© TF1-LCIUn homme était dans un état critique dimanche à Marseille, victime d'un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier qui intervenait pour mettre fin à une rixe dans un foyer de travailleurs, selon la police et le parquet. L'homme, âgé d'une quarantaine d'années et résidant au foyer situé dans le nord de la ville (15e arrondissement), avait précédemment blessé à l'arme blanche un autre locataire des lieux, qui a pu prévenir la police. Une patrouille de trois policiers est intervenue. A leur arrivée dans la chambre, l'homme a eu "une attitude extrêmement violente à leur égard, jusqu'à en blesser un" en jetant une tasse en verre sur son crâne, a précisé sur place le directeur départemental de la sécurité publique.
Tir de flash-ball mortel à Marseille ? Les réponses de l'autopsie
L'autopsie du corps de l'homme visé par un tir de flash-ball dimanche à Marseille, a révélé qu'il était décédé d'un "oedème pulmonaire" provoqué par l'arrêt cardiaque, lui-même "causé semble-t-il" par le tir, selon le parquet.
Publié le 14/12/2010
Tir de flash-ball à Marseille: l'homme est décédé
Agé de 45 ans, ce résident d'un foyer de travailleurs avait été victime d'un arrêt cardiaque dimanche à Marseille après avoir reçu un tir de flash-ball d'un policier.
Publié le 13/12/2010
L'utilisation de "flashball" mise en cause dans un rapport
La Commission nationale de Déontologie de la Sécurité met en cause l'utilisation de "flashball", dans un rapport sur des heurts qui avaient opposé en juillet à Montreuil des membres de forces de l'ordre et des manifestants.
Publié le 10/03/2010
Lycéen blessé au flash-ball : sa mère veut porter plainte
La mère du lycéen blessé jeudi par un tir de flash-ball à Montreuil lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, et qui était toujours hospitalisé samedi, veut porter plainte.
Publié le 16/10/2010
Lycéen blessé au flash-ball : un policier mis en examen
Le policier auteur du tir à la suite duquel un lycéen, qui participait à une manifestation à Nantes, avait perdu l'usage d'un oeil, a été mis en examen pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique.
Publié le 05/03/2010
Tirs de flash-ball : le policier mis en cause
Un homme accuse la police de lui avoir tiré dessus, provoquant la perte de son oeil. Un rapport de l'IGS confirmerait sa version des faits.
Publié le 30/07/2009
Le flash-ball responsable de la perte de son oeil ?
La police des polices a été saisie sur plainte d'un homme qui affirme avoir perdu un oeil après avoir reçu un tir de flash-ball lors d'un rassemblement soutenant des expulsés à Montreuil.
Publié le 12/07/2009
Les étrennes de la police : flash-ball et boucliers
Lunettes et boucliers de protection, flash-ball plus puissants : les policiers en charge de la lutte contre les violences urbaines vont recevoir de nouveaux équipements en 2008.
Publié le 03/01/2008
Blessé d'un tir de flashball : un rapport accuse
La Commission nationale de déontologie de la sécurité estime que l'utilisation de flashballs lors de heurts à Montreuil en juillet n'était "pas indispensable et proportionnée à la menace". L'un des manifestants, blessé, avait perdu un oeil.
Publié le 10/03/2010
Tir de flashball : un policier mis en examen
Un homme avait perdu un oeil après un tir de flashball en juillet à Montreuil. La police des polices avait conclu que des policiers n'avaient pas respecté les règles.
Publié le 29/09/2009
Flashball : des policiers n'ont pas suivi les règles
Le 8 juillet, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, un homme de 34 ans avait perdu un oeil après un tir de flashball.
Publié le 19/08/2009
Manif de jeunes : quand Voynet montre une balle de flash-ball
Plusieurs élus de gauche se sont affrontés verbalement au ministre du Travail Eric Woerth, jeudi au Sénat, à propos de l'incident qui s'est déroulé à Montreuil où un lycéen a été blessé jeudi matin au visage par le tir de flash-ball d'un policier.
Publié le 14/10/2010
Un enfant blessé par des tirs de flash-ball
Un enfant de 7 ans a été blessé par un tir de flash-ball mercredi en plein après-midi lors d'une intervention de la police. Une enquête a été ouverte.
Publié le 27/08/2009
Le policier a alors riposté par un tir de flash-ball qui a atteint l'homme au thorax. Maîtrisé par un second policier, l'homme a alors été victime d'un arrêt cardio-ventilatoire, mais a pu être ranimé par les marins-pompiers de la ville. Il a cependant été transporté dans un hôpital voisin "dans un état critique", selon le parquet.
"Trop tôt" pour tirer des conséquences
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer si le flash-ball a été utilisé conformément aux normes d'usage, tandis que la Sûreté départementale enquêtera sur la rixe elle-même. L'enquête déterminera également si d'éventuels antécédents médicaux peuvent expliquer l'arrêt cardiaque, ou si celui-ci est lié directement au tir de flash-ball. "Il est trop tôt pour le savoir", a estimé M. Lalle. Le policier a également été hospitalisé mais son état n'inspire pas d'inquiétude.
Interrogé sur l'affaire, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est dit "enclin à la plus grande prudence". "J'ai encore en mémoire ce qui s'est produit il y a quelques jours: une personne qu'on avait présentée comme (...) ayant décédé des conséquences d'un tir de (taser), (...) l'analyse médicale a montré que très certainement cela n'était pas le cas", a-t-il dit sur i-Télé. Le syndicat policier Alliance, via son représentant régional David-Olivier Reverdy, a apporté un "total soutien" à ses collègues, qui ont agi en "état de légitime défense". Selon lui, malgré le tir de flash-ball, les policiers ont lutté pour maîtriser l'homme, qui a retrouvé son calme avant de faire un malaise. Les fonctionnaires "l'ont alors démenotté, placé en position latérale de sécurité et lui ont prodigué un massage cardiaque en attendant l'arrivée des pompiers", a souligné M. Reverdy.
Touché à un endroit "où il est autorisé de tirer"
Selon M. Lalle, la victime a été touchée à un endroit "où il est autorisé de tirer". "C'est aussi la partie la plus large du corps, donc celle qui a le plus de chances d'être touchée par ce genre de tir", a-t-il dit, précisant que celui-ci avait été effectué à une distance équivalente à la profondeur de la chambre du foyer, soit "quelques mètres". L'enquête sur l'usage du flash-ball se prononcera "par rapport aux prescriptions d'usage et surtout par rapport aux conditions d'usage, qui sont des conditions très difficiles", a souligné M. Lalle. Selon lui, la réplique du policier, touché au crâne, a pu relever du réflexe. Aucune mesure coercitive n'a été prise à son encontre.
Le flash-ball est une arme de quatrième catégorie (comme les armes de poing ou le pistolet à impulsions électriques Taser utilisés par les policiers et les gendarmes), qui tire des balles de caoutchouc non perforantes. Ces balles, qui s'écrasent sur la personne visée sans théoriquement la blesser, "provoquent l'équivalent d'un K.O. technique", selon son fabricant, la société stéphanoise Verney-Carron. D'un calibre de 44 millimètres, elles sont de la taille d'une balle de jokari. Le flash-ball est régulièrement critiqué depuis qu'il a été étendu à la police de proximité en 2002, pour avoir ces dernières années provoqué plusieurs blessures à la tête. En mai 2009, la Direction centrale de la Sécurité publique avait rappelé la proscription de viser "au niveau du visage ou de la tête" et la nécessité d'une utilisation "proportionnée".
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Tir de flash-ball mortel à Marseille ? Les réponses de l'autopsie
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