Au départ, un exercice de l'armée de l'air en région parisienne - exercice qui devait rester strictement dans le milieu militaire. A l'arrivée, une alerte à la bombe biologique en Bretagne, qui a suscité l'inquiétude dans le Finistère et la mobilisation des services de sécurité jeudi pendant trois heures. Comment en est-on arrivé là ? A la suite d'une série d'erreurs...
La préfecture maritime de Brest a tenté jeudi de reconstituer le parcours rocambolesque de cette vraie-fausse alerte. L'information sur cet exercice, qui avait été déclenché jeudi en début d'après-midi et était destiné à l'origine à la seule base aérienne de Landivisiau, dans le Finistère, a atterri par mégarde au service logistique de la marine de la base navale de Brest où personne n'était au courant.
Une école maternelle évacuée
Or le message, qui ne comportait pas la mention "exercice", précisait un point GPS où se situait la présumée "bombe biologique", à Landivisiau, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Brest. "La personne qui a reçu l'appel a très bien réagi. Elle a déclenché comme il se doit la procédure d'alerte à la bombe", a expliqué le porte-parole du préfet maritime, le capitaine de frégate Marc Gander.
Police, gendarmerie, équipes cynophiles, démineurs et agents municipaux ont donc été mobilisés dans la ville finistérienne où une école maternelle située dans le périmètre de la bombe a dû être évacuée tandis que les pensionnaires d'une maison de retraite étaient confinés, a précisé la mairie de Landivisiau.
Cet exercice organisé par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) de Villacoublay (Yvelines), prévu initialement sans alerte et déploiement de moyens, avait pour but de tester les chaînes de communication et de réactions de ses différents intervenants. La démonstration est en tout cas faite : tout le monde a réagi au quart de tour...
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