Accusée d'avoir torturé son mari handicapé

Par TF1 News (avec agence), le 26 août 2010 à 11h07 , mis à jour le 26 août 2010 à 18h11

Une femme de 65 ans a été mise en examen et écrouée dans les Vosges pour "actes de tortures et de barbarie" sur son époux septuagénaire handicapé, découvert en sang à leur domicile, une oreille arrachée.

Une femme de 65 ans a été mise en examen et écrouée dans les Vosges pour "actes de tortures et de barbarie commis de manière habituelle sur personne vulnérable"" sur son mari. Ce septuagénaire handicapé a été découvert en sang à leur domicile de Nompatelize (Vosges) par les pompiers, alertés par le frère de l'épouse. Selon le procureur d'Epinal, Bernard Marchal, ils ont trouvé "la victime nue, en hypothermie, l'oreille arrachée, le nez cassé, des morsures dans le dos et de nombreuses blessures sur tout le corps". L'homme, hémiplégique après trois accidents vasculaires cérébraux, était "très maigre et gisait dans son sang, qui recouvrait tous les murs", a poursuivi le magistrat.
 
"Il y a tellement de blessures que ça ne peut pas être un coup de colère: ce sont des violences habituelles", a ajouté le procureur, se référant à deux précédentes hospitalisations de la victime, en mai et en juillet dernier. Celles-ci avaient à l'époque fait l'objet d'un signalement des services sociaux, mais la procédure n'avait pas abouti, a indiqué Bernard Marchal. "Après ses AVC, l'époux était devenu grabataire, incontinent: il était devenu à beaucoup d'égards gênant, il devenait un poids mort", a expliqué le procureur. Lors de sa garde à vue puis devant le juge d'instruction, l'épouse a partiellement reconnu les faits, selon le parquet.
 
Le retraité, décrit par le maire de la commune comme "très gentil, très estimé, qui a rendu beaucoup de services". Suite à ses deux précédentes hospitalisations, un signalement avait été fait aux services sociaux par le premier magistrat, Didier Barret, "resté sans réponse", a indiqué le maire. Ce-dernier a ajouté qu'il allait "demander une enquête administrative auprès de la direction régionale des affaires sociales et des ministères compétents". L'avocat de la famille, Me Nicolas Pasina, a également émis "de grosses interrogations sur les services sociaux". "C'est tout de même étonnant que l'on n'ait rien fait", a-t-il déploré, en précisant que la famille était "choquée de ce qui arrive". 
 
"Acariâtre" pour le maire et "méchante" pour les voisins
 
 La suspecte, une ouvrière à la retraite qui travaillait auparavant dans une papeterie, nie les actes de torture et de barbarie mais reconnaît "avoir pu donner des coups, quelques dérapages, sous l'effet des nerfs qui ont lâché", a affirmé son avocate, Me Christelle Brender. "Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle explique que son mari est souvent tombé, du fait de son état de santé, ce qui explique les blessures", a-t-elle poursuivi. Jugée "acariâtre" par le maire, la mise en examen est décrite comme "méchante", "pas aimée dans le village", par le voisinage. "Tout le monde la connaissait parce qu'elle goudronnait et jetait de l'huile de vidange sur la barrière de sa propriété pour ne pas que les enfants de l'école ne s'assoient dessus", raconte un voisin.

Les trois enfants du couple, deux jumelles de 45 ans et un fils de 33 ans, en rupture avec leur mère depuis leur majorité, devraient se constituer partie civile dans les prochains jours, a par ailleurs indiqué Me Nicolas Pasina. L'épouse a été mise en examen pour "actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur personne vulnérable", un crime passible de trente ans de réclusion criminelle. Son avocate a indiqué qu'elle avait interjeté appel de la décision de placement en détention provisoire, demande qui sera examinée par la chambre de l'instruction de Nancy le 2 septembre prochain.
 
Lourdement handicapé, l'époux ne peut en outre pas parler et n'a pu faire sa déposition qu'à l'aide de petits papiers, "oui" et "non", pour répondre aux questions des enquêteurs à l'issue de son hospitalisation en soins intensifs. L'épouse encourt trente ans de réclusion criminelle.

Par TF1 News (avec agence) le 26 août 2010 à 11:07
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7 Commentaires

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  • hug81, le 28/08/2010 à 18h18

    Quelle excuse va-t'on encore trouver pour la barberie dont a fait preuve cette femme à l'égard de son mari handicapé ??

  • musai, le 27/08/2010 à 18h21

    En même temps, la torture, la barbarie et tout acte horrible gratuit n'existe chez aucune autre espèce d'animal...l'homme, un animal supérieur? Je ne pense pas,non!

  • a1n2n2e3, le 27/08/2010 à 07h04

    Non , justement , il ne faut pas être un être humain pour agir ainsi : Il faut être un monstre .

  • levioloniste06, le 26/08/2010 à 23h00

    L'être humain..

  • caramoslocouki, le 26/08/2010 à 16h07

    Ah oui ! Ces actes là sont des actes de tortures sur personne handicapée ! Pauvre victime elle n'a même pas pu se défendre. C'est horrible...

  • kline972, le 26/08/2010 à 16h03

    C'est l'horreur, l'horreur absolue !!!

  • lorraine570, le 26/08/2010 à 11h24

    Le pauvre mais ou va t'on !!!

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