Les bouchons autour d'AjaccioLe blocus aura duré plus de quatre heures. Près de 200 militants indépendantistes corses ont bloqué l'accès à l'aéroport Napoléon Bonaparte d'Ajaccio et au port de Bastia de 10H30 à 14h samedi, provoquant la paralysie de la circulation aux abords des deux villes et forçant les voyageurs à finir le trajet à pied. Ils protestaient contre le statu quo concernant le transfèrement sur l'île des prisonniers corses incarcérés sur le continent. "Les familles des prisonniers ont décidé de bloquer l'aéroport d'Ajaccio et le port de Bastia pour montrer comme il est difficile de rentrer chez soi", avait déclaré à l'AFP un responsable de l'association Sulidarità, Dominique Tafani.
Port et aéroport bloqués en Corse : les touristes furieux
Le retour des vacances a été compliqué samedi pour les touristes en Corse. Des nationalistes ont bloqué l'accès à l'aéroport d'Ajaccio et au port de Bastia pendant près de 4h, forçant les voyageurs à finir le trajet à pied.
Publié le 21/08/2010
A Ajaccio, une centaine de militants indépendantistes ont empêché l'accès à l'unique route menant à l'aéroport Napoléon-Bonaparte, contraignant certains touristes, souvent excédés, à s'y rendre à pied, en tirant leurs valises sur plusieurs kilomètres. Quelques vols ont été retardés. Une "poignée de personnes" n'ayant pas pu prendre l'avion samedi soir s'est vu offrir de la nourriture et de quoi boire, a-t-on appris de source aéroportuaire. Une salle de l'aéroport a par ailleurs été mise à leur disposition pour la nuit.
A Bastia, l'accès au port de commerce a également été inaccessible toute la matinée, bloquant près de 3.000 personnes, à qui un médecin et des pompiers ont distribué de l'eau afin de prévenir toute déshydratation. Les deux manifestations ont entraîné des embouteillages de plusieurs kilomètres aux abords des deux villes jusqu'en fin d'après-midi. "A 17h, les quatre bateaux qui étaient à quai avaient tous quitté le port", a-t-on précisé à la préfecture de Haute-Corse.
Réunion, mais en septembre
"Nous exigeons le retour de tous les prisonniers politiques comme le stipulent les lois françaises et comme le souhaitent 100% des Corses et des responsables politiques", a dit un autre responsable de l'association présent sur le port de Bastia, Jean-Philippe Antolini.
La Chancellerie a précisé samedi que la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie recevrait début septembre les élus corses sur la question des transferts de détenus. Le 26 juillet, la garde des Sceaux avait souligné son intention de poursuivre "avec détermination" la politique de transferts. Pour être transférés dans l'une des 28 places réservées au centre pénitentiaire de Borgo (Haute-Corse), les détenus doivent répondre à plusieurs critères, avait-elle rappelé: avoir "des attaches personnelles et familiales en Corse", "un reliquat de peine inférieur ou égal à cinq ans", "présenter une situation pénale claire (être condamné définitif) et une faible dangerosité pénitentiaire". Depuis 2004, indiquait la ministre, "177 condamnés d'origine corse ont été affectés à Borgo", où se trouvaient fin juillet "27 condamnés (sur 28 places)". Cinq avis favorables au transfèrement à Borgo ont été prononcés en mai, un détenu étant affecté à la dernière place libre et les quatre autres placés sur liste d'attente, avait-elle dit.
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