention et son procès. Le journal publie des dessins réalisés par la jeune fille durant sa détention, reproduisant notamment sa cellule, "une petite pièce de 8 m2 avec juste un robinet et une moquette - donc c'était très sale - où chacune des quatre détenues avait deux couvertures et une brosse à dents" et "dormait par terre". "L'une de mes premières phrases a été de leur demander si on était torturé. Très vite, elles m'ont rassuré. C'étaient trois filles qui souriaient. J'ai compris par la suite que leur survie passait par là", confie la jeune universitaire. "L'activité principale, c'était soit la douche, soit la sortie en plein air de quinze minutes. Et les interrogatoires où l'on va de sueur froide en sueur froide", témoigne-t-elle. Clotilde Reiss relate ses séances d'interrogatoire où "on te fait asseoir face au mur, les yeux bandés" et au cours desquelles "les questions de prédilection portent sur les gens que tu connais". "On te pose les mêmes, vingt ou trente fois.""Physiquement, ils ne m'ont pas menacée, mais m'ont fait subir des pressions morales, un chantage affectif. On me disait: +tu peux rester ici des années+", raconte-t-elle. Vient le procès qui "a duré cinq heures et pendant une heure le président a prononcé une diatribe d'une violence incroyable. J'avais l'impression d'être au Jugement dernier, d'être condamnée avant même de m'être exprimée", raconte Clotilde Reiss qui parle du "jour le plus dur de (sa) vie".

le 10 juin 2010 à 11:32
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10 Commentaires

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  • tothoph, le 17/07/2010 à 23h41

    Le tout n'est pas de savoir le vrai du faux, là n'est pas forcement le but rechercher, la stratégie est peut-être plus subtile et certainement plus élaborer que l'on imagine.

  • baal_, le 13/06/2010 à 00h59

    Votre raisonnement ne tient pas debout. Soit on laisse tout faire, et dans ce cas on laisse aussi passer les fuites importantes (ce qui serait irresponsable). Soit on laisse passer les fuites, sauf quand c'est vrai (ce qui serait idiot parce que ça dévoile notre jeu). Soit on attaque pour toute fuite présentée comme telle, qu'elle soit vraie ou fausse. Vous savez, les services de renseignements étrangers ne sont pas aussi crédules que les particuliers. Ils savent faire la différence entre une affaire louche et une affaire simplement médiatique.

  • baal_, le 13/06/2010 à 00h52

    1 à 0 à la limite, je vois pas pourquoi on devrait garder un mec qui a fini sa période de sûreté vu qu'on ne garde de toutes façons pas les autres.

  • croix70, le 11/06/2010 à 00h34

    Et voilà les polémiques qui repartent.................essayez d'aller en Iran et vous verrez comment ce peuple vit. et ccertains raleurs de notre chère France, se comporteront ..............donc , on se calme!

  • thierrymugler77, le 10/06/2010 à 15h26

    Il n'y a pas de fumée sans feu

  • humanoide56, le 10/06/2010 à 13h59

    Iran / France : 2 à 0

  • tunisialove, le 10/06/2010 à 13h26

    Supercherie!!!! ha ha ha ha ha. Bienfait pour la France

  • lentpecheur2, le 10/06/2010 à 13h20

    S'il y a violation du secret professionnel , c'est donc qu'il a dit la vérité ! Sinon , il serait poursuivi pour duffamation ...

  • ten75, le 10/06/2010 à 13h17

    Il est absolument vrai , qu'il y a un droit de réserve , mais par contre la réaction de l' Etat , a un effet inverse , au lieu de stopper la polémique , c'est une reconnaissance implicite de la vérité , il ne fallait pas attacher importance , alors que là , faute stratégique oblige , on focalise sur le fond

  • ganinia, le 10/06/2010 à 12h05

    Totalement normal. Même si c'était vrai, il n'avait pas à divulguer des informations de cette importance

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