Ecoutes: l'Etat agit "dans le strict respect des libertés publiques"

Par , le 10 novembre 2010 à 15h56 , mis à jour le 10 novembre 2010 à 21h35

François Fillon a assuré mercredi à l'Assemblée nationale, qu'il "ny avait pas de complot" après des accusations d'espionnage de journalistes par l'Elysée.

François Fillon à l'Assemblée le 10 novembre 2010François Fillon à l'Assemblée le 10 novembre 2010 © LCI

François Fillon a assuré mercredi à l'Assemblée nationale que les interceptions de sécurité, notamment la fourniture de factures téléphoniques détaillées, se faisaient dans "le strict respect des libertés publiques". "La vérité, c'est qu'il n'y a pas de complot. Il n'y a que l'intérêt national", a déclaré le Premier ministre en réponse à une question de Jean-Marc Ayrault, le patron des députés socialistes au sujet de l'accusation du Canard Enchaîné sur la surveillance des journalistes, en l'occurence ceux traitant de la délicate affaire Woerth-Bettencourt.
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"L'intérêt national commande que les services de renseignement aient des moyens d'action pour lutter contre le terrorisme, des moyens d'action pour lutter contre l'espionnage, des moyens d'action pour lutter contre la criminalité organisée et cela dans le strict respect des libertés publiques", a-t-il ajouté. "Ce strict respect des libertés publiques qui impose que les interceptions et toutes les données qui s'y rattachent soient strictement limitées et soient contrôlées de façon étroite. Voilà quelle est la ligne de conduite du gouvernement. Tout le reste ce ne sont que fantasmes", a aussi déclaré le chef du gouvernement.

Pour écouter la déclaration de François Fillon, cliquez ici.

Le patron de la DCRI porte plainte

Le directeur de cabinet de François Fillon, Jean-Paul Faugère, a rappelé récemment au ministère de l'Intérieur, dans une note classée "confidentiel défense" les principes encadrant les écoutes. La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) a confirmé auprès de l'AFP cette information de France Info. "Le courrier de Jean-Paul Faugère rappelle la position" de la CNCIS sur les écoutes déjà précisée fin septembre, a expliqué à l'AFP Rémi Recio, le magistrat  délégué auprès de la Commission.

Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné renouvelle ses accusations de la semaine dernière selon quoi une "enquête est en cours" au sein de la DCRI pour identifier ses sources, après que  l'hebdomadaire eût écrit que Nicolas Sarkozy supervisait "l'espionnage de journalistes". Une "enquête" que ce service de renseignement dément formellement. Son patron, Bernard Squarcini, a annoncé qu'il avait déposé plainte ce mercredi pour diffamation contre l'hebdomadaire.

Par Alexandra Guillet le 10 novembre 2010 à 15:56
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9 Commentaires

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  • kosotto1, le 11/11/2010 à 08h24

    à andre-victor : Vous oubliez de signaler que leurs portables personnels sont aussi espionnés puisque les services de l'état demandent la facture détaillée aux opérateurs afin de savoir qui a appelé qui. Et là il n'est pas question d'employeur et d'employé. Et c'est tout à fait illégal. C'est la loi qui le dit, pas moi.

  • andre-victor, le 10/11/2010 à 23h17

    Il ne s'agit pas de "mises sur écoute" car la teneur des propos échangés n'est pas "espionnée". Il s'agit seulement de savoir quel N° tel ou tel (fonctionnaire en l'espèce) a appelé au moyen de la ligne téléphonique de service mise à sa disposition par son employeur (l'état, nous tous).

  • blitz39, le 10/11/2010 à 22h34

    Ces histoires n'intéressent pas les français : Médiapart et le Canard devraient le comprendre depuis le temps !!!!!

  • postagualen, le 10/11/2010 à 16h54

    Mon cher guillou955 avez vous déjà oublié les propos de Mr Woerth qui disait ne pas être intervenu pour la légion de l'ami de Mme Betencourt ? à l'époque déjà les défenseurs du bateau UMP hurlaient au phantasme et à l'acharnement.

  • andre-victor, le 10/11/2010 à 16h53

    Rechercher si un magistrat, chargé d'appliquer la loi (notamment le secret de l'instruction), l'a transgressée, et ceci dans un but partisan, ne peut être critiqué. La sanction du magistrat fautif, si tel était le cas, ne serait que normale.

  • loanaourf, le 10/11/2010 à 16h49

    Pourquoi mr Fillon parle-t-il de «complot»? Quelqu'un a-t-il parlé de «complot»? On parle de mises sur écoute.

  • trop07, le 10/11/2010 à 16h46

    Voyons, JM Ayrault se trompe d'époque, c'est sous Mitterand qu'il y avait des écoutes ! Et pourquoi ne pas remonter à Mac Mahon ou Thiers ? On nous prend vraiment pour des dindons !!!

  • gillou955, le 10/11/2010 à 16h39

    Arrêtez de fantasmer, vous n'avez pas compris les manoeuvres de certains pour faire le buzz. Exemple on a fait dire à Borlo des propos qu'il n'a jamais tenu.

  • screwpost55, le 10/11/2010 à 16h23

    Que de mensonges.on disait le contraire ce matin. Pareil pour Borloo qui dit ne rien savoir du remaniement. Plus personne n'est credible. Nos "chefs" ne sont plus credibles .Et ils ne s'en rendent meme pas compte.

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