© TF1Il est armé et "à bout de nerfs". Vendredi en fin de journée, un homme d'une soixantaine d'années tenait en otage un employé de la communauté d'agglomérations d'Orléans, pour des raisons confuses apparemment liées à un différend avec des élus locaux, selon des témoignages concordants.
Le preneur d'otage d'Orléans écope de deux ans ferme
En novembre 2010, Mohamed Djouad, 63 ans, avait pris en otage un cadre de la communauté d'agglomération d'Orléans pendant plusieurs heures.
Publié le 03/01/2012
Le procès du preneur d'otage d'Orléans
En novembre 2010, Mohamed Djouad, un homme de 63 ans avait pris en otage un cadre de la communauté d'agglomération d'Orléans pendant plusieurs heures.
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Loiret: arrestation d'un ex-preneur d'otage évadé d'un asile
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Pas de suite judiciaire pour le preneur d'otage d'Orléans
Mohamed Djouad ne devrait pas être jugé. Lui qui avait pris en otage vendredi un employé de la communauté d'agglomération d'Orléans avant de se rendre,s'est vu expertisé une "abolition totale du discernement".
Publié le 28/11/2010
Depuis 15 heures, plusieurs dizaines d'hommes de l'unité d'élite du Raid étaient déployés après avoir pris position autour du siège de la communauté, en plein centre d'Orléans. Le quartier a été bouclé. Le préfet, le maire d'Orléans et le directeur de la police départementale sont sur place.
Le forcené s'est retranché seul dans un bureau avec son otage, qu'il tenait en respect avec une arme à feu à long canon. L'homme, un ancien plombier vivant aujourd'hui du revenu de Solidarité active, s'est présenté à l'accueil de la communauté d'agglomération en fin de matinée. Cet homme, Mohamed Djouad, qui a milité dans les rangs de la gauche puis de la droite, avait donné rendez-vous en milieu de matinée au directeur de la voirie de l'agglomération, a expliqué à l'AFP un journaliste du quotidien La République du Centre, qui lui a parlé au téléphone en début d'après-midi.
"Faire du buzz"
Mais le directeur n'ayant pas voulu le recevoir, il est monté vers midi au deuxième étage du bâtiment, a sorti son arme et a pris un autre employé en otage avant de s'enfermer dans un bureau, selon le journaliste. "Il a expliqué qu'il voulait prendre une revanche sur tout le monde politique local qui l'a méprisé depuis une vingtaine d'années", a indiqué le journaliste, Hamoudi Fellah. "C'est un type complètement malheureux que j'ai eu au téléphone tout à l'heure, a ajouté Hamoudi Fellah. Il pleurait mais il semblait à la fois très déterminé. Il était à bout de nerfs". L'homme avait prévenu son entourage et quelques journalistes, depuis la veille, qu'il voulait "faire du buzz", a-t-il poursuivi.
"C'est un ancien plombier qui avait des idées d'entreprises auxquelles on n'a pas cru, a expliqué le journaliste. Il a eu l'impression qu'on le lâchait". Selon Jacky Minier, une de ses connaissances, l'homme avait exprimé depuis plusieurs jours son intention de prendre en otage un employé de l'agglomération qui faisait selon lui courir des rumeurs à son encontre. Il souhaitait le retenir en otage "pendant 29 heures" dans le bureau du président de l'agglomération, Charles-Eric Lemaignen (UMP), mais sans séquestrer le président lui-même.
Il avait assuré que l'arme devant servir à la prise d'otage ne serait pas chargée, a précisé Jacky Minier, en indiquant avoir essayé de le dissuader de passer à l'acte. Le forcené, un homme "un peu parano" aux revendications confuses, est, selon lui, un "militant de toutes les causes" assez connu sur la place d'Orléans. Il se dit victime d'injustices diverses de la part de la municipalité, notamment d'ordre financier et immobilier, et voulait, par ce geste, attirer l'attention sur son cas, précise ce témoin, qui entretien avec lui "des relations de voisinage". "C'est quelqu'un de gentil, mais c'est quelqu'un qui est déterminé, a-t-il témoigné. Il voulait faire un coup médiatique".
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