La jeune joggeuse victime "d'un enlèvement"

le 11 octobre 2010 à 10h25 , mis à jour le 11 octobre 2010 à 14h11

La joggeuse de 18 ans retrouvée à quelques kilomètres de chez elle la nuit dernière par les gendarmes aurait, selon ses dires, été victime d'un "enlèvement sans violence physique". Mais le témoignage d'un voisin trouble les enquêteurs.

La photo de la joggeuse disparue diffusée par les enquêteurs.La photo de la joggeuse disparue diffusée par les enquêteurs. © DR

Elle est encore "choquée" selon son père, mais vivante. Marine, une jeune fille de 18 ans disparue dimanche matin alors qu'elle était partie faire un jogging, a été retrouvée saine et sauve la nuit dernière. Ce sont les gendarmes qui, déployés en grand nombre, l'ont découvert peu après 23 heures alors qu'elle tentait de rentrer chez elle par ses propres moyens. La jeune fille aurait été victime, selon ses dires, d'un "enlèvement sans violence physique", a déclaré lundi matin André Ribbes, le procureur adjoint de Meaux.

Plus d'infos

"Elle affirme ne pas avoir été victime de violences de quelque nature que ce soit, déclaration confirmée par les expertises effectuées cette nuit qui établissent l'absence de lésions physiques ou d'actes à caractère sexuel", a précisé le magistrat. La jeune fille, qui n'a pas beaucoup parlé cette nuit, doit être réentendue en début d'après-midi par les enquêteurs pour comprendre comment s'est déroulée cet enlèvement et sa journée de dimanche, car "des incohérences apparaitraient", selon une source proche de l'enquête.

La troublante version d'un témoin

La version d'un voisin trouble particulièrement les enquêteurs. Ce témoin, Christian Simonnet, 71 ans, est un voisin de la jeune femme, habite à plusieurs centaines de mètres du domicile familial de Marine Arcolle. "Hier (dimanche) vers 19H45, à la tombée de la nuit, j'ai vu une jeune femme blonde avec un sac à dos qui marchait seule dans un champ devant chez moi le long de mon grillage", a-t-il expliqué à l'AFP. "Le nom de ce témoin ayant été communiqué par la presse", cet homme "sera entendu lundi par les services de gendarmerie de la section de recherches", a expliqué à l'AFP le procureur adjoint de Meaux, André Ribes, qui ajoute que ce témoignage est "crucial par rapport aux horaires". Ce témoin affirme ne pas connaître la jeune femme et "n'était pas au courant" de la disparition de la jeune femme car il "n'avait pas suivi les actualités" dimanche soir. "Ce n'est que lundi matin que j'ai fait le lien" en voyant son portrait à la télévision, a-t-il ajouté.

Il raconte que dimanche soir, en apercevant la jeune femme, il a "allumé la lumière extérieure" et a "marché dans sa direction, craignant un repérage de cambrioleurs" mais "lorsqu'elle (l'a) vu, elle a fait demi-tour et est partie en courant, vers chez elle", a-t-il indiqué. "Ca m'a semblé bizarre: si elle avait eu besoin d'aide elle m'aurait parlé, là elle a fui", dit-il. Ce voisin n'avait "pas encore contacté la gendarmerie" lundi midi mais affirme qu'il dira "la même chose aux gendarmes". Pour ce témoin, il y a deux hypothèses: "soit elle a voulu se faire de la publicité, soit elle est malade" car "je suis formel, personne ne courait derrière elle, elle marchait normalement" et "ce n'est que quand elle m'a vu qu'elle est partie en courant". Marine Arcolle devait être "à nouveau entendue lundi dans la journée", a-t-on précisé de source judiciaire.

Dix heures de recherches

L'étudiante en prépa HEC a été retrouvée "à 23 heures 30 à 2 km au sud de Saint-Germain-sur-Morin, dans le village de Montguillon", avait précisé dans la nuit, lors d'un point presse, le colonel Eric Le Callonnec, commandant du groupement de gendarmerie de Seine-et-Marne. "Elle a eu un peu froid mais n'est pas blesséeelle est en bonne santé", quoique "un peu choquée", avait-il dit. "Elle est rentrée (au domicile familial) vers 5 heures du matin après avoir été auditionnée et hospitalisée à l'hôpital de Lagny-sur-Marne pour des examens", avait expliqué tôt ce matin son père à une journaliste de l'AFP sur place. "Elle se repose". "Il est vraiment trop tôt pour dire ce qui s'est passé", selon le père de la jeune fille.   
 



Partie faire un jogging dimanche vers 10 heures 45, ses parents avaient donné l'alerte vers 13 heures. Une "disparition inquiétante" qui avait motivé le déploiement immédiat d'environ 180 hommes. Un hélicoptère de l'unité de Villacoublay (Yvelines) équipé de caméras thermiques, avait également été sollicité en appui des unités déployées au sol avec deux équipes cinéphiles. Des plongeurs étaient également en alerte dans cette zone située non loin du parc Disneyland Paris, où passe un cours d'eau.

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le 11 octobre 2010 à 10:25
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7 Commentaires

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  • nordkap48, le 12/10/2010 à 01h22

    Soulagés, les parents ? Oui, si tant est que cette jeune fille ait réellement disparu. Elle a peut-être essayé de dissimuler un rendez-vous, ou raté une fugue ou même les parents étaient au courant. Quand on disparaît quelques heures dans l'après-midi et qu'à 19 heures on est quelques centaines de mètres de son domicile, on ne risque pas grand-chose. Coup de pub ? Bien sûr, il n'en reste pas moins que son retour est une heureuse nouvelle. Elle est vraiment très jolie la photo !

  • sly.68, le 11/10/2010 à 17h02

    J'espère que c'est pas pour masquer un rancard !

  • lescurieux35, le 11/10/2010 à 16h52

    Vraiment curieuse cette histoire.....

  • vincent-94, le 11/10/2010 à 15h54

    J'ai pensé la même chose que vous.....

  • halluzen, le 11/10/2010 à 13h06

    Déclarations à prendre avec prudence, tout ceci semble étrange...

  • lucien31, le 11/10/2010 à 11h27

    Heureux dénouement, bravo aux services de gendarmerie et de recherche, les parents et proches doivent enfin soulagés.

  • maan591, le 11/10/2010 à 10h54

    Quelle heureuse nouvelle

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