Il aura fallu près de 24h pour maîtriser les premiers gros incendies de l'été dans l'Hérault. Un immense brasier qui a consumé 3 000 hectares de végétation et menacé plusieurs villages. © TF1/LCI
- Incendies dans l'Hérault : 1.000 pompiers restent en alerte - 01 min 35 s
- Incendies dans le Var : origine criminelle ou pas ? - 03 min 21 s
Les feux dans le Sud sous contrôle, les pompiers restent en alerte
Les incendies des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault était mardi soir sous contrôle. Pour autant les pompiers restaient mobilisés par centaines. Brice Hortefeux s'est rendu sur place. Des incendies ont également éclaté mardi en Corse et en Lozère.
Publié le 31/08/2010
Après un été calme, le Sud-Est ravagé par des incendies
Deux incendies dans l'Hérault, dont l'un continuait de se propager lundi soir, ont détruit 2.200 ha et des habitations et obligé à couper temporairement l'A9. Dans les Bouches-du-Rhône, entre Cassis et La Ciotat, un autre feu se porpageait lundi soir et a provoqué la fermeture de l'A50.
Publié le 30/08/2010
Une nuit de lutte contre le feu dans l'Hérault
Le plus gros incendie de l'été dans l'Hérault a été aggravé cette nuit par un vent soutenu. Trois mille hectares ont été parcourus par les flammes.
Publié le 31/08/2010
Incendies dans l'Hérault : retour sur une nuit de lutte
Il aura fallu près de 24h pour maîtriser les premiers gros incendies de l'été dans l'Hérault. Un immense brasier qui a consumé 3 000 hectares de végétation et menacé plusieurs villages.
Publié le 31/08/2010
Incendies dans le Var : origine criminelle ou pas ?
Dans le Var au dessus de la Ciotat, un incendie a dévasté 250 hectares de forêt. La piste criminelle n'est pas exclue et comme lors de chaque départ de feu, une cellule spéciale est déjà à pied d'oeuvre.
Publié le 31/08/2010
Incendies dans l'Hérault : 1.000 pompiers restent en alerte
Ce n'est que mardi dans la matinée que les pompiers ont pu maîtriser les incendies dans les Sud-Est, après 24h de lutte. Et le travail des soldats du feu est loin d'être terminé.
Publié le 31/08/2010
Incendies dans l'Hérault : les images
Après un été calme, plusieurs incendies se sont déclarés lundi dans l'Hérault, notamment à Villeveyrac, au nord de Sète, où le feu a déjà ravagé une soixantaine d'hectares et nécessité la coupure de l'A9.
Publié le 30/08/2010
Lutte contre les incendies : la vidéosurveillance à la rescousse
Plusieurs départs d'incendie ont été signalés samedi dans le Sud-Est. Dans les Landes, les pompiers sont aidés par un dispositif unique en France de vidéosurveillance pour détecter les départs de feux.
Publié le 29/08/2010
Incendie d'une rare violence dans les Bouches-du-Rhône
Quelques centaines d'hectares sont partis en fumée entre Cassis et la Ciotat. 600 hommes ont été mobilisés. Ce matin, le feu était maîtrisé.
Publié le 31/08/2010
Mistral et tramontane sur le front des incendies
L'incendie de Mèze a été circonscrit en milieu de nuit. 1.000 hommes sont sur le terrain pour contrôler les lieux.
Publié le 31/08/2010
L'intervention des moyens aériens a permis mardi avec le lever du jour de stopper la progression des flammes sur les deux feux encore actifs, aux abords de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) et vers Fontanès, à une dizaine de km de Montpellier. L'incendie de Fontanès, qui a parcouru entre 2.000 et 3.000 ha, "ne progresse plus", a annoncé mardi matin à l'AFP le colonel Christophe Risdorfer, patron des pompiers de l'Hérault. "Mais on reste très très prudents car on n'est pas à l'abri d'une reprise".
Hortefeux sur place
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rendu sur place en fin de journée. Après avoir survolé en hélicoptère la zone de l'incendie qui s'est déclaré près de Montpellier, il a salué un par un les hommes et les femmes engagés sur le front des incendies. Il s'est félicité lors d'un point-presse informel que cette saison ait été "exceptionnelle" quant aux superficies brûlées, en affirmant que "près de 4.000 hectares" avaient brûlé dans ce qu'il a considéré comme les "feux les plus importants de l'été". "Si on fait le total, il y a eu à peine 20% de surfaces brûlées par rapport aux années précédentes, c'est 20% de trop mais c'est un signal positif", a-t-il ajouté.
Selon le commandant des pompiers Didier Rugiero, qui avait connu la même situation sur ces communes en 1989, cet incendie - qui a endommagé quatre maisons à Guzargues - devrait nécessiter au moins encore 48 heures de travail. Près de 1.000 hommes restaient mobilisés sur ce seul foyer, avec des renforts arrivés de l'Est et du Sud-Ouest.
Mardi, neuf Canadair, deux Dash et trois Trackers ont arrosé les lieux. Sur le terrain, les pompiers ont focalisé leur attention sur plusieurs villages, surveillant les lisières du feu et les éventuels brûlots attisés par des rafales de vent, mais celui-ci a fini par faiblir en fin d'après-midi et devrait tourner dans la nuit. "Il n'y a plus de maisons menacées", a souligné mardi soir le commandant Rugiero. "Ce qui nous gêne, c'est qu'une reprise de feu puisse nous échapper, du fait de la surface. Alors, notre but est de noyer toute cette surface". Dans l'Hérault, la situation a été compliquée par un fort vent du nord, sur fond de sécheresse, et par la multiplication des foyers.
Origine criminelle ?
Lundi, un premier feu, vite circonscrit, s'était déclaré à Juvignac, près de Montpellier, endommageant trois appartements. Puis un foyer, parti du côté de Villeveyrac, a déboulé sur Mèze, avant d'être maîtrisé vers 21H30, les autorités ayant axé leurs efforts sur cette zone péri-urbaine. Au total, quelque 600 hectares de pinède ont été parcourus par les flammes dans ce secteur, trois mas ont brûlé, ainsi qu'un entrepôt et dix véhicules. Quelque 500 pompiers restaient sur la zone mardi soir.
Lundi soir, un autre feu était parti dans les Bouches-du-Rhône, de Cassis vers La Ciotat, parcourant quelque 250 hectares de forêt et garrigue, sans faire ni victime ni dégâts matériels, avant d'être maîtrisé au matin après l'entrée en action de moyens aériens. Alors que le mistral est tombé, quelque 160 hommes et 40 engins devaient rester mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi sur cette zone, afin de traiter les éventuelles reprises. Une centaine de personnes avaient été évacuées lundi soir par précaution vers un gymnase de La Ciotat.
Le parquet de Marseille a confié les investigations aux gendarmes. "A part la foudre, il n'y a pas de cause naturelle de départ de feu", a souligné le procureur Jacques Dallest, ajoutant que dans ce cas, le départ "paraît un peu loin d'une route pour que ce soit accidentel". Pour les feux de l'Hérault, "on s'interroge", a dit de son côté le colonel Risdorfer sur France Bleu Hérault, relevant la quasi-simultanéité des trois sinistres. Ce sont les premiers feux d'envergure dans le Sud-Est depuis celui qui avait détruit 900 hectares dans la nuit du 24 au 25 juillet près de Marseille, et qui était dû à l'incendie volontaire d'un véhicule.
Feux en Haute-Corse et en Lozère
Une cinquantaine d'hectares de maquis sont partis en fumée mardi en Haute-Corse, où ont éclaté plusieurs incendies attisés par le vent, ont indiqué les pompiers. Le feu le plus important a eu lieu sur le territoire de la commune de Volpajola, à une trentaine de km au sud de Bastia, où 35 hectares ont brûlé. Quelque 70 pompiers ont été engagés sur un terrain pentu et difficile d'accès avant de maîtriser l'incendie en fin d'après-midi. Les habitations n'ont pas été menacées. A Linguizzetta, dans la plaine orientale, cinquante pompiers ont lutté contre un feu qui a détruit une vingtaine d'hectares de gros maquis. Les moyens les plus importants ont été engagés en zone péri-urbaine autour de Lucciana, à une vingtaine de km au sud de Bastia. Quatre avions, deux bombardiers d'eau Canadair, un Tracker et un Dash-8 de la Sécurité civile ont permis de maîtriser plusieurs départs de feu, qui n'ont pas provoqué de dégâts importants.
Trois incendies se sont en outre déclarés mardi après-midi en Lozère, dans la zone du Causse Méjean, où le feu, attisé par un vent violent, a ravagé une cinquantaine d'hectares, selon la préfecture. Trois départs de feu ont été signalés en début d'après-midi, dont deux "préoccupants", selon la préfecture : l'un à Meyrueis, où 25 hectares ont brûlé et qui était fixé en début de soirée, et l'autre à Hures-la-Parade, qui s'est déclaré en fin d'après-midi. "Celui de Hures-la-Parade, plus violent et plus rapide, attisé par un vent violent, a déjà ravagé 20 hectares et pourrait en brûler jusqu'à 40", a affirmé à l'AFP le sous-préfet de Florac, Boris Bernabeu. La "tête" de ce feu est désormais fixée, mais "ce sont les flancs qu'il faut à présent surveiller", a-t-il ajouté, précisant qu'à partir de 22h00, quelque 150 hommes seraient mobilisés toute la nuit pour limiter l'extension de l'incendie. "Les pompiers s'attendent à une nuit de travail intense, mais le plus dur est derrière nous", a-t-il estimé. Les autorités espéraient qu'avec "la nuit, la fraîcheur des températures, la hausse de l'humidité et le fléchissement du vent", la situation s'améliore. Aucun dégât, aucun blessé, n'était à déplorer, seule une végétation composée de prairies et de pins sylvestres ayant brûlé.
Retour MYTF1
Les feux dans le Sud sous contrôle, les pompiers restent en alerte
Chargement en cours...





