Var : après le choc, la vie s'organise

Par L.D. (Avec agence), le 16 juin 2010 à 22h33 , mis à jour le 17 juin 2010 à 12h32

Dossier : Dossier Intempéries

Les autorités se sont attelées mercredi à procéder aux évacuations des habitants. Au-delà, une organisation de fortune se mettait en place pour subvenir aux besoins essentiels, alors que les infrastructures ont été soumises à rude épreuve.

[Expiré] [Expiré] var inondations dégats, le 16 juin © AFP

Au lendemain des inondations qui ont durement frappé le Var, provoquant la mort de 20 personnes, les autorités se sont attelées mercredi à procéder aux évacuations des habitants et touristes en détresse. Au-delà, une organisation de fortune se mettait en place pour subvenir aux besoins essentiels de la population, alors que les infrastructures et autres voies de communications ont été soumises à rude épreuve.
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Une noria d'hélicoptères ramenait mercredi à la caserne des pompiers de Fréjus (Var) des habitants et des touristes en détresse dans la plaine de l'Argens, où se concentrait depuis la matinée l'essentiel des secours après les pluies diluviennes. Les précipitations ont fait déborder le fleuve, coupant en deux Fréjus et isolant le quartier de Saint-Aygulf, selon Francis Tosi, premier adjoint au maire UMP de la ville. Pris au piège des eaux, des centaines d'habitants de la plaine de l'Argens, des touristes et des gens du voyage ont dû être secourus par bateau ou par hélicoptère. Les pompiers, après avoir secouru les personnes se trouvant "dans l'eau" ou sur le toit de leur maison, recherchent désormais celles qui se trouveraient coincées à l'intérieur des bâtiments ou dans les caravanes, raconte un responsable des opérations. Désormais, l'heure était à l'organisation de sites d'accueil pour les personnes sans logement. Ainsi, preuve de l'urgence de la situation, certaines personnes s'apprêtaient à passer la nuit dans des galeries commerciales épargnées par les eaux.

100.000 foyers sans électricité
 
La prison de Draguignan, qui n'a pas été épargnée par les inondations, était quant à elle peu à peu vidée mercredi de ses 436 détenus, réaffectés dans d'autres établissements. Les transfèrements, qui ont débuté vers 15 heures, sous le regard du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, venu saluer rapidement les personnels engagés, se sont déroulés sous très haute surveillance. Une centaine de membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) des neuf régions pénitentiaires encadraient l'opération, dont certains cagoulés et munis de fusils à pompe. Ils sont secondés par des gendarmes mobiles et des CRS qui protégeaient les environs de l'établissement pendant ces transfèrements, réalisés dans des véhicules sécurisés. 
 
Outre les dégâts aux habitations et aux véhicules, 100.000 foyers étaient encore privés d'électricité mercredi soir. Les voies de communication ont aussi été particulièrement affectées : l'autoroute A8 a été coupée dans la nuit entre Le Muy et Puget-sur-Argens en direction de l'Italie, tandis que la route nationale 7 était coupée dans les deux sens entre ces deux communes. Les pluies torrentielles ayant aussi inondé des voies ferrées, plus aucun train n'a pu passer après les crues entre Nice et Toulon. Les voyageurs bloqués en gare du Luc et Saint-Raphaël ont dû être évacués par bus vers Nice. La circulation des trains restera d'ailleurs totalement interrompue entre Toulon et Nice jusqu'à vendredi matin, a indiqué un porte-parole de la SNCF mercredi soir. Quant à l'aéroport de Hyères-Toulon, fermé également mardi, il n'a rouvert que mercredi matin. Autre effet, inattendu, de ces crues : près de cinq cents détenus de la prison de Draguignan ont dû être évacués mercredi.

Le bac maintenu
 
Enfin, malgré la situation pour le moins chaotique, le rectorat de l'académie de Nice a annoncé mercredi que les épreuves du baccalauréat prévues jeudi dans les zones touchées par les inondations dans le Var étaient maintenues. Dans un communiqué, le recteur affirme que les quatre centres d'examen concernés, à Draguignan, au Muy, à Lorgues et à Gassin, "pourront fonctionner normalement" et que les épreuves de philosophie du baccalauréat général et technologique "se dérouleront comme prévu et selon les horaires prévus".  Toutefois, précise le recteur, si des candidats se présentent "avec un retard dû à des difficultés de circulation ou de transport liées à la situation exceptionnelle, ils pourront être admis à composer jusqu'à une heure après le début des épreuves". Ces élèves se verront alors attribuer une prolongation du temps de composition équivalente au temps de retard, indique encore le recteur.

 

Des aides d'urgence débloquées, Sarkozy sur place la semaine prochaine

Le président de la région Provence-Alpes Côte d'Azur, Michel Vauzelle (PS), a annoncé mercredi que la région allait débloquer un million d'euros, pour venir en aide aux localités et aux habitants du Var touchés par les inondations. "C'est un effort important mais il est possible que l'on fasse un effort plus important encore, en raison des dégâts considérables. Dégâts dans les domaines agricole, commercial, industriel et bien sûr humain", a-t-il dit, soulignant "le traumatisme" vécu par les habitants. Le président de la région Paca a dit qu'il attendait les données que lui fourniraient les maires des localités touchées pour faire voter une première somme pour l'aide d'urgence. Une seconde somme sera décidée en fonction des évaluations définitives, a-t-il précisé.
 
D'autre part, Nicolas Sarkozy se rendra en début de semaine prochaine dans le Var, où des pluies diluviennes ont fait au moins 18 morts au cours des dernières 24 heures, annonce mercredi l'Elysée. "Le président de la République a joint par téléphone le maire de Draguignan Max Piselli pour lui annoncer qu'il se rendrait dans ce département dès le début de la semaine prochaine", indique la présidence. Nicolas Sarkozy a souhaité "qu'une priorité absolue soit donnée dans un premier temps à la mise en oeuvre des moyens d'intervention dédiés à la sécurité de la population."  "La visite du chef de l'Etat interviendra à l'issue de la phase des secours d'urgence et après ses engagements internationaux", ajoute-t-elle.


 

 
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Par L.D. (Avec agence) le 16 juin 2010 à 22:33
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6 Commentaires

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  • ready15, le 17/06/2010 à 13h31

    Ce n'est pas étonnant, la méteo donne trop souvent des alertes de petites importances. Ils ne sont plus crédibles et de plus le temps annoncé est faussé. Je pense que les bulletins d'infos météo doivent changer, car ils sont toujours à l'affût du mauvais temps, de l'extraordinnaire pour se faire remarquer. Ils sont toujours à l'extrême de quelquechose ou d'un reccord de froid, de chaleur, de vent etc.... Un anticyclone sur la France ce n'est pas interressant car c'est le calme plat y a plus rien à dire.

  • jtatou74, le 17/06/2010 à 13h02

    Bonjour Pourquoi ne pas demander l'aide de l'armée , des centaines de militaires,plus des légionnaires s'ennuient à quelques kilométres , au camp de Canjuers .

  • cindi21, le 17/06/2010 à 11h14

    IL y a eu une alerte mais les gens n'y croient pas Moi je suis restée chez moi..Il est vrai que même ceux qui sont restés chez eux n'ont pas pu échapper à ces torrents mais l'alerte a été donnée. Je suis dans le Var .

  • lo83400, le 17/06/2010 à 10h14

    Non mais arrêtez là pilepoil21, c'est un déluge exceptionnel, Faut voir ce qu'il est tombé aussi... Rien que hier soir alors que la journée a été très ensoleillée (un peu fraiche quand même) il a plu et il y a eu des orages terribles. Ceci n'a rien à voir avec le fait que les maisons aient été construites sur des terrains plus ou moins inondables... La plupart des villes d'ici sont dans des vallées ou des flans de colline et ce depuis quelques siècles, s'il y a déluge, il y a débordement de fleuves et les rues se transforment en rapides à l'image des toboggans d'aqualand mais en moins drôle... Regardez un peu le relief dans le coin, vous verrez que ce n'est pas souvent très plat et que les vallées sont nombreuses. Ceci dit, mes condoléances aux victimes et familles.

  • pilepoil21, le 17/06/2010 à 09h29

    On déboise, on bétonne et on s'étonne des inondations...tout pour faire du fric, les maires en premier. Et ensuite les contribuables contribuent... Dans les années 60 un ami de la famille a fait construire une maison à Guingamp. C'était une zone déclarée inondable. Hé bien, pour obtenir le permis de construire la partie habitation de la maison ne devait pas être de plain-pied mais à hauteur d'un petit 1er étage. Que sont devenus ces bons principes d'antan? Quand on voit qu'en Vendée les maisons récentes en bord de mer étaient pour la plupart des maisons basses, on s'étonne un peu... Mais peut-être qu'à Draguignan le problème est différent.

  • ready15, le 17/06/2010 à 09h13

    C'est comme toutes catastrophes naturelles à savoir Haiti, O de la france ( vendée charente en particulier) et le sud de la France maintenant. Les experts nous expliquent en long, en large et en travers, comment cela a pu arriver. En dehors de Haiti; les experts avaient-ils assez d'éléments pour éviter ce que l'on voit. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'alertes ROUGE. On peut tout dire après mais à voir ces dégats c'est quand dramatique de nos jours. Surtout avec les moyens de communications actuelles on peut faire beaucoup de choses, parfois nous sommes dépassés. ALORS!!!!!!!

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