Intoxication à l'Hôtel-Dieu : une seconde femme interpellée

le 18 août 2010 à 22h16 , mis à jour le 19 août 2010 à 13h20

Une personne a été interpellée mercredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) après l'intoxication de six membres du personnel de l'Hôtel-Dieu à Paris par un neuroleptique introduit dans leur café. Une seconde personne a été interpellée jeudi.

[Expiré] couloir hopital santé © sxc.hu

L'enquête sur le mystérieux empoisonnement au café dans un hôpital parisien se poursuit. Une seconde personne a été interpellée jeudi. Elle n'a pas pu être entendue en raison de son état psychologique, a indiqué une source judiciaire. Une première personne avait été interpellée mercredi après l'intoxication de six membres du personnel de l'Hôtel-Dieu par un neuroleptique introduit dans leur café. "Il y a eu une interpellation en fin de journée d'une personne. L'enquête se poursuit", a-t-on appris auprès de la préfecture de police, confirmant une information du Parisien. Il s'agit, selon le journal, d'une jeune femme prénommée Sandrine qui a été interpellée à Saint-Ouen (Seine Saint-Denis) et a été ensuite conduite dans les locaux du commissariat du IVe arrondissement pour y être entendue.

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Six personnes, membres du personnel hospitalier, avaient été hospitalisées mardi, victimes de maux de tête, vertiges et nausées, après avoir bu du café dans la salle de repos de l'hôpital provenant de la même cafetière et contaminé par un neuroleptique. Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), les six victimes "vont bien et ont quitté le service des urgences".

Du Loczapac dans le café
 
La police a ouvert une enquête pour "administration de substance nuisible" afin de comprendre les circonstances exactes de cette intoxication, a-t-on précisé de source proche de l'enquête. "L'origine présumée de cette intoxication serait du café consommé dans la salle de détente, dans laquelle des traces de neuroleptique ont été mises en évidence", avait expliqué l'AP-HP. Le neuroleptique retrouvé dans le café, le Loczapac, fréquemment utilisé dans les cas d'état psychotique aigu, ne serait a priori "pas dangereux", a précisé la source proche de l'enquête. Les neuroleptiques sont des médicaments qui exercent une action calmante sur le système nerveux.
 
Les policiers avaient dès mardi effectué des prélèvements sur les victimes et sur la cafetière. Après avoir envisagé plusieurs hypothèses, comme celle d'une mauvaise blague, les enquêteurs ont privilégié la piste d'un acte malveillant. Une source judiciaire avait indiqué que la police recherchait "une personne n'appartenant pas au personnel de l'hôpital". Cette personne, qui a été identifiée, "a été vue se servant du café dans une cafetière réservée au personnel". Le Parisien avait évoqué une piste menant à "une patiente qui a fréquenté le service psychiatrique dans la nuit de lundi à mardi".
 
 

le 18 août 2010 à 22:16
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3 Commentaires

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  • la_guepe25, le 19/08/2010 à 20h30

    Les Offices dits salles de repos doivent etre fermés et sécurisés au meme titre que les vestiaires !

  • cheuenne, le 19/08/2010 à 09h29

    Incroyable

  • fdd66, le 19/08/2010 à 09h16

    Pas si folle que ça la guepe. Elle savait ce qu'elle faisait.

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