S'ils sont reconnus coupables, ils encourent jusqu'à 15 ans de prison. Quatre hommes ont été interpellés tôt lundi matin à Gennevilliers dans le cadre de l'enquête sur l'agression début septembre de trois policiers à coups de pierre dans cette ville des Hauts-de-Seine.
Policier blessé à Gennevilliers : un "guet-apens" selon Hortefeux
Le ministre de l'Intérieur a qualifié mercredi l'agression de policiers à Gennevilliers de "guet-apens" et confirmé l'extension des peines-planchers aux auteurs de violences aggravées. Plus tôt, des responsables de la police ont cependant déclaré que la thèse de l'embuscade n'était pas établie.
Publié le 01/09/2010
Agés d'une vingtaine d'années, ils sont suspectés de "violences volontaires en réunion avec arme par destination sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de leur fonction ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours, précédé d'un guet-apens", selon une source policière qui révèle l'information.
Un "guet-apens"
Ces trois policiers du commissariat de Colombes avaient été pris dans un guet-apens dans la nuit du mardi 31 août au mercredi 1er septembre alors qu'ils intervenaient sur un feu de véhicule de chantier dans la même cité du Luth. Une fois sur place, ils avaient été pris à partie par une trentaine de jeunes qui leur avaient jeté "des pierres et des pavés", blessant sérieusement l'un des policiers. Ce dernier, qui souffrait de plusieurs contusions notamment au visage, "avec deux dents cassées", avait obtenu une ITT de 10 jours.
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'était rendu le 1er septembre au commissariat de Colombes, avait évoqué un "guet-apens", faisant le lien entre cette agression et l'interpellation plus tôt dans la journée de deux jeunes à scooter qui effectuaient un rodéo à Gennevilliers. Ces deux jeunes, déjà connus des services de police, avaient été jugés le 2 septembre en comparution immédiate et condamnés à des peines d'emprisonnement. Le conducteur du scooter, jugé pour "refus d'obtempérer", "violences volontaires" et "conduite sans permis", a écopé de cinq mois de prison ferme. Le parquet de Nanterre a fait appel de ce jugement. Le second mis en cause, accusé d'avoir lancé des projectiles sur les policiers et de s'être interposé lors de l'interpellation, a été condamné à une peine d'un an de prison avec sursis.
Retour MYTF1
Policier blessé à Gennevilliers : un "guet-apens" selon Hortefeux
Chargement en cours...




