Forces de l'ordre patrouillant dans un quartier de Grenoble (19 juillet 2010) © TF1/LCILe retour au calme semblait se confirmer dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, touché ces derniers jours par une flambée de violences. Aucun incident notable n'étant signalé dans la nuit de mardi à mercredi pour la deuxième nuit consécutive. Six véhicules et un scooter ont été brûlés, soit "une nuit tout à fait Tôt mardi, les six hommes, âgés de 19 à 21 ans, ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur les récentes violences urbaines. Les trois derniers hommes encore en garde à vue après une vaste opération de police à Grenoble mercredi, liée au braquage du casino d'Uriage, ont été remis en liberté jeudi sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Brice Hortefeux a installé jeudi le Groupe d'intervention régional de l'Isère. Sa mission : sécuriser les quartiers sensibles de Grenoble. Le ministre de l'Intérieur a effectué une patrouille dans la nuit de mercredi à jeudi avec la Brigade anticriminalité de Grenoble dans les quartiers sensibles de la ville. A la veille d'une visite de Hortefeux sur place, des membres des forces de l'ordre ont procédé à plusieurs arrestations dans le quartier de Grenoble marqué par des violences urbaines. Trois suspects restaient en garde à vue mercredi soir. Des groupes de jeunes armés de battes de base-ball et de barres de fer, voire d'armes à feu, ont affronté les forces de l'ordre pendant une partie de la nuit dans un quartier sensible de Grenoble. A l'origine de ces heurts : la mort d'un jeune poursuivi après un braquage. Jeudi auront lieu les obsèques de Karim Boudouda, le braqueur tué le 16 juillet lors d'un échange de tirs avec la police à Grenobe. Sa compagne a, elle, déposé plainte contre X mercredi, dans l'espoir de comprendre les circonstances de sa mort. A la suite de menaces de mort, des mesures ont été prises pour protéger les policiers de la Bac de Grenoble impliqués dans la fusillade du braquage du casino le 16 juillet, a annoncé lundi Brice Hortefeux. Eric Le Douaron, ex-haut gradé de la police et nouveau préfet de l'Isère, installé vendredi par le président de la République à Grenoble, théâtre de récentes violences urbaines, assure qu'il ne considère pas comme "une injure d'être un 'super-flic' ". Avant une réunion mercredi à l'Elysée, quatre associations représentant les gens du voyage s'élèvent, avec une partie de la classe politique, contre "l'odieuse stigmatisation" dont ils s'estiment victimes, notamment à l'occasion des violences de Saint-Aignan. Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné vendredi à trois mois ferme un jeune de 19 ans pour avoir jeté des cailloux sur des policiers sans les blesser. "J'étais pris par la mauvaise ambiance", a-t-il expliqué en larmes. Albert Dupuy, le préfet de l'Isère que Nicolas Sarkozy a décidé de remplacer à la suite des récentes violences urbaines à Grenoble, a fait part jeudi de son "émotion", disant ressentir un "sentiment d'inachevé". Les obsèques de Karim Boudouda, le braqueur dont la mort est à l'origine de violences urbaines ces derniers jours à Grenoble, qui avaient été prévues pour mercredi, pourraient être reportées. La nuit de dimanche à lundi a été bien plus calme que les précédentes dans le quartier de la Villeneuve, théâtre de violences urbaines après la mort d'un braqueur. Mais les policiers ont de nouveau été visés par des tireurs. Malgré l'appel au calme lancé par la mère du braqueur tué vendredi par la police, et malgré la fermeté affichée par Brice Hortefeux, seize voitures ont été incendiées dans la nuit de samedi à dimanche à Grenoble, et la police a essuyé des tirs. Après les violences de la nuit dernière, le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place samedi et a promis des renforts. De leur côté, les syndicats policiers dénoncent des moyens en baisse constante. La mère du braqueur tué a lancé un appel au calme. A Grenoble, la mort d'un jeune homme à l'issue d'une fusillade avec la police a provoqué l'embrasement du quartier de La Villeneuve. Reportage sur place où la violence gangrène certains quartier de la ville. Après avoir dérobé entre 20 000 et 40 000 euros au casino d'Uriage-les-Bains près de Grenoble, deux malfaiteurs ont été poursuivis par une patrouille de police et de gendarmerie. Après un échange de tirs, un voleur est mort et l'autre a pris la fuite. A Grenoble, la famille du braqueur tué vendredi dernier, lors d'un échange de tirs avec la police, lance un appel au calme après trois nuits de violences urbaines dans le quartier de La Villeneuve.
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normale pour le quartier", a précisé un responsable de la police. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une soixantaine de voitures et des commerces avaient été incendiés par des manifestants, qui avaient également tiré sur les forces de l'ordre après la mort d'un jeune braqueur, originaire du quartier, tué lors d'un échange de tirs avec la police.
Quant aux obsèques de Karim Boudouda, qui avaient été prévues pour mercredi, elles auront finalement lieu jeudi après-midi, dans un cimetière de Poisat, en Isère, ont indiqué mardi soir les pompes funèbres. "La famille aurait préféré que la cérémonie ait lieu mercredi mais les papiers et démarches ont pris plus de temps", a-t-il été précisé. De son côté, l'entourage de Boudouda, excédé par les sollicitations des médias pour connaître des précisions sur les obsèques, n'a pas souhaité faire davantage de commentaires. "On en a marre que les journalistes nous embêtent. On nous vole même notre mort. On choisira nous-mêmes la date des obsèques et on ne le dira à personne", a déclaré une proche de Karim Boudada.
Par ailleurs, le préfet de l'Isère Albert Dupuy a réuni mardi un "Grenelle local" de la sécurité à Grenoble, évoquant notamment un renforcement de la lutte contre l'économie souterraine et une accélération de la rénovation urbaine. Une trentaine d'élus, les services de l'Etat et des représentants d'associations participaient à cette réunion en préfecture, convoquée par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. "Nous avons procédé à un état des lieux après que j'ai rappelé que la priorité de l'instant c'était le rétablissement de l'ordre" à la Villeneuve, a souligné M. Dupuy lors d'un point de presse à l'issue de la réunion. Mais dans le Figaro (de mercredi), Brice Hortefeux affirme qu'il n'y a "pas besoin de grenelliser" les questions de sécurité alors que plusieurs socialistes réclament un "Grenelle de la sécurité".
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Nouvelle opération de police à Grenoble : six interpellations
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