Espionnage de journalistes: le patron de la DCRI auditionné au Parlement

le 04 novembre 2010 à 13h50 , mis à jour le 04 novembre 2010 à 14h55

Dossier : Affaire Bettencourt

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, ont été entendus pendant 2h30 jeudi par la Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs).

Le chef de la Direction centrale du renseignement interieur (DCRI), Bernard SquarciniLe chef de la Direction centrale du renseignement interieur (DCRI), Bernard Squarcini © B.Langlois

La Délégation parlementaire au Renseignement (députés et sénateurs) a auditionné jeudi le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, sur les affaires d'espionnage de journalistes, ont indiqué des sources parlementaires. L'audition conjointe, à huis clos, de MM. Péchenard et Squarcini a duré deux heures et demie, dans la matinée, dans une salle de l'Assemblée nationale.

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Plus d'infos

 
Elle était prévue initialement sur le terrorisme et notamment "la filière yéménite", selon les mêmes sources, mais l'ordre du jour a été modifié "en raison de l'actualité brûlante", liée aux informations du Canard Enchaîné accusant Nicolas Sarkozy de superviser l'espionnage de journalistes. Des accusations démenties par l'exécutif. La teneur des propos échangés au cours de cette audition n'a pas été dévoilée, plusieurs sources parlementaires invoquant le "secret défense".
 
La Délégation parlementaire au Renseignement a été créée en 2007. Elle est composée de quatre députés (les UMP Jean-Luc Warsmann, Guy Teissier, Jacques Myard et le socialiste Jean-Michel Boucheron) et de quatre sénateurs (les UMP Josselin de Rohan, Jean-Jacques Hyest, Jean-Patrick Courtois et le socialiste Didier Boulaud). Ses travaux sont couverts par le secret défense.

Deux journalistes de Mediapart, enquêtant sur les affaires Karachi et Bettencourt, ont été pistés et "géolocalisés" par les services français lors de leurs déplacements pour rencontrer leurs informateurs, ont affirmé jeudi le site d'informations et les intéressés.

le 04 novembre 2010 à 13:50
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21 Commentaires

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  • a.1.2.c.4, le 05/11/2010 à 14h34

    Chut ...! Taisez-vous ...! C'est assez ...! :o)))

  • carole8832, le 05/11/2010 à 09h06

    Les journalistes c'est leur métier !!!

  • charlemagne2010, le 05/11/2010 à 08h56

    On accuse la DCRI et la Dg de la police,qu'on les laisse enquêter et retrouver les véritables coupables,ces services seront ainsi blanchis....

  • charlesrizzla, le 04/11/2010 à 20h28

    @lleglaude C'est ce gouvernement qui a fait une loi début 2010, pour protéger les sources des journalistes et qui quelques mois après franchit lui même la ligne jaune voté par le Parlement.

  • lleglaude, le 04/11/2010 à 18h06

    Mauvaise mémoire oui ! Entre 81 et 95 il y en a eu des écoutes.......................................pas toujours brouillées!

  • yannickatl, le 04/11/2010 à 17h38

    Oui, cela s'appelle la democratie. Un proces juste et ouvert. Si la comission avait refuse d'interroger ce personnage, votre commentaire aurait ete "dictature, ils refusent meme d'auditioner le patrons des renseignements. Ils essayent de cacher la verite...".

  • albert75014, le 04/11/2010 à 17h22

    @ chut-assez, si vous aviez compris, vous m'auriez demandé si je suis payé par le PS !

  • pagan29200, le 04/11/2010 à 16h39

    C'est ce qu'on appelle une démocratie !

  • jghttc, le 04/11/2010 à 16h37

    Donc les rumeures du canard enchainé était tellement fausses qu'un parlement favorable à la majorité présidentielle a estimé nécessaire de les faire vérifier...

  • jghttc, le 04/11/2010 à 16h33

    Attention ! Vous mettez en cause un parlement dont l'essentiel des membres sont issus de la majorité présidentielle ...

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