Grenoble dotée de la première force anti-émeute
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a inauguré jeudi une force de police et de gendarmerie inédite pour contrer les émeutes urbaines, l'Unité mixte d'intervention rapide (Umir).
Publié le 23/12/2010
Descente de police à Grenoble
Vingt-trois personnes ont été placées en garde à vue mardi matin suite à un coup de filet mobilisant 250 membres des forces de l'ordre dans deux quartiers sensibles de Grenoble. Les personnes sont suspectées d'avoir participé à des activités d'escroquerie.
Publié le 12/10/2010
Pas moins de 250 policiers et gendarmes ont été mobilisés dès les premières heures de mardi pour une importante opération de police visant les milieux de la drogue à Grenoble. Peu après 6 heures du matin, des hommes du GIPN (Groupement d'intervention de la police nationale), des gendarmes, des policiers, des membres de la police technique et scientifique ainsi que des maîtres-chiens ont investi des appartements d'un quartier sensible de Grenoble, le quartier Mistral.
Selon un premier bilan, sur les 23 personnes interpellées, 21 ont été placées en garde à vue dans le cadre d'une instruction pour "escroquerie en bande organisée, blanchiment, faux et usage" et visait principalement un autre quartier sensible de Grenoble, le Mistral. "Il s'agit d'une opération importante contre l'économie souterraine qui gangrène ce quartier", a souligné une source proche de l'enquête interrogée par l'AFP, précisant que le préjudice de l'escroquerie est évaluée au minimum à 250.000 euros. Plusieurs perquisitions ont eu lieu, entraînant des saisies d'objets emportés dans des camions de déménagement. Des véhicules ont également été saisis, ainsi que 8.000 euros. Ce coup de filet est l'aboutissement de sept mois d'une enquête qui a débuté en mars à la suite de l'interpellation d'une personne ayant ouvert des comptes avec de "fausses fiches de salaires", de "fausses quittances EDF" et tentait d'obtenir des crédits.
Les enquêteurs soupçonnent que les donneurs d'ordre ont fait appel à plusieurs autres exécutants pour ouvrir des comptes de la même façon, acheter du mobilier et le revendre, dans de probables opérations de blanchiment. La justice va faire appel à des inspecteurs du fisc pour vérifier l'origine des fonds. En juillet, le quartier de la Villeneuve avait été secoué par plusieurs nuits de violences après la mort d'un jeune braqueur du quartier, abattu par la police, en état de légitime défense selon le parquet.
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